Questions                            Doc. 1 et 2                       Doc.5                            proposition de corrigé

Doc. 3 LE MONDE du 06.octobre.05 |
« Si les Français ont voulu envoyer, lors du référendum sur la Constitution européenne, un message d'hostilité à un élargissement sans limite de l'Union, ils n'ont guère été entendus. Lundi 3 octobre, les Vingt-Cinq ont non seulement ouvert les négociations d'adhésion avec la Turquie mais aussi avec la Croatie. Sans le dire ouvertement, le gouvernement autrichien, qui est traditionnellement un protecteur de son voisin catholique du Sud, avait fait du début des négociations avec Zagreb la condition de son assentiment aux pourparlers officiels avec Ankara.[…] L'Union européenne avait posé une condition : que les autorités croates manifestent leur volonté de livrer les criminels de guerre recherchés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). […]
En cédant à ce qu'il faut bien appeler un chantage, les dirigeants de l'Union européenne se sont privés d'une arme utilisée jusqu'à maintenant avec efficacité pour obliger les candidats à l'adhésion à se conformer à un certain nombre de principes. Si pour des raisons d'opportunité, les conditions posées à la Croatie sont traitées à la légère, il ne sera plus possible dans l'avenir d'opposer aux Serbes leur mauvaise volonté à livrer leurs criminels de guerre, […]pour les laisser attendre à la porte de l'Europe. »

   
           LIBÉRATION du 5 octobre 2005
 « …Si les négociations avec la Turquie devraient durer une bonne dizaine d'années, celles avec la Croatie iront beaucoup plus vite : la Commission estime que la date de janvier 2009 pour l'adhésion est tout à fait crédible. D'ici là, la Bulgarie et la Roumanie auront rejoint le club européen le 1er janvier 2007, sauf accident de dernière minute pour Bucarest, empêtré dans des problèmes de corruption. Et ce n'est pas fini : la Macédoine a déposé sa candidature en 2004, et la Commission lui donnera sa réponse le 9 novembre. Jeudi, l'Union a donné son feu vert à la conclusion d'un accord de stabilisation et d'association avec la Serbie-Monténégro, premier pas vers l'adhésion. L'Albanie devrait signer un tel accord d'ici à la fin de l'année. La Bosnie-Herzégovine devrait suivre, une fois la réforme de sa police effectuée. Bref, les Balkans sont lancés à tombeau ouvert sur le chemin de l'adhésion.
Restera ensuite à statuer sur l'Ukraine et la Biélorussie, elles aussi candidates potentielles : «Nous avons défendu l'adhésion de la Turquie pour qu'on ne puisse pas refuser ces deux pays», reconnaissait un diplomate polonais, en marge de la réunion de Luxembourg... »

 

Doc. 4. Traité de Nice. (déc. 2000) Journal Officiel n° C 80 du 10 mars 2001
(Les chefs d’ État et de gouvernement),
rappelant
l'importance historique de la fin de la division du continent européen, souhaitant compléter le processus lancé par le traité d'Amsterdam en vue de préparer les institutions de l'Union européenne à fonctionner dans une Union élargie, déterminés à aller de l'avant, sur cette base, avec les négociations d'adhésion afin d'arriver à une conclusion avec succès, conformément à la procédure prévue par le traité sur l'Union européenne, sont convenus de modifier le traité sur l'Union européenne, les traités instituant les Communautés européennes et certains actes connexes…