sommaire    

   Le revenu minimum d'insertion a été institué par la loi de 1988. Il garantit des ressources minimales à toute personne de plus de 25 ans. En contrepartie du versement de la prestation, le droit au RMI suppose l'établissement d'un contrat d'insertion, signé entre le bénéficiaire et le représentant de l'État dans le département. En mai 2003, une nouvelle loi décentralise complètement la gestion et le financement du RMI auprès des départements. Un Revenu Minimum d'Activités (RMA) est également envisagé.

   Au nombre de 1 096 851 au début  2001, les allocataires du RMI sont en légère diminution après avoir dépassé 1 100 000 en 1999 et avec une augmentation incessante depuis la création de ce minimum social. Ce nombre compte les départements d'Outre-mer qui totalisent 131 771 bénéficiaires en 2001. Le taux pour 1000 habitants de 20 à 59 ans y varie de 112 à la Guyane jusqu'à 166 à la Réunion. Le même taux varie en France métropolitaine de 10 en Mayenne à 59 dans le Gard ou l'Hérault et 66 au maximum dans les Pyrénnées orientales.

  Les variations de densité des bénéficiaires font ressortir quelques départements du Nord avec de nombreux RMistes . Ici, l'importance du monde ouvrier et la désindustrialisation ont causé beaucoup de drames humains. Mais les départements méditerranéens ont les taux les plus élevés parce que l'activité économique y a longtemps été languissante et le dynamisme plus récent les rend également attractifs pour une population déshéritée et espérant parfois vainement un emploi. Ce sont les mêmes départements qui ont les taux de chômage les plus forts.

  Cette carte modifie l'image souvent stéréotypée d'un Sud  et d'un Sud-Ouest qui seraient uniformément en croissance et riches. La misère y existe, même si on la dit "plus supportable au soleil".

Géographie de la santé en France:  C.M.U.                  Médecins généralistes

Retour sommaire académique

Retour Cartographie

Mise en ligne : Nov. 2003