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L'EUROPE  ET L' UNION EUROPEENNE EN JANVIER 2002

La construction européenne s’est accélérée en 1992-2002 avec le traité de Maastricht entérinant le marché unique, préparant la monnaie unique et engageant une politique extérieure et de sécurité commune. En 1999, 11 Etats  ont adopté l’, rejoints par la Grèce en 2001. En janvier 2002, la monnaie est apparue sous sa forme fiduciaire avec un certain succès dans les différentes opinions publiques au point que le Royaume-Uni lui-même, jusque là opposé à cette idée, semble devoir s’y rallier d’ici quelques années.

Ce  traité de Maastricht, conséquence aussi de la chute du communisme, a été suivi de négociations avec les pays de l’Est de l’Europe pour préparer leur entrée dans l’Union Européenne. C’est l’élargissement de l’UE. Au début 2002, les dirigeants des Etats membres et de la Commission semblent admettre que ces entrées se feront d’un coup pour la plupart de ces pays. L’échéance 2004 paraît difficile à respecter vu le retard des règlementations socio-économiques de ces pays et l’écart de développement.

Depuis 1995, les accords de Schengen, permettent la libre circulation des hommes dans plusieurs Etats membres de l’UE, y compris des étrangers qui y sont déjà installés. Des pays scandinaves comme la Norvège et l’Islande, non membres de la Communauté, s’y sont associés.

Enfin, la perspective de l’élargissement de  l’UE à l’Est a conduit à des traités sensés renforcer les institutions européennes communes. A Amsterdam en 1997, à Nice en 2000. En janvier 2002, seule une nouvelle répartition du nombre des députés élus au Parlement et des voix par Etat au Conseil semble acquise. Depuis février 2002, V. Giscard  d’Estaing préside une convention chargée de préparer les réformes institutionnelles indispensables pour un fonctionnement  efficace de l’UE en vue de son élargissement.

Géopolitiquement, l’Europe a été bouleversée par la chute du communisme depuis 1989. Après des années de violence, encore en 1999 au Kosovo et en 2001  en Macédoine, les pays balkaniques paraissent se stabiliser quelque peu. A l’Est, s’il n y a plus de « rideau de fer », la nouvelle frontière de l’UE est de plus en plus celle des pays de l’ex-URSS. Même si elle n’est pas idéologique, elle  présente une ligne de rupture entre des niveaux de développement et des régimes politiques différents . L’entrée de la  Pologne, Roumanie dans l’UE passe par leurs capacités à contrôler cette frontière. De là, viennent en effet de nombreux immigrés d’Asie, ainsi que les tentacules des mafias russes.

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Mise en ligne : mars 2002