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Lundi 10 juillet 2006 .
Conférence de Robert Pujade. " la photographie et la montée des technologies numériques. Rappel historique et état des lieux ".
Un exposé universitaire des techniques de la photographie argentique et numérique ; Puis une évidence : " la question ne se pose donc plus de savoir si le numérique va tuer l'argentique, puisque au niveau des pratiques courantes aussi bien amateurs que celles des professionnelles, la montée des nouvelles technologies apparaît comme le moteur du progrès et de la recherche en photographie ". Chiffres à l'appui ! Voilà donc une question très vite écartée.
Vient alors la question des rapports nouveaux de l'homme avec cette technologie. De nouveaux comportements apparaissent dans la prise de vue et dans l'approche que le photographe (et le spectateur) entretien avec l'image qu'il produit de la réalité.
- L'argentique se définirait comme " la peau des apparences".
Le numérique est davantage de l'ordre du " processus "
- Le numérique coupe court à la magie de l'argentique (latence,
révélation, attente…)
- Du fait de la grande facilité à photographier en numérique et
de l'incroyable capacité d'enregistrement que nous offre les
cartes mémoires actuelles, on constate (outre la boulimie
d'images ( nous y reviendrons plus loin ) une réduction de la
part d'attention à la prise de vue. La photo ne serait donc
plus préméditée, pensée, mais correspondrait simplement à un
acte spontané et prédateur. Les questions de point de vue, de
cadrage, de lumière… semblent désormais secondaire devant la
nécessité de " prendre ".
- On remarque une importance dans la rapidité de la prise de
vue et de l'édition de l'image numérique.
- Le passage de l'argentique au numérique : le sentiment de
passer d'un monde de la vérité à celui de la fiction.
Pourquoi ? Qu'est ce qui donne à l'image numérique cette
apparence de faux ? Est-ce ses nombreuses possibilités et
facilités de falsifications, de maquillages ? Est-ce
intrinsèque à sa nature d'image électronique, analytique et
froide ?
L'argentique induit une notion de fidélité. Le " ça a été " de Barthes va dans ce sens. L'image photographique est par essence un fragment de réalité, mais elle produit aussi un réel : le réel photographique.
Les photographies numériques deviennent l'aboutissement d'un processus de conditionnement informatique qui peut être indéfiniment prolongé par l'opérateur.
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