.Travaux d'élèves sur le temps

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Si le temps m’était conté... Réalisation d'un cadran solaire.

Le temps : sa perception, sa représentation et sa relativité

La mesure du temps en géologie

Ainsi passe le temps au théatre A quand le printemps ?
A la poursuite du temps... Le temps de la réflexion
Les origines de l’Horlogerie dans le Haut-Jura :
de la légende des Mayet à la comtoise.
Pour en finir avec l’an 2000 ...

 

 

 

Si le temps m’était conté...

Contact : Thierry Bournez, Professeur Responsable Domaine Patrimoine, Lycée Edgar Faure Morteau.

       Dans le cadre de la classe patrimoine industriel sur le thème de l’horlogerie née de la volonté commune de l’Action Culturelle du Rectorat et du Lycée Edgar Faure, et soutenue par la Direction Régionale des Affaires Culturelles, une recherche spécifique sur l’histoire de la mesure du temps, à laquelle bien entendu l’horlogerie participe, est menée.

 Cependant, contrairement à l’étude de l’horlogerie au sens propre qu’il est possible d’inscrire dans un espace et dans une période précise - notre région du XVIIIe au XXe siècle - l’étude de la mesure du temps au sens large couvre divers territoires et recense nombres de civilisations, qu’il est difficile d’appréhender actuellement au niveau local.

 C’est pourquoi, un programme multimédia est en cours d’élaboration. Il devra permettre aux élèves ainsi qu’à leurs enseignants de disposer d’un outil interactif de découverte de cette évolution des techniques et des perceptions au travers des époques. Centre de ressources documentaires sur le thème du temps, il servira de base à la constitution de séances pédagogiques.

 La technologie retenue pour le développement de ce programme multimédia est celle utilisée sur internet. Ce programme prendra donc la forme d’un site Web, accessible à distance et mis à jour aisément. En outre, un programme en ligne permet d’établir via le courrier électronique un lien entre les utilisateurs et les concepteurs.

 A terme, c’est l’ensemble des ressources sur l’industrie horlogère régionale qui sera ainsi accessible.

 Contact : Thierry Bournez, Professeur Responsable Domaine Patrimoine, Lycée Edgar Faure Morteau.

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Réalisation d'un cadran solaire.

Responsable : M. Laïb (Collège des Rousses 39)

 

L'idée de travailler "autrement" avec les élèves de 4AS m'a amené à leur proposer la construction d'un cadran solaire en carton.

Le projet accueilli avec enthousiasme a débuté sur les questions suivantes :

Existent-ils différents modèles de cadrans solaires ? Si oui, pour quelles raisons ? Lequel va-t-on construire ?

Découpage du travail :

Thèmes

Objectifs visés

Débouchés attendus

Qu'est-ce qu'un cadran solaire ?

Recherche documentaire sur papier et support informatique (encyclopédie, internet)

Le temps, sa mesure.

Inégalité de la durée du jour.

Les autres instruments de mesures.

Les expériences dans d'autres établissements.

 

Réalisation d'une frise chronologique pour représenter l'évolution des techniques de la mesure du temps.

Construction d'un cylindre, manipulation des instruments et du vocabulaire de la géométrie, périmètre du cercle.

Les roues dentées.

Les technologies modernes.

 

Des roues dentées.

Recherche de multiples communs, travaux sur les fractions.

 

Long comme un jour !

Calcul de la durée du jour à partir d'un calendrier des postes.

Utilisation d'un tableur-grapheur.

Définition des solstices.

Construction d'un cadran solaire.

Manipulation des instruments et du vocabulaire de la géométrie.

 

Visite d'une école d'horlogerie (Suisse) et/ou d'une horloge astronomique (Besançon ou Genève).

Ouverture sur le monde extérieur et le monde du travail.

 

Des contacts ont été pris ensuite avec les élèves de 4AS du collège de Champagney (Haute-Saône) pour leur exposer nos travaux et solliciter leur aide éventuelle.

Parallèlement à ce projet, en parcours diversifiés ; différents modèles de cadrans solaires ont été construits, avec lecture comparative des mesures. La longueur inégale de la durée du jour (thème n°4) et la représentation graphique de l'Equation du temps ont pu être abordées.

La fin de l'année devrait voir l'exposition des travaux sur les murs du collège.

Contact : M. Laïb, professeur de Mathématiques, Collège Le Rochat Les Rousses.

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Le temps : sa perception, sa représentation et sa relativité

Contact : Emmanuel CADORIN, professeur responsable Atelier "Langue de Chat", Collège Clairs Soleils BESANÇON.

 

L'atelier de pratique artistique du Collège "Clairs Soleils " va bientôt entrer dans sa dixième année de fonctionnement. Et dans l'an 2000 ! Le thème du "Temps" s'imposait. Ce fut celui retenu pour les activités 1998-99 et 99-2000.

La dimension artistique est assurée par l’intervenant extérieur Claudy Pellaton, sculpteur régional.

Nous avons intitulé notre projet : "le temps : sa perception, sa représentation et sa relativité". Sur ces notions, les pistes de recherche, de réflexion et d'activités ne manquent pas, ni dans le patrimoine commun de l'humanité, ni dans les activités qui se mettent en place à l'occasion de l 'entrée dans ce troisième millénaire. Et notre région, riche d'une tradition séculaire quant à la mesure du temps, ne sera pas en reste. Et "Le Musée du Temps", n'est-il pas imminent ?

Nous n'avons ni la prétention de chronos, ni la technique des maîtres horlogers. Sur cette thématique du temps dans l'art, nous voulons inviter les élèves à traduire " plastiquement " leurs réflexions, leurs rêves, leurs pulsions, leurs délires... Les laisser créer et imaginer. Les responsabiliser. Les rendre aptes à intégrer un projet collectif et à élaborer des projets personnels. Nous souhaitons éveiller en eux la curiosité, développer leur critique constructive, valoriser leurs qualités et leur faire prendre confiance. Les former à la citoyenneté en somme, dans la pratique et le plaisir d'une passion artistique : la sculpture.

Dans ce domaine de l'image tridimensionnelle, l’atelier ne s'interdit aucune technique à priori, afin que la pédagogie ne soit pas réduite à un académisme paralysant ou à des savoir-faire technologiques obsolètes, ou encore à un modernisme "à la mode".

Sans renier la tradition, mais au contraire en nous y référant sans cesse, nous désirons aborder sans complexes les expressions artistiques contemporaines, dans leur globalité. Avec les contraintes des modestes moyens du bord, mais sans exclusive.

Ainsi l'élève de l’atelier participe-t-il aux initiatives du FRAC. Ainsi soutient-il les initiatives de protection du patrimoine. Ainsi modèle-t-il l'argile et taille-t-il le bois ou la pierre. Ainsi utilise-t-il des matériaux nouveaux, des outils nouveaux... Ainsi rédige-t-il des poésies mises en page sur ordinateur ou expérimente-t-il la gravure sur mélaminé, qui servira de matrice "typographique" dans une imprimerie traditionnelle. Ainsi est-il invité à correspondre avec des amis lointains..." Internet" pourquoi pas ? La sculpture s'ouvre naturellement à des champs disciplinaires multiples, anciens et nouveaux . Par la pratique, l'élève s'intéresse au passé, comprend le présent et projette son devenir. Il est. Il existe. Pas de notes, mais des résultats concrets qui sont ses propres productions plastiques reconnues comme artistiques. Il est valorisé. Il se responsabilise.

Le premier trimestre de cette année scolaire a été principalement consacré à la réalisation de masques de ciment, de plâtre, de papier, de plomb par des techniques de modelage, de moulage, d 'estampage, de fonte. Les dix-sept élèves inscrits ont ensuite été invités à réaliser leur projet personnel en mettant ces masques en situation, avec l'idée de réaliser une allégorie du temps. Des productions très différentes donc, un peu provocatrices aussi, qui auront été exposées au CDI du Collège.

Le mois de janvier a été consacré au travail du matériau terre, avec toujours le souci de laisser aux élèves la plus large autonomie possible autour d'une idée fédératrice et dynamique.

Au second semestre, l'atelier participera aux activités organisée par le FRAC de Dole sur la thématique intérieur / extérieur, qui sera l'apport dynamisant de notre projet. Temps et espace étant complémentaires, notre travail s’inscrira pleinement dans cette démarche : extérieur / intérieur ! ! ...

Il y aura une exposition d'oeuvres contemporaines au sein de notre établissement scolaire. Ce sera un stimulus à la réflexion et à la production plastique. Une exposition commune avec les autres collèges concernés de l'académie aura lieu au FRAC ou à l'Hôtel de Ville de Dole, au troisième trimestre.

Pour l'année prochaine, le projet prévoit de laisser les jeunes artistes de l'atelier imaginer "ce que sera le troisième millénaire"... Affaire à suivre...

Contact : Emmanuel CADORIN, professeur responsable Atelier "Langue de Chat", Collège Clairs Soleils BESANÇON.

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La mesure du temps en géologie

 

Contact : Yves Clerget, professeur de S.V.T., Lycée Cuvier Montbéliard, Service éducatif Muséum Cuvier Montbéliard.

 

Pour dater un fossile, une roche ou un évènement géologique les scientifiques disposent de deux méthodes différentes :

- la datation relative : classement en ères géologiques subdivisées en périodes, étages...
- la datation absolue exprimée par un nombre en milliards, millions ou milliers d’années.

La chronologie relative.

On évalue l’âge d’un échantillon, d’un évènement en fonction de la couche géologique dans laquelle on l’a trouvé. On applique le principe de superposition. Les couches les plus anciennes sont situées à la base des séries, les couches les plus récentes sont situées à leur sommet. On localise ainsi dans le temps les unes par rapport aux autres.
Les ères géologiques sont appelées : quaternaire (la plus récente), tertiaire, secondaire, primaire (la plus ancienne).
Les ères géologiques sont précédées par le Précambrien dont le début se confond avec l’origine de la terre.

Les périodes et les étages sont souvent désignés par des noms qui rappellent des lieux géographiques :
- Cambrien pour les roches et fossiles trouvés dans le pays des Cambres ou Pays de Galles,
- Autunien pour les échantillons caractéristiques de la région d’Autun...

Les fossiles étudiés par la paléontologie sont de précieux indicateurs chronologiques en géologie. On distingue des fossiles de faciès pour désigner ceux qui ont une extension géographique réduite car vivant dans un milieu très spécialisé et une longue durée de vie. Ils permettent des reconstitutions paléogéographiques. On distingue aussi des fossiles stratigraphiques qui ont une courte durée de vie et une grande extension géographique. Ils permettent de préciser la chronologie relative. Par exemple, les tribolites sont de bons fossiles pour dater de façon relative les terrains du primaire et au secondaire, ce sont les ammonites qui jouent le rôle de fossiles stratigraphiques. De plus en plus, les fossiles sont utilisés, non pas seuls mais en associations pour situer les couches dans le temps. C’est en particulier, le cas des microfossiles avec des associations de micromammifères, de foraminifères ou de pollens.

La chronologie absolue.

La matière et les êtres vivants sont constitués d’atomes ; certains d’entre eux sont radioactifs et ils se désintègrent en éléments stables à une vitesse déterminée. Au fur et à mesure des désintégrations, une substance radioactive voit donc sa radioactivité diminuer. On appelle période le temps nécessaire pour que cette radioactivité diminue de moitié. Elle est propre à chaque élément et peut varier de plusieurs milliards d’années à quelques secondes.

On peut donc préciser l’âge d’une roche, contenant ou non des fossiles, en faisant le rapport entre la quantité de produit radioactif restant, et la quantité initiale de ce produit radioactif que l’on considère comme toujours la même au point de départ.

Les éléments radioactifs les plus souvent utilisés sont l’uranium, le potassium, l’argon pour les périodes anciennes, le carbone 14 pour les périodes plus récentes jusqu’à 40 000 ans seulement.

 

Une nouvelle méthode basée sur l’étude des anneaux de croissance des végétaux ou dendrochronologie donne par comparaison avec des tableaux de référence étalonnés un âge absolu pour le quaternaire récent.

L’âge de la terre est estimé à 4,5 milliards d’années.

Le primaire commence il y a 570 millions d’années et le secondaire, il y a 245 millions d’années.

Le tertiaire commence il y a 65 millions d’années et le quaternaire, il y a 1,5 million d’années.

Amphisile fossile : Aeoliscus heinrichi (Heckel).

Collection André Pharisat, Muséum Cuvier Montbéliard.

Datation relative : tertiaire, Oligocène, Rupélien.

Datation absolue : 25 millions d’années.

Contact : Yves Clerget, professeur de S.V.T., Lycée Cuvier Montbéliard, Service éducatif Muséum Cuvier Montbéliard.

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Ainsi passe le temps... au théâtre

 

Contact : Marie-Thérèse et Jean-Louis Chognard, professeurs, Atelier théâtre, Collège Jules Jeanneney Rioz

 

Appréhender le temps, mettre le temps en scène, dramatiser le temps qui passe...

D’une part, à travers les gestes les plus banals des individus : l’archéologue déblaie la terre avec son pinceau, une femme tricote et se souvient sous l’oeil scrutateur des voisins - les sportifs du dimanche s’entraînent dans un jardin public - l’homme politique achève son discours incongru sous les huées de la foule - l’aveugle cherche sa route...

D’autre part, en " chorégraphiant " douze mouvements du choeur, comme les douze mois de l’année, les douze heures du cadran - en alternance avec les personnages aux gestes éphémères.

Face à ce choeur, l’homme s’agite mais le groupe finit par l’absorber comme le temps happe les hommes.

Ce travail élaboré sur un texte de Robert Filliou (Histoire chuchotée de l’Art), artiste engagé dans le mouvement Fluxus qui a marqué les années 70, laisse à penser que seul l’art survit au temps mais aussi - pour citer Filliou - que " l’art rend la vie plus intéressante que l’art ".

Contact : Marie-Thérèse et Jean-Louis Chognard, professeurs, Atelier théâtre, Collège Jules Jeanneney Rioz.

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A la poursuite du temps...

 

Contact : Christian Quenot, professeur, Lycée Cuvier Montbéliard, Service Educatif Pavillon des Sciences Montbéliard.

 

A défaut de le maîtriser, l'homme a toujours voulu mesurer le temps (il est à noter que le terme durée est physiquement plus approprié).

 Le cadran solaire primitif, baptisé plus tard gnomon par les grecs, simple piquet vertical projetant sur le sol une ombre dont on gradue la rotation, fut le premier appareil a mesurer le temps.

Il est commode de considérer la trajectoire apparente du soleil comme celle un demi-cercle centré sur le lieu d'observation et limité par la ligne d'horizon. Le soleil peut être considéré comme l'aiguille d'une horloge dont le cadran, dépourvu de graduations, serait le ciel.

Les cadrans solaires sont des représentations de l'horloge céleste sur lesquels on a tracé des graduations. Ils sont constitués d'une tige (ou style) qui fait avec le plan horizontal un angle égal a la latitude du lieu et projette une ombre sur un plan vertical ou horizontal. Cette ombre se déplace d'un mouvement uniforme et affiche donc des heures égales. 

   Les sabliers et les clepsydres apparurent probablement vers le XV° siecle avant J-C.
Le sablier, constitué de deux ampoules en verre communiquant par un étroit goulot contient une quantité calibrée de sable homogène. Par gravité, le sable s'écoule de l'ampoule supérieure vers l'ampoule inférieure en une durée fixe et reproductible par retournement du sablier. Il existe des sabliers pour des durées variant de quelques secondes à plusieurs heures.

  La clepsydre ou horloge à eau, utilise l'écoulement d'un liquide, généralement de l'eau. un tuyau d'écoulement de faible section amène le liquide dans un vase gradué muni d'un trop plein. Le temps est mesuré par la quantité de liquide écoulé.

Galilée (1564-1642), dans ses expériences célèbres sur le plan incliné, a fait usage d'une clepsydre à sable fin, rappelant le sablier, et plus précise qu'une clepsydre à liquide.

 Sabliers et clepsydres furent régulièrement construits jusqu'au XIV° siecle. De cette époque, datent les horloges mécaniques monumentales à poids qui présentent un avantage au niveau de l'affichage (invention du cadran) et de l'autonomie. L'art de l'horlogerie a permis l'avènement des horloges astronomiques (Strasbourg en 1574, Besançon en 1860).

 Galilée découvre, au début du XVII° siècle les lois du pendule pesant et en particulier la régularité des petites oscillations (isochronisme des oscillations de faible amplitude). La légende rapporte que c’est en observant le balancement régulier d’un lustre de la cathédrale de Pise qu’il eût l’idée de s’intéresser au mouvement pendulaire de ce lustre.La première horloge à balancier a été conçue vers 1660 par le physicien Charles Huygens. Le balancier associé au mécanisme de l’horloge permet une régularité plus grande du mouvement.

 Horloge à balancier de Galilée

Dans l’horloge, un système d’entretien (système à ancre et échappement) permet de prélever périodiquement l’énergie nécessaire au maintien de l’amplitude des oscillations du pendule naturellement amorties par les frottements.

 Principe de l’oscillateur à échappement

Le poids tend à faire tourner la roue d’échappement R et, à sa suite, les engrenages qui commandent les aiguilles.
L’ancre A du dispositif d’échappement ne permet cette rotation que par bonds successifs égaux, bloquant une dent de R tantôt en K, tantôt en K’, par suite des oscillations que lui communique le balancier B par l'intermédiaire de la fourchette f.A chaque déblocage, la dent libérée donne à l’ancre une légère impulsion que la fourchette transmet au balancier.

Oscillateur à échappement

Huygens a également inventé le balancier rotatif oscillant par compression et dépression successives d'un petit ressort, le spiral. Ce dispositif put être intégré dans les montres. 

Un balancier à ressort oscille à son propre rythme. L'entretien des oscillations est assuré par le ressort principal qui fournit de l'énergie en se détendant. Le balancier règle cet apport d'énergie en provoquant les oscillations de l'ancre qui commandent la rotation de la roue d'échappement elle-même entraînée par le ressort.

Principe de la montre à mouvement mécanique

Les progrès de la physique ont permis de remplacer l'oscillateur mécanique par un oscillateur à quartz. Alimenté par une pile, un cristal de quartz oscille à une fréquence de 32 768 Hz. Ces impulsions commandent le micromoteur d'un mécanisme à engrenages ou le circuit d'un afficheur numérique.

L'affichage numérique a même conduit à la fabrication de montres ne comportant plus de pièces mécaniques en mouvement.

Principe de la montre à quartz

 Les physiciens ont ensuite utilisé les oscillations atomiques en accédant à des précisions relevant de la fraction de seconde sur un an, précision qui est mise a la disposition du grand public grâce au réétalonnage périodique par radio, à partir d'une horloge atomique.

  

Contact : Christian Quenot, professeur, Lycée Cuvier Montbéliard, Service Educatif Pavillon des Sciences Montbéliard.

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A quand le printemps ?

 

Contact : Christian Quenot, professeur, Lycée Cuvier Montbéliard, Service Educatif Pavillon des Sciences Montbéliard.

 

Il y a un an, la classe de 1S2 option sciences expérimentales du lycée Cuvier à Montbéliard a modestement participé à une expérience internationale via internet : l’expérience du " gnomon ".

 Guy Reboul du lycée Esclangon de Manosque a eu l’idée de reprendre l’expérience d’Erathostène (*) afin de déterminer la date du printemps, la latitude d'un lieu et le rayon de la terre.

 Il s'agissait de placer, en différents points du globe terrestre, une tige verticale AB (le gnomon) de longueur 1.5 m environ puis de mesurer la longueur minimale de son ombre et la date de cet évènement (heure du midi solaire vrai). A ces données s'ajoutent la durée du jour correspondant à l'expérience.

Les mesures envoyées à Manosque par le réseau Internet, ont permis une consultation immédiate de tous les participants.  

Ombre

 A partir de la hauteur du gnomon et de la longueur minimale de l'ombre lorsque le soleil est à son point culminant (Zénith), il est possible de calculer l'angle (L + i), ou L est la latitude du lieu et i l'inclinaison des rayons du soleil sur le plan de l'équateur.

 A l'equinoxe, la durée du jour est égale à celle de la nuit et les rayons du soleil sont dans le plan de l'équateur (inclinaison i = 0), on peut donc directement déterminer la latitude L. Les mesures réalisées du 13 au 29 mars (lorsque le temps le permettait) sont compilées dans le tableau ci-dessous pour une hauteur de gnomon egale a 139,6 cm :

 

Mesures à Montbéliard (longitude 6°48' ; latitude 47°31')

 

 Date

Heure de lever du soleil

Heure du zenith

Heure de coucher du soleil

Durée du jour

  Longueur de l'ombre (cm)

Latitude (degré) Inclinaison (degré)
13/03/98 6 h 50 12 h 50 18 h 30 11,67 170,5 48°30' 2,2
15/03/98 6 h 43 12 h 45 18 h 32 11,82 161,9 48° 1,3
18/03/98 6 h 40 12 h 40 18 h 38 11,97 159,1 48°30' 0,2
19/03/98 6 h 38 12 h 35 18 h 39 11,98 157,4 48 °18' 0,2
20/03/98 6 h 36 12 h 25 18 h 36 12 150,6 47°12' 0
21/03/98 6 h 35 12 h 22 18 h 41 12,1 150,9 47°54' -0,2
22/03/98 6 h 33 12 h 20 18 h 44 12,18 151,1 48°24' -1,2
22/03/98 6 h 33 12 h 20 18 h 44 12,18 151,1 48°24' -1,2
25/03/98 6 h 26 12 h 14 18 h 48 12,37 145,8 48°36' -2,4
26/03/98 6 h 24 12 h 15 18 h 50 12,43 143,1 48°36' -2,8
28/03/98 6 h 19 12 h 16 18 h 54 12,58 139,8 48°42' --3,8
29/03/98 7 h 17 13 h 17 19 h 55 12,63 135,81 48°24' -4,2

  L'inclinaison calculée est nulle le 20 mars (date du printemps), la durée du jour étant de 12 h.

La valeur moyenne calculée de la latitude de Montbéliard est de 48°17' (contre 47°31' pour la valeur officielle soit une erreur de 2% !).

 Chacun a pu ainsi suivre le mouvement de Terre sur son orbite autour du soleil en particulier au moment où elle rencontre le plan de l'équateur (i = 0) :

 Le 20 mars, c'est le Printemps !

 Le travail de Guy Reboul et de ses élèves a été primé aux Olympiades de la Physique.

Il est possible de consulter l'ensemble des résultats à l'adresse Internet suivante :

http://perso.wanadoo.fr/guy.reboul/

 (*) Eratosthène, (vers 284; 192 avant jc), mathématicien, géographe et astronome grec de l'école d'Alexandrie, avait observ2 que le jour du solstice d'été, le soleil passait, a midi, au zénith a Syène (Assouan) car il éclairait le fond d'un puits vertical. Sachant qu'à Alexandrie, l'ombre d'un obélisque faisait un angle de 7° avec la verticale, et connaissant la distance entre les deux villes (situées sur le même méridien), Eratosthène en a déduit une valeur un peu supérieure à 40 000 km pour la circonférence terrestre.

  Contact : Christian Quenot, professeur, Lycée Cuvier Montbéliard, Service Educatif Pavillon des Sciences Montbéliard.

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Le temps de la réflexion

Contact : Chantal Guillaume, professeur de philosophie, Lycée Edgar Faure Morteau.

 La philosophie

 S’il n’y avait plus aucun moment, il n’y aurait plus de sens à parler de temps.
 Lequel d’entre-nous peut affirmer qu’il a déjà " vu ", vraiment " vu " le temps.
 Le temps est le moyen le plus commode qu’a trouvé la nature pour que tout ne se passe pas d’un seul coup.

 Le temps est-il un objet naturel, existant indépendamment de notre espèce, ou simplement une " idée " inventée par l’homme ? La fin du temps physique serait donc, aussi la fin de toute forme d’existence. Nous sommes incapables de penser un monde qui soit hors du temps. Le temps ? On répète encore et encore cette phrase de Saint-Augustin : " je suis sûr de savoir ce qu’est le temps, mais si on me demande de l’expliquer, je ne sais plus dire ce qu’il est ".

 Le temps est une énigme. Il n’a pas de réalité tangible, objective. Demeure la flèche du temps ou l’irréversibilité. On ne revient pas en arrière. On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve dit le philosophe de l’antiquité Héraclite. Demeure la certitude et la conscience du temps qui " passe " : le laps de temps, les moments du temps, les instants du temps, les flux du temps, la durée... Il y a dit le philosophe Heidegger une fonction hébergeante du temps. Le temps dit Ricoeur nous encercle, nous entoure comme le fleuve-océan. Le philosophe fait de la temporalité la définition même de l’être. L’anthropologie définit l’homme culturel comme homo temporalis et pas seulement homo erectus ou homo habilis ou homo sapiens.

 En enterrant ses morts, en leur donnant une sépulture, l’homme se préoccupe du temps, en fait une affaire, en prenant conscience " en même temps " de sa finitude. En gérant ses réserves alimentaires, il fait du temps une réalité autonome déterminante avec laquelle il devra compter. Ainsi l’humanité et cela ferait sa distinction avec l’animalité, inscrit la vie collective, l’être en société, dans des dimensions temporelles, dans plusieurs temporalités : temps de la nature, des travaux, temps religieux ou sacré, temps social.

 Des temporalités.

 Difficile à définir le temps. On rencontre, on fait l’expérience des temps, des temporalités.

  • temps physique ou cosmique
  • temps technologique
  • temps des écosystèmes
  • temps psycho-personnel ou affectif
  • temps économique ou social.

 Aujourd’hui ces temps se télescopent et s’opposent. Dans les sociétés anciennes, les temps différents s’équilibraient. Cependant, on peut affirmer que pour la conscience humaine il y a unité de temps : unité fondatrice entre les trois dimensions du temps : l’avoir-été, le présent et l’avenir. Passé, présent et futur sont reliés, tiennent ensemble, indissociablement.

 L’anthropologue Julius T. Fraser dit que l’homme a cette capacité à étendre son sens du temps vers les horizons sans limites du passé et du futur. Il l’appelle temps noétique, c’est-à-dire le temps pensé parce que l’homme jusqu’à maintenant savait d’où il venait et donnait un sens à son devenir. Le sait-il encore? Jean Chesneaux dit que l’homme moderne ne sait plus habiter les trois dimensions du temps : le passé, le présent et le futur.

Modernité.
Crise du temps.
 L’homme moderne ne vit plus qu’au présent, dans une cage intemporelle. En effet la modernité privilégie un temps de l’immédiateté, de l’instantanéité, de l’accélération.
 Les technologies de la communication enchaînent au présent, dans l’éphémère des séquences temporelles sans retour en arrière, sans horizon.
 Le temps technologique ou le temps des machines, des techniques est du temps écrasé, de l’immédiateté pure, du resserrement du temps dans l’instant qui succède à un autre instant. Le primat absolu du présent des machines informatiques ne propose qu’une fausse mémoire qui n’est plus relié au passé et au futur.

Le signe de cette nouvelle relation au temps : les aiguilles de la montre signalaient en parcourant un espace un temps passé, révolu et un temps à venir. L’affichage numérique rend le présent obsédant, sans perspective passée ou future. Le temps technologique est du temps gagné, économisé.

 Le temps économisé.

 Gagner du temps, réduire le temps, programmer le temps. Le temps est lui-même une marchandise qu’il faut calibrer, normaliser, rentabiliser.
 L’économisation du temps, c’est le paramétrer selon des critères économiques et c’est accentuer les distorsions temporelles. Les spéculations financières s’effectuent dans l’instantané, dans un temps-monde hors-sol, hors-distance.
 Les machines produisent jour et nuit, semaine et dimanche effaçant les séparations temporelles. L’homme moderne se soumet à cette logique du temps gagné, qui finit par nous le faire perdre et qui exclut du temps tous ceux qui trouvent plus à travailler, à occuper leur temps.

 Le présentéisme, c’est à dire ne vivre que dans le présent des machines, des communications en direct, nous prive de la durée, du lien continu indissoluble entre passé-présent et futur. La tyrannie du présent disqualifie le temps lent, long de la réflexion, du retour en arrière, de la distance. La modernité vit dans l’apesanteur temporelle et refuse la dimension de l’avenir, de l’engagement et de la responsabilité que nous devons aux générations suivantes. Nos déchets nucléaires ont une durée temporelle hors de nos échelles habituelles. Les destructions que nous faisons subir à nos écosystèmes ont des conséquences à long terme.

 Pouvons-nous vraiment abolir le temps ?

 Le temps personnel n’a plus qu’à se soumettre à ce temps paramétré. Il n’est plus un temps-compagnon ... 

Contact : Chantal Guillaume, professeur de philosophie, Lycée Edgar Faure Morteau.

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Les origines de l’Horlogerie dans le Haut-Jura :
de la légende des Mayet à la comtoise.

Contact : Jean-Marc Olivier, Professeur, Lycée Cuvier Montbéliard, Service Educatif des Archives municipales de Montbéliard

 

La reproduction à l’identique d’une horloge en bois de l’abbaye de Saint-Claude par des forgerons de Morbier à la fin du XVIIe siècle, puis leur voyage en Suisse pour comprendre le mécanisme du pendule de Huyghens, sont révélateurs d’une volonté d’assimilation des progrès de la mécanique par les montagnards du Haut-Jura. Voici le récit de leur aventure rapporté par le juge de paix de Morez, Reverchon, en 1821 (1) :

 " Vers l’an 1660, d’après une tradition de famille non contestée, le gardien du couvent des capucins de Saint-Claude, étant à Morbier, demanda au curé si parmi les ouvriers du pays, il ne s’en trouverait pas un capable de réparer l’horloge de son couvent, qui était dérangée. Le curé le conduisit chez un forgeron nommé Mayet, qui passait pour un ouvrier très habile. Celui-ci répondit qu’il fallait voir la pièce. Construite en bois, vieille et usée, elle ne pouvait plus se réparer. Mayet la copia parfaitement et en fit une semblable en fer qui réussit. Elle n’était, comme l’original qu’à heures et à demies, et elle marchait au moyen d’un ressort spiral ".

 Ce succès l’enhardit assez pour faire d’autres horloges sur ce modèle. Secondé par ses frères, il livra bientôt au public un grand nombre de pièces de sa fabrication et créa ainsi dans son pays l’industrie qui n’a cessé de l’enrichir.

 Alors point d’outils expéditifs, tout se faisait au compas pour la division des roues et des pignons, ce qui rendait la fabrication longue et d’un grand prix quoique grossière. De telles horloges étaient informes, massives, sans ornements. Cependant, dès l’année 1647, Huyghens, astronome hollandais, avait fait aux horloges l’application du pendule que Galilée avait le premier employé dans ses observations astronomiques (1595). Mais cette découverte ne pénétra qu’en 1675 dans les montagnes du Jura. A cette époque, les frères Mayet, ayant eu connaissance de ce perfectionnement, essayèrent de faire et firent une horloge avec un pendule, mais lorsqu’elle fut achevée, ils ne parvinrent pas à la faire marcher. Ils étaient même sur le point de la mettre de côté, lorsqu’ils apprirent qu’un bourgeois de Genève en possédait une avec la modification apportée par Huyghens. L’un d’eux s’y rendit aussitôt, afin de se faire montrer la manière de la mettre en mouvement. A son retour, apercevant ses frères qui l’attendaient sur le seuil de sa maison, il leur cria en patois : " Embraye-là ", c’est-à-dire, " mettez-le en marche ". L’impulsion donnée, l’horloge marcha à la grande satisfaction des frères Mayet, fort surpris de n’avoir pas songé à faire osciller le pendule.

 Tels furent les faibles et timides commencements de l’horlogerie dans nos montagnes. A l’instar des Caudebecs, les horloges s’appelèrent au-dehors, par métonymie, des " Morbiers ", nom qu’elles portent encore aujourd’hui dans quelques pays.

Résoudre la querelle des origines de l’horlogerie dans le Haut-Jura est pratiquement impossible car les sources évoquant les premières réalisations sont souvent postérieures au XVIIIe siècle.

 Les récits sont tous construits de la même façon, ils idéalisent l’artisan montagnard qui devient horloger brutalement, à la suite d’une sorte de " révélation ". La même tradition que celle des Mayet s’est transmise de génération en génération à Foncine-le-Haut, un village voisin, à propos des premières horloges de cette localité.

 Peu à peu, les caractéristiques techniques sont reproduites à plus petite échelle dans les premières horloges d’appartement fabriquées en Franche-Comté. Ces dernières datent de la fin du XVIIe siècle et surtout du XVIIIe ; elles sont connues sous les noms de " comtoise ", " morez " ou " morbier ". Les plus anciennes sont appelées " horloges type Mayet " par les spécialistes. Ce cheminement révèle l’autonomie de la grosse et moyenne horlogerie jurassienne par rapport à la Suisse. A partir du XIXe siècle, les horloges d’édifice et les comtoises réalisées dans la région de Morez sont exportées massivement vers la Confédération helvétique.

 L’étude des origines de l’horlogerie avec des éléves est d’un intérêt pédagogique certain. En particulier, au sein des enseignements de l’histoire et de la technologie, des séquences riches peuvent être élaborées, donnant un sens à une étude d’un patrimoine qui a débordé le cadre régional.

 (1) Archives départementales du Jura, 34 J 37.

Contact : Jean-Marc Olivier, Professeur, Lycée Cuvier Montbéliard, Service Educatif des Archives municipales de Montbéliard

 

 

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Pour en finir avec l’an 2000 ...


Contact : Thierry Bournez, Professeur d’histoire-géographie, Lycée Edgar Faure Morteau

     

        Le 31 décembre 1999 à minuit, nous serons nombreux à fêter le Nouvel An avec une ardeur toute particulière, pensant inaugurer le XXIe siècle et le 3e millénaire. Erreur ! Nous aurons un an d’avance. En réalité, l’an 2000 ne sera rien d’autre que la dernière année du XXe siècle, le XXIe siècle ne commençant que le lundi 1er janvier 2001.

 Le débat est ancien et réapparaît tous les 100 ans. Le nouveau siècle commence-t-il en l’an 00 ou en l’an 01. Autrefois, à chaque tournant de siècle, le peuple avait envie de choisir l’année 00 et les clercs imposaient l’année 01. Au XVIIIe siècle, le sujet avait déjà préoccupé la cour de Louis XIV. A l’approche du XXe siècle, Sigmund Freud affirmait sa préférence pour 1900 ; le XXe siècle n’a commencé toutefois que le 1er janvier 1901. Mais d’où vient cette glorieuse incertitude...

 A l’origine de ce débat, la chronologie chrétienne, base de notre calendrier moderne, établie par un moine Denys le Petit en 525, à la demande du pape Jean I, fondée sur la date de la naissance du Christ. Cette date correspond alors au 25 décembre 753 de l’ère romaine dite ab urbe condita, c’est-à-dire depuis la fondation de Rome en l’an 753 avant notre ère. Denys place alors le début de notre ère huit jours après la naissance du Christ, c’est-à-dire le 1er janvier, le jour de sa circoncision, âgé de huit jours. Cette date coïncide d’ailleurs avec le Nouvel An romain. Le 1er janvier 754 a.u.c. devient alors le 1er janvier de l’an 1. Aussi pour que les siècles durent 100 ans révolus, le siècle doit se terminer à la fin de la centième année, comme par exemple le 31 décembre 100.

 Si une partie de l’opinion, relayée depuis par les pouvoirs publics, se réjouit à l’idée de célébrer dès le 1er janvier 2000 le nouveau siècle et le nouveau millénaire, c’est que finalement, la symbolique et la fascination de l’an 2000 sont plus fortes que l’exactitude mathématique. Notre XXe siècle n’aura vécu que 99 ans, peu importe, le XXIe siècle en comptera 101.

 Le débat est passionné, certes, mais relativisons, car si notre calendrier est le plus répandu, le compte à rebours ne concerne pas toute l’humanité. En effet, le samedi 1er janvier 2000, nous serons le 24 ramadan 1420 (calendrier musulman), le 23 tebeth de l’an 5760 (calendrier juif), ou encore le 25 du 11è mois de l’an 4697, année du lièvre (calendrier chinois)...

 Enfin, à tous ceux qui se réjouissent à l’approche de l’heure fatidique, le 31 décembre 1999 à 23 h 59, je rappellerai que la prophétie d’apocalypse informatique - ledit bug dudit an 2000 - les empêchera peut-être d’entendre les 12 coups de minuit. Alors un conseil, n’attendez pas minuit ! Que seront quelques secondes à l’aube du 3è millénaire.

 Contact : Thierry Bournez, Professeur d’histoire-géographie, Lycée Edgar Faure Morteau

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