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| L' I.D.H. est une donnée d'une relative stabilité. En effet, une progression sensible de cet indicateur composite ne peut apparaître que dans
la durée. Les données de niveau d'instruction, de PIB/H ou d'espérance de vie ne peuvent varier rapidement. Au contraire un taux de chômage s'infléchit un peu plus rapidement à la baisse et surtout à la
hausse.
Avec l'IDH, on constate un net contraste entre l' Ouest et l'Est de l'Europe : celui d'un écart durable du développement qui mettra du temps à se réduire. C'est un peu le même écart qui existait avec l'Europe du Sud il y a vingt ans; on voit sur la carte qu'il s'est atténué, mais qu'il persiste. Ainsi, on mesure l'enjeu de l'intégration à l'Union Européenne des trois pays baltes, de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque, de la Slovaquie et de la Slovénie. Toutefois, depuis 1989, date de la chute du communisme, ces pays ont été bénéficiaires de mesures d'aides structurelles accordées par l'UE (programme PHARE) et l'on constate qu'ils sont plus proches du niveau occidental que les pays de l'Est situés au-delà. Les efforts qu'ont fournis les populations de ces pays de l'Est européen, en acceptant la concurrence et la restructuration impliquée, ont contribué aussi au rapprochement. Le développement du chômage en est une des conséquences les plus insupportables. L'autre contraste est donc celui du taux de chômage encore plus fort à l'Est qu'à l'Ouest. C'est là une donnée aux conséquences immédiates pour les 15 qui accueillent ces huit pays dans l' Union. Les aides prévues sont élevées et les régions occidentales jusque là bénéficiaires vont devoir partager. D'autre part, les délocalisations d'entreprises (IDE) de l'Ouest vers l'Est, déjà largement engagées, vont se poursuivre au détriment de l'emploi à l'Ouest plus qu'à l'Est. |
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Mise en ligne : mai 2003 |