| L' espace urbain
est aujourd'hui multiple. Ses composantes s'imbriquent comme des poupées
gigognes, et leurs délimitations et leurs définitions se complexifient
avec l'étalement urbain de ces quarante dernières années .(voir
schéma ci-dessous)
Un rappel paraît nécessaire
pour différencier centre ville et ville-centre. Le premier
est un ensemble de quartiers marquant souvent l'origine historique de la
ville et doté de fonctions variées parmi lesquelles le commerce,
la culture et les pouvoirs politique et financier dominent. À
Besançon, il s'agit de la vieille ville enfermée dans la boucle du Doubs
et des quartiers immédiatement au Nord avec extension sur des îlots plus
récents comme les quartiers Canot-Villarceau. cf. le
commentaire de la carte sur le tertiaire à Besançon.
La ville-centre correspond à l'ensemble urbain de la
commune à l'origine de l'urbanisation locale. Besançon, avec une vaste
commune de 65 km² a longtemps limité sa croissance à son propre
territoire communal sans étalement sur les communes périphériques les
plus proches. C'est pourquoi, la ville n'a pas été à l'origine d'une
agglomération avant les années 1970-80. Aujourd'hui encore, l'agglomération
est restreinte à quelques communes comme École-Valentin,
Châtillon-le-duc, Thise, Chalezeule, Beure ou Avanne-Aveney car elles
sont les seules à offrir une continuité de constructions dans le
prolongement de Besançon.
On l'aura compris, l'agglomération définit l'espace urbain d'un seul
tenant entre la ville-centre et les communes de banlieues. Cet ensemble
est aussi appelé pôle urbain car sa croissance et son
fonctionnement relève souvent des mêmes dynamiques et d'interactions
fortes.
Depuis 1996, l'INSEE a introduit une nouvelle délimitation
de l'espace urbain, celle de l'aire urbaine. Elle englobe
toutes les communes, urbaines ou rurales, dont au moins 40% de la
population active résidente travaille dans la ville-centre ou
l'agglomération. L'aire urbaine bisontine compte 186 communes, 212 844
habitants en 1999 sur 1380 km². Cette aire est vaste quand on la
compare à d'autres en France: l'aire de Rennes ne compte que 140
communes et rassemble pourtant 520 000 habitants, celle de Nice 117
communes pour 933 000 habitants...
Enfin, s'il existe des districts urbains depuis 1959,
Besançon et 41 communes périphériques n'en ont constitué un qu'à partir
de 1994 et, depuis janvier 2001, il a été transformé en une Communauté d'agglomération (la Communauté
d'Agglomération du Grand Besançon = C.A.G.B.).
(On en dénombre 120 en France à la fin 2001). Cette CAGB est une
construction politique permise par la loi Chevénement de 1999. Dotée de compétences
jusque là attribuées aux communes, transports, logement social,
développement économique, alimentation en eau et assainissement,
collecte des déchets, la CAGB intègre 59 communes et 170 696 habitants
au début 2003. En plus d' une dotation de l'État, une Taxe Professionnelle Unique (TPU)
fournit ses recettes. Elle est progressivement unifiée au taux de 13.3%
d'ici 2013. |