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| La sidérurgie n'est
plus l'activité référence qu'elle a été du temps de la deuxième
révolution industrielle. On ne juge plus de la puissance d'un
État à sa production d'acier. Il n'en reste pas moins que l'activité
continue à être un bon indicateur de la croissance étant donné
les besoins en tôles pour l'industrie automobile, en plaques, tiges et
câbles pour le bâtiment et les travaux publics.
Certes, il ne s'agit plus d'acier brut, mais souvent d'alliages et d'aciers spéciaux, et le secteur est aussi innovant que d'autres, intégrant l'automation autant que l'électronique et l'informatique pour améliorer productivité et qualité. Ce secteur qui nécessite des investissements très lourds connaît une concentration accrue. En 2004, Le milliardaire indien Lakshmi Mittal fusionne ses deux groupes sidérurgiques, Ispat International et LNM Holdings, avec l'américain International Steel Group. Deux groupes sidérurgiques néerlandais, Ispat International et LNM Holdings fusionnent, avant de s'associer à l'entreprise américaine International Steel Group pour donner naissance au numéro un mondial de l'acier. Le nouvel ensemble s'appelle MITTAL STEEL et est présidé par le promoteur de l'opération, le milliardaire indien Lakshmi Mittal, qui détient 77 % d'Ispat et 100 % de LNM Holdings. C'est le premier groupe sidérurgique du monde. L'emploi
concerne encore des centaines de milliers d'actifs dans le monde, mais
sa décrue est dramatique pour la masse des licenciés des régions
sidérurgiques. ARCELOR, le nouveau géant européen et mondial né de
la fusion d'USINOR, ARBED et ACERALIA, et deuxième groupe sidérurgique
du monde, annonce encore une
restructuration lourde en perte d'emplois en Europe. La sidérurgie des
États-Unis ne cesse de licencier. C'est BETHLEHEM STEEL qui a disparu
en décembre 2003 laissant ces 13 000 derniers salariés après avoir
été une des plus puissantes firmes sidérurgiques du monde.(cf. Le
Monde du 16 janvier 2004) La concurrence est implacable et la puissance nouvelle de l'Asie s'y illustre. Les autorités américaines, si promptes à prôner l'ouverture, ont encore protégé unilatéralement leurs producteurs en 2002-2003 avant que l'Organisation Mondiale du Commerce n'autorise les Européens et les Asiatiques à prendre des mesures de rétorsion. La guerre commerciale se poursuit en 2004, car les exportateurs européens et asiatiques reprochent aux États-Unis l'application de "l'amendement Byrd" de 2000 prévoyant le reversement de taxes antidumping aux firmes américaines qui se plaignent du dumping de leurs concurrents. Or, l'O.M.C. a donné tord aux autorités américaines qui doivent cesser cette pratique....Mais la campagne présidentielle de 2004 donne du poids au loby des sidérurgistes et l'amendement Byrd peut encore être appliqué longtemps.... |
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Mise en ligne : janvier 2006 |