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Depuis les travaux de  Vauban (1687-1693), les fortifications de la ville ont changé d'aspect avec leur formidable concepteur et la fonction militaire est devenue remarquable. Ville de garnisons, Besançon édifie de grandes casernes au cours du XVIII e siècle. Devenue capitale de la province, la ville voit sa fonction administrative s'accroître avec l'installation de l'Intendance, du Parlement, du Gouvernement, de l'Université, des présidiaux. Une quantité d'officiers, notabilités urbaines, apportent à la ville l'avantage économique de leurs dépenses de personnes fortunées. Cet enrichissement surgit dans l'architecture et l'urbanisme. La ville s'étend dans toute la boucle du Doubs. Des bâtiments répondant aux nouvelles fonctions et à l'importance de la ville sont érigés:Intendance, théâtre.... Mais les autorités religieuses ne sont pas en reste, et grâce  à de généreux donateurs, la cathédrale, les églises St Pierre et Ste Madeleine sont reconstruites et très modifiées.

L'urbanisme ne laisse pas d'espace non aménagé et Chamars devient parc public avec de belles promenades ombragées. Des rues nouvelles bordées d'immeubles de rapport ou d'hôtels particuliers remplissent l'espace entre la nouvelle intendance et la  rue Mégevand.
De 11 520 habitant en 1710, Besançon passe à 20 228 en 1788.

 La ville est alors sortie de ses murs pendant le XIX e siècle.
La fonction militaire y contribue avec les nouvelles casernes Vauban, Brun et le polygone d'artillerie à l'ouest . Depuis les années 1830, des forts  rapprochés, sur les hauteurs immédiates de Chaudanne et Bregille, ont complété le système défensif.
Le chemin de fer n'a guère favorisé la ville lors de son arrivée en 1856 car Dijon avait déjà obtenu la liaison directe avec Paris-Marseille. Le carrefour ferroviaire n'est alors que d'intérêt local sur les voies Dole-Belfort et Vesoul-Besançon-le Locle (1884)

Mais les poussées urbaines le long des voies de communication sont d'abord liées à l'industrialisation et l'augmentation de la population qui l'accompagne. Tarragnoz accueille plusieurs établissements dont les usines d'horlogerie Geismar; aux Prés de Vaux, s'implante une papeterie puis l'usine de textile artificiel du comte de Chardonnet en 1892. Montrapon, Champ-Forgeron au nord-ouest, les Chaprais et aussi le centre ville ont des établissements où la mécanique et particulièrement l'horlogerie domine.  Les abattoirs  sont construits à Canot en 1879 et la prison de la Butte en 1881

                                                                                                                                                     

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Mise en ligne : Décembre 2002