LE TERTIAIRE DANS LA  VILLE: EXEMPLE DE  BESANCON

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Le rôle des services dans l'économie se traduit par une  évolution spectaculaire de l'espace urbain. Besançon n'échappe pas à ce changement tout en conservant  des spécificités liées au site et à la grande taille de sa commune centre. Du fait de cette taille, des localisations habituellement périurbaines se retrouvent ici à l'intérieur même de la ville –centre. Pour les activités tertiaires typiquement périurbaines, le phénomène d’agglomération est ici limité à quelques rares communes périphériques comme Chalezeule et Ecole-Valentin

   Les fonctions centrales restent  liées à l'exercice du pouvoir et au prestige de localisations anciennes, à l'héritage historique ( la Préfecture occupe l'ancienne Intendance royale, le Conseil régional est proche de l'ancien forum gallo-romain et du pouvoir archiépiscopal). A l'étroit, dans un espace restreint et protégé pour la richesse de son patrimoine, certaines fonctions sont décentralisées. Juste en face de la boucle du Doubs, dans le quartier Canot-Villarceau, le siège de la nouvelle Communauté Urbaine (immeuble de la City) et celui de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) témoignent d'une extension de la centralité au delà de la ville ancienne.
    Dans l'enseignement supérieur, le Centre de Linguistique Appliquée (CLA) a rejoint aussi la City. Plus loin, l'implantation de l' Ecole Supérieure de Micro Mécanque (ENSMM) aux Montboucons, a permis la création d'un modeste parc technologique, Témis. Dès les années 1960, des facultés ont occupé le quartier de la Bouloie, mais celle de médecine-pharmacie commence son rapprochement du CHU J. Minjoz. La fonction hospitalière quitte presque totalement le centre ville; les nombreuses cliniques qui s'y trouvaient encore au début des années 1990 sont désormais regroupées dans deux établissements périphériques comme l'essentiel des services de l'hôpital public.
    Les loisirs culturels occupent encore largement le centre historique comme l' opéra-théâtre dans l'édifice de C.N. Ledoux ou le musée du temps au palais Granvelle), mais certaines activités se rapprochent des habitants de la périphérie (complexe cinématographique à Valentin, spectacles divers à l' Espace-Planoise, archives départementales dans le même quartier....)
    Le développement des activités sportives implique l'équipement de nouveaux sites comme la Malcombe ou celui des piscine et patinoire La Fayette. Mais, en 2000, la municipalité a choisi de rénover l'ancien stade Léo Lagrange et le Palais des sports de Montrapon  plutôt que de reconstruire en périphérie.

   La  carte permet aussi de constater l'importance des équipements dans la périphérie Nord et Ouest et leur relative faiblesse à l'Est.

 

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