| Le rapport de la CNUCED
sur l'économie de l'information, mis en ligne en novembre 2006, montre
une fois encore l'inégal accès par pays aux techniques de l'information et de
la communication.
Comme pour la téléphonie
mobile, on remarquera les inégalités mondiales, mais l'on
soulignera d'abord le rattrapage par rapport à 2002. (cf.
cartes fractures numérique, fractures médiatiques?). Presque
partout les taux de pénétration de l'internet ont progressé de façon
remarquable.
Et l'on ne manquera pas de repérer le rattrapage en train
de s'opérer comme le montre l'évolution 2004-2005. Bien sûr, les taux
de croissance de l'Afrique subsaharienne doivent être rapportés à une
situation de départ où les usagers sont très peu nombreux. Ainsi, les
300% de croissance du Bénin s'obtiennent en passant de 1.2% d'usagers
en 2004 à 5% en 2005. Mais ce taux de 5% indique qu'à Cotonou, des
établissements publics sont équipés et accessibles à beaucoup de
jeunes scolarisés.
En Europe du SE, la Bosnie passe de 5.8% d'usagers en 2004
à 20.6% en 2005.
La révolution informatique est bien en train de se faire,
y compris dans des pays du sud, même si beaucoup d'entre eux ont encore
un important retard à combler. On évitera les clichés journalistiques
en retenant que le taux des usagers, en Inde n'est que de 5.4% en
2005 : "le bureau du monde" reste un pays en
développement. La Chine, avec 8.6% n'est pas que "l'atelier
du monde", mais connaît aussi de vrais progrès dans l'usage
des nouvelles technologies. On sait que cet État, en 2006 a dépensé
autant pour la R&D que le Japon. Enfin, le Brésil, avec
19.5% n'est pas non plus que la "ferme du monde", mais
dispose d'une industrie remarquable et, malgré ses inégalités
criantes, il se développe à grands pas, y compris au profit du plus
grand nombre de ses habitants. |