BESANCON GALLO-ROMAIN

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BESANCON ANTIQUE: Ce bref commentaire résume une Conférence du 31 janvier 2002 au lycée Pergaud assurée par Ms SCHWIEN et WAXELER (ingénieur à la DRAC et directeur des fouilles les plus récentes).

Sinon, voir Enseigner la ville CRDP Besançon . Bernard Jacquet, 1997.

bulletL’archéologie à  Besançon :

    Depuis Chifflet (XVIIe) jusqu’à Castan (XIXe) . Jusque dans les années 1970, les archéologues n’arrivent sur les chantiers que pour repérer ce qui est dégagé par  les engins et faire arrêter les travaux quand il y a quelque chose d’important.
    Grande rupture avec les fouilles du parking de la mairie en 1988-1990. (Guyot, Goy…). 1ères fouilles à mettre en évidence toutes les strates d’occupation/inoccupation depuis la préhistoire  jusqu’au XVIIIe s. Les phases d’occupation gauloises du 1er siècle puis de l’après-conquète, puis de Tibère etc…1ère ébauche d’une voirie reconstituée dans ses évolutions progressives.
   La ville de Besançon offre une épaisseur de matériel archéologique d’environ 5m. (au maximum 6 à 7  m). Dans le Sud de la France, on a 8 m (Nice, Marseille…).
A Rome, on a 30 m.
  
Le plan donne l’essentiel de la voirie gallo-romaine avec le tracé ou par la disposition linéaire des mosaïques.      

bulletLes fouilles des remparts dérasés 2001-2002(remparts de Vauban dérasés pour parking vers 1970).quartier d’artisans.2000 m² de fouille. DES DECOUVERTES EXCEPTIONNELLES.

Mur de berge gallo-romain de 3m de haut, en pierres appareillées disposées en glacis et avec embarcadère. En arrière du mur gallo-romain, une voie oblique au plan en damier, bordée de portiques avec ateliers d’artisans verriers (fours)
   En arrière de la berge romaine, le murus gallicus sur 6 m d’épaisseur  (élévation estimée à 5m) avec caissons de grosses poutres formant cage pour enfermer des gros blocs de  pierre. En arrière talus atteignant le sommet. Tour et porte sont repérées + embarcadère en pente douce avec de grosses dalles calcaires. La ville gauloise comporte de considérables vestiges d’amphores vinaires, preuve de la richesse commerciale de la ville.
   En avant du mur gaulois, 26 squelettes dans des alluvions du Doubs, dans des enveloppes de feuilles de bois. Présence de fœtus de 8 mois enterrés  dans les mêmes conditions. Il s’agit d’indigents car les objets dans leurs mains sont d’une grande simplicité. Enigme à une époque d’incinération.

bulletLes fouilles du palais de justice 2000-2001, quartier résidentiel gallo-romain.

Epoque gauloise de  -140 à –58 : occupation dense avec habitat et artisanat.
1ère Epoque romaine (-50 à +40). 1ers murs alignés, usage de la pierre et de la terre crue , méthode typiquement méditerranéenne.
Vers 70-80 : un péristyle avec une grande cour et une pièce de réception. En arrière, un jardin et un grand bassin d’ornement (21 m sur 6) au fond de dalles calcaires jointées de façon imperméable. Une domus (hôtel particulier, maison luxueuse en ville)
Au IIIe s. , des mosaïques polychromes, l’une avec dieu Bacchus. Sol avec hypocauste. Aucune occupation du IVe  au XVIe siècle.

bulletFouilles  de l’îlot Parisse1999-2000.

Ville gauloise attestée vers –120 à –58 avec quartier de forgerons et bronziers.
1ère époque romaine (-50 à +40) : persistance des artisans. Tracé d’une rue.
Après 40 : rue bordée de portiques avec ateliers en arrière : forges et maison corporative. Rue perpendiculaire à une rue correspondant à l’actuelle G. Courbet.
Cimetière de l’hôpital du St Esprit . Indigents. Fosses communes.

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Mise en ligne : Mars 2002