| ALBERT MATHIEZ | |
| Historien français né à La Bruyère (Haute-Saöne) le 10 Janvier 1874 et mort à Paris le 25 Février 1932 d’une hémorragie cérébrale. | |
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Il rentre à l’École normale supérieure après son service militaire en 1894. Albert se distingue par ses opinions "avancées" et se proclame socialiste. Son caractère devient de plus en plus violent suite à son accident survenu en 1896 où il perd l’œil gauche. Il se spécialise dans l’histoire révolutionnaire et rédige un mémoire sur les 5 et 6 octobre 1789. Alphonse Aulard (historien de la révolution) l’oriente vers l’histoire religieuse de cette époque. Mais en 1907 Mathiez se dirige vers Robespierre et fonde avec des historiens et des hommes politiques la Société des études robespierristes. Il publie une revue les Annales révolutionnaires qui concurrence celle que dirigeait Aulard La Révolution française. La brouille s’installe alors entre Aulard et Mathiez, le premier étant désormais le défenseur de Danton et l’autre le champion de Robespierre. Mathiez fut nommé en 1911 professeur à la faculté des lettres de Besançon qu'il quitta pour celle de Dijon en 1919. Il s’intéresse de plus en plus à l’histoire économique et sociale de la Révolution. La Vie chère et le mouvement économique sous la Terreur fut publié seulement en 1927 mais marque une grande étape pour les recherches d’histoires révolutionnaires. C’est dans La Réaction thermidorienne publié deux ans plus tard qu’il exprime le plus complètement ses idées. |
| Beaucoup de ceux qui déclarent aujourd’hui Albert Mathiez dépassé s’inspirent encore de ses travaux. Ses grands livres "ardent historien d’une ardente histoire" le font devenir un écrivain de grande classe, sa lecture demeure indispensable à toute réflexion sérieuse sur la Révolution française. | |