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          Réponses aux questions de la première partie.

          1.La carte présente les densités de la France métropolitaine en 3 tranches. L'une, supérieure à 100 hab/km² dépasse la moyenne française, les deux autres y sont inférieures.
           Globalement se différencient  l'Ouest-Nord-Ouest aux densités proches de la moyenne, assez étales, et l'Est-Sud-Est où  les contrastes sont plus accentués.
           Les plus fortes densités correspondent aux espaces urbains et c'est le contraste ville/campagne qui est alors mis en évidence avec des villes isolées correspondant au grand nombre de petites taches sombres ou avec de véritables régions urbaines. Celles-ci forment des ensembles massifs comme la grande agglomération parisienne, la région lyonnaise et ses proximités alpines de Grenoble, Annecy, Chambéry, ou la région du Nord. Mais d'autres s'alignent le long d'espaces littoraux ou fluviaux et mettent en évidence des lignes de peuplement dense. Ainsi se  distinguent les littoraux méditerranéens et bretons-vendéens avec leur chapelet de villes, mais aussi l'Alsace, la Lorraine mosellane et l'axe rhodanien. La moyenne et basse vallée de la Garonne est repérable avec les pôles toulousain et bordelais entre lesquels s'alignent Montauban, Agen ou Marmande.

           Les densités les plus faibles occupent des régions et pays allant du Nord-Nord-Est ardennais et lorrain (Meuse) jusqu'au Sud-Sud-Ouest pyrénéen. Si l'on fait exception de la Limagne clermontoise, de la vallée de la Garonne et du piémont pyrénéen, on traverse ainsi les "vides" relatifs de Champagne, des plateaux bourguignons, du Morvan et du Bourbonnais, du Massif Central et des landes de Gascogne. C'est la "diagonale du vide". S'y ajoutent les Alpes centrales et méridionales et la Corse aux caractères montagneux et/ou d'accès difficiles.

         2. La carte des densités présente une image statique de la répartition des habitants, les autres documents montrent des dynamiques à des échelles différentes. Ainsi, à la même échelle, c'est à dire sur la France entière, la carte des ouvertures et fermetures de postes d'enseignants à la rentrée 2003 suggère des migrations internes de population . La carte de Franche-Comté ne montre pas que la répartition des habitants par des disques jaunes proportionnels, mais aussi les évolutions de la population par canton, c'est à dire la variation liée à l'accroissement naturel et surtout au solde migratoire. Le croquis de Besançon et de sa périphérie proche montre d'autres dynamiques dans un espace urbain précis avec les extensions actuelles de l'agglomération.
          3.Il s'agit d'un  document d'actualité de la rentrée 2003 sur les créations et suppressions de postes par académie dans l'enseignement primaire et secondaire. Le 1er degré  est représenté par des disques proportionnels aux créations (rouge) ou aux suppressions (bleu). le second degré est représenté par une information de surface, en rouge pour les créations de postes et en bleu pour les suppressions. On sait que le nombre de postes d'enseignants varie selon la population à scolariser. On déduit ainsi des informations sur les mouvements de population en France.

           Un vaste ensemble Sud, de Rhônes-Alpes à l'Aquitaine, plus la région parisienne et l'Alsace connaissent plus d'ouvertures que de fermetures tant dans le primaire que le secondaire. L' Ouest du pays avec Bretagne, Poitou-Charentes et surtout Pays de Loire bénéficie d'ouvertures de postes seulement dans le primaire. les populations scolaires concernées impliquent leur famille, jeunes couples avec enfants en bas âge pour le 1er degré ou familles un peu plus âgées pour le second degré.

             Ces variations sont plus le résultat des migrations intérieures de population que de l'accroissement naturel par excédent de naissances. En effet, le Nord et le Nord-Est ont un accroissement naturel supérieur à la moyenne française, mais les suppressions de postes, partout importantes en dehors de l'Alsace, nous rappellent que le solde  migratoire est ici négatif comme dans le Limousin et en Auvergne.

              Au contraire, au Sud-Est, les ouvertures de postes s'expliquent par le cumul du bénéfice démographique du solde migratoire et de l'accroissement naturel.

         4. La carte de Franche-comté précise la répartition de la population et son évolution intercensitaire par canton. En présentant toute une région, elle permet de différencier certains espaces à échelle moyenne et des aires urbaines. Avec le croquis de Besançon, c'est au niveau des communes d'une agglomération que l'on peut juger des évolutions de population. On peut ainsi confirmer des informations générales données par la carte de Franche-Comté.

           De l'observation de la carte de Franche-Comté, ressortent nettement le poids et les différences de deux aires urbaines; celle de Besançon, centrée sur un seul pôle important, et celle de Belfort-Montbéliard constituée de nombreuses villes.
          Ici, les dynamiques se différencient particulièrement. Besançon, capitale régionale, voit ses cantons limitrophes gagner plus de 10% de population entre 1990 et 1999. L'aire urbaine est attractive et s'étend par périurbanisation. On ne constate pas le même dynamisme dans toute l'aire urbaine du NE. Un seul canton à l'Est de Belfort, Fontaine,  connaît une telle croissance et certains sont en stagnation ou en régression.
          Il faut observer le canton de Mouthe, près de Pontarlier, celui d'Arinthod, proche du district industriel de plasturgie d'Oyonnax, pour retrouver, sur un espace plus réduit, la même croissance qu'autour de Besançon.
          Toutefois, autour de Lons le Saunier, ainsi qu'à Moirans en Montagne, autour de Dole ou de Vesoul la hausse de population est repérable. De petites villes, par leur dynamisme industriel  ou tertiaire connaissent aussi une croissance périurbaine.

            Dans l'agglomération de Besançon, les disques rouges des communes périurbaines et les auréoles de croissance des quartiers extérieurs de la grande commune bisontine illustrent la croissance de l'ensemble. Deux poussées sont particulièrement fortes, l'une en direction du Nord, l'autre vers l'Ouest. La densification des quartiers extérieurs de la ville forme un tissu urbain de plus en plus continu avec les communes périurbaines. L'agglomération s'étend. D' Est en Ouest, elle s'étale sur plus de 12km.

             Il est difficile de parler de métropole pour Besançon, mais, au niveau de cette modeste capitale régionale, des phénomènes liés à la métropolisation expliquent la croissance; la concentration d'activités de services marchands et publics, hospitaliers, universitaires, culturels en font partie.

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Mise en ligne : Avril  2004