Théodore Géricault, Folle monomane de l’envie, 1820, Lyon, musée des Beaux-Arts
Théodore Géricault, Folle monomane de l’envie, 1820, Lyon, musée des Beaux-Arts.
Mêlant histoire des arts, lecture plastique de l’œuvre et péripétie d’une destinée peu commune, cette courte enquête sur l’un des tableaux majeurs de Théodore Géricault (1791-1824) est menée depuis plusieurs musées et lieux emblématiques.
Abordant les rives de la folie à une époque où naissent les premiers fondements psychiatriques, le documentaire porte sur celle que l’on surnomme « la hyène de la Salpêtrière » un regard d’une rare intensité. La vieille femme, qui fait partie d’une série de dix portraits dont cinq seulement subsistent, a probablement été peinte en vue d’illustrer l’une des formes les plus répandues de la folie au XIXe siècle : la monomanie. Refusée par le Louvre en 1866, puis en 1908, la toile est enfin exhumée d’un grenier de Baden-Baden par la célèbre Pauline Viardot, cantatrice qui un jour mis en vente ses bijoux pour sauver le manuscrit du Don Giovanni de Mozart !