sommaire fond de croquis et légende pour les élèves
| DYNAMIQUES RÉCENTES DE LA VILLE D'AFRIQUE NOIRE OCCIDENTALE ET CENTRALE |
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Sans que l'exode rural soit partout enrayé, on constate dans beaucoup de grandes villes d'Afrique occidentale et centrale (au Congo, au Cameroun, au Niger...) une stagnation de la croissance ou tout au moins un ralentissement sensible. Cela s'explique par un exode urbain pour des villages et bourgs éloignés. Ces flux inverses à ceux de l'exode rural naissent "de l'écart positif entre conditions de vie urbaines et rurales" à l'avantage de ces dernières. Ce phénomène a commencé au Zaïre dès les années 1980, il est apparu au Cameroun et au Niger dans les années 1990. Au Cameroun, les Bamiléké migrants traditionnellement vers Douala sont nombreux à revenir dans leurs montagnes d'origine. "La contraction du marché de l'emploi, le déficit alimentaire "rendent les conditions de vie urbaines insupportables à beaucoup. Les petites villes profitent tout particulièrement de ces ondes concentriques de repeuplement rural. Le travail des champs, le petit élevage s'y trouvent combinés à l'artisanat et l'industrie, au commerce. Les marchés locaux redeviennent très vivants. Ces flux inversés diffusent le modèle urbain dans les campagnes: scolarisation, soins de santé, consommation, mentalités. "En somme, les Africains vont vivre la ville à la campagne; pour s'ajuster à la dureté des temps." Pour autant, certains pays échappent à ce phénomène. ainsi Kigali, au Rwanda, est passé de 270 000 habitants en 1991 à 600 000 en 2001. Après le génocide de 1994, la ville a été un des refuges pour les Tutsis, et l'exode rural habituel explique aussi cette croissance. D'après J.C BRUNEAU, crise des sociétés et exurbanisation en Afrique tropicale. in Historiens et Géographes n°379. juillet 2002. et avec quelques appréciation d'autres articles de la même revue. |
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Mise en ligne : Mars 2003 |