Sommaire

Résumé personnel d'un article de Pierre VELTZ  paru en décembre 2002 dans les Cahiers Français, n° 311.

    Depuis 20 ans, l'organisation du territoire par  l'économie est de plus en plus liée à des facteurs socio-historiques particuliers. Les facteurs naturels sont de moins en moins prégnants. Après les "trente glorieuses" pendant lesquelles la croissance industrielle s'étend à de larges parties du territoire et surtout dans les zones industrielles des villes moyennes et petites, les années 1980 marquent un tournant. La désindustrialisation  et l'importance prise par les investissements directs sortants et entrants signe la fin des oligopoles industriels nationaux. La mondialisation et la tertiarisation de l'économie resserrent la croissance autour des grandes zones métropolitainesLa péri-urbanisation s'installe comme la forme dominante de l'habitat et du mode de vie. Ces tendances se poursuivent depuis, mais la domination parisienne est moins unilatérale et un certain rééquilibrage en faveur de métropoles régionales intervient. Ces métropoles, de mieux en mieux reliées par des infrastructures de transports rapides et par les  systèmes de télécommunications, fonctionnent de plus en plus dans un  réseau où les frontières politiques fléchissent et particulièrement dans l'Union Européenne. Les relations entre villes croissent alors beaucoup plus vite (c'est flagrant dans le cas de la finance et de la haute technologie) qu'entre ces villes et leurs arrière-pays régionaux. Un découplage entre pôle et périphérie se manifeste. C'est l'économie en archipel. De là l'existence d'une France duale, opposant les villes et métropoles les plus actives à des espaces hors-circuit par rapport aux mécanismes économiques dynamisants. Cette exclusion relative se repère sur des territoires étendus et dans des quartiers urbains, au sein même des agglomérations dominantes.

Retour sommaire académique

Retour Cartographie

Mise en ligne : Janvier 2003