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EXERCICE DE CARTOGRAPHIE HISTORIQUE |
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Outils: le logiciel wincarto en salle informatique ou les cartes déjà prêtes comme ci-après. retour sommaire |
La 1ère carte concerne le milieu du XIXe siècle (1847). Elle présente deux données statistiques au niveau des départements: le nombre d'établissements industriels figurés par des trames et le nombre de machine à vapeur par un disque noir proportionnel. On peut ainsi mettre en relation l'activité industrielle avec l'adoption, ou non, des nouveautés techniques telle que la machine à vapeur. |
La 2ème carte
présente des données quantitatives départementales pour la fin du
XIXe siècle, 1896 ou 1901. Le % de
population active dans l'industrie est figuré par des trames alors que la
puissance installée en machines à vapeur vient en surcharge sous forme
d'un disque noir. On peut ainsi présenter les principaux lieux de l'industrie à la charnière de deux siècles, au début de la deuxième révolution industrielle. On précise aussi quelle est évolution géographique depuis 1847. |
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| En
1847, l'Ouest atlantique apparaît fortement industriel avec toujours plus
de 1200 établissements par département et jusqu'à plus de 3000 en Loire
Inférieure. Les autre départements industriels sont plus isolés comme ceux du
Nord, de l'Oise, du Puy de dôme ou de Haute-Saône. Pour autant, à l'exception de la Loire Inférieure, bien équipée en machines à vapeur, c'est le Nord parisien, normand, picard ou lillois qui est le mieux doté de ce type de matériel. De même, la Saône et Loire (Le Creusot), le Sud de l'Alsace (Mulhouse), le Rhône ou la Loire (Saint Etienne), les Bouches du Rhône (Marseille) ont moyennement adopté ces coûteuses machines. Mais, ces départements ne comptent pas de nombreux établissements industriels. On peut donc en déduire qu'il s'agit d'entreprises de bonne taille, d'usines. Là, a commencé la révolution industrielle, particulièrement dans le Nord textile ou charbonnier, en Seine Inférieure (Rouen) où l'industrie "à l'anglaise", avec mule-jennies, est également présente depuis la Restauration. Mais, dans L'Ouest, le faible équipement en machines permet de comprendre que l'industrie présente en 1847 est encore traditionnelle. C'est les multiples ateliers de chanvre de la Sarthe livrant des voiles, des toiles et des sacs. Ou encore, ceux du textile vendéen, du choletais. De même, en Haute-Saône, les forges restent peu équipées et continuent à animer une activité industrielle rurale. Donc, la grande industrie n'a pas encore détrôné les ateliers artisanaux qui animent nombre bourgs et de villages. |
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Cinquante
ans après, en 1896-1901, le Nord, la région parisienne, l'Est (sans
Alsace-Lorraine annexées à l'Allemagne depuis 1871), l'axe Saône-Rhône e t
ses marges, constituent les lieux de la grande industrie. en effet, ils
concilient un fort pourcentage d'actifs du secondaire ( 31 à 59%) avec une
bonne puissance installée en machine à vapeur. Cette fois, les deux données
de la carte traduisent le même phénomène de grande industrie mécanisée. |
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Ainsi, alors qu'en 1847, cohabitaient nettement les deux systèmes d'industrie: le traditionnel et celui de la révolution technique, en 1901 l'avantage est à la grande industrie. Les gisements houillers, ferrifères et les régions textiles mécanisées dominent avec les villes industrielles comme Paris, Lyon ou Rouen
La ligne Le Havre-Marseille qui sépare une France de l'Ouest à dominante agricole et rurale d'une France de l'Est plus industrielle et urbaine, est en place. Elle perdure au XXème siècle.
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Mise en ligne : mars 2002 |