La fabrication de la faux :

L'arrivée des Philibert en 1865 a donné un nouveau souffle à la taillanderie. Les cinq fils de la famille travaillent à l'atelier et se spécialisent. A partir de 1880, ils entreprennent une série de réparations, installent de nouvelles machines, développent une politique commerciale.

Ils décomposent la fabrications en 9 "passes" et 7 "chauffes".

Débit du linguot : l'acier utilisé est un acier mi-dur (acier à 0,5 % de carbone, 0,2 % de manganèse, du silicium...)

L'étirage se fait en deux étapes : le sabre puis le manche et le bouton.

Deux chauffes sont nécessaires.

Le platinage est l'opération la plus délicate, elle est réalisée par les Philibert ou par les meilleurs ouvriers.

Elle nécessite trois chauffes.

Le relevage donne à la faux sa forme définitive :

- on redresse la lame,

- on relève le manche.

Le cisaillage consiste à ébavurer la lame.
La trempe et le revenu donnent à la faux ses qualités : robustesse, souplesse, bonne coupe...

Cette opération se fait en deux temps :
- élévation de la température (rouge cerise soit 800° celcius) puis trempe dans un bain de suif.
- élévation de la température dans un bac à sable (gorge de pigeon soit 300° celcius) puis refroidissement lent à l'air

Les opérations de finitions sont nombreuses : meulage, affutage, jaunissage, marquage...

Les faux sont stockées dans des rateliers ou préparées pour l'expédition.