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| C'est l'apogée de la
ville médiévale. Elle est directement rattachée à l'empereur
germanique, l'archevêque en est le seigneur et non le comte de
Bourgogne. Les remparts et les portes font de la ville un espace fermé, un monde à part en raison de son statut et de ses privilèges. Églises et bâtiments conventuels ou hospitaliers se multiplient et le pouvoir épiscopal reste dominant. Mais les premiers signes du pouvoir bourgeois apparaissent avec la mairie du Maisel et la tour du change de 1242 attestant d'une ouverture aux marchands étrangers. Rodolphe de Habsbourg accorde une charte à la bourgeoisie en 1290. La ville se différencie entre les quartiers proches du pont, commerçants, artisanaux et affairistes et le quartier épiscopal. Rivalité et complémentarité caractérisent cette époque. |
Au XVI e siècle,
la boucle et Battant se densifient et s'embellissent. Un ensemble
continu de constructions s'étend du quartier épiscopal au
quartier Battant le long des trois rues parallèles. La
densité des constructions et l'étroitesse des rues conservent
des caractères médiévaux aux quartiers nord et sud, mais des hôtels
particuliers et des bâtiments publics comme l'hôtel de
ville ou le palais de justice construits à la fin du XVI e siècle
apportent une qualité architecturale indéniable à la cité. Le palais Granvelle est le fleuron monumental de ce siècle. Si la ville n'était pas siège du pouvoir comtois, elle bénéficiait des dépenses de la famille de Granvelle enrichie par les services de Nicolas auprès de Charles-Quint et d'Antoine auprès de Philippe II. La ville perfectionne ses fortifications en fermant le rempart qui longe le Doubs au sud-ouest et en améliorant la défense de la porte de Charmont au nord. D'environ 8 000 habitant au début du XVI e siècle, Besançon passe à près de 12 000 habitants à la fin du XVI e |
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Mise en ligne : Décembre 2002 |