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Syndrome respiratoire aigu sévère, SRAS La globalisation a d'importants effets sur la santé humaine. Depuis les grandes découvertes du XVIe siècle, et même avant, le transport de bactéries et de virus par les conquérants et les migrants a répandu des épidémies parfois catastrophiques. La récente épidémie du SRAS a montré l'importance des systèmes publics de veille sanitaire et d'alerte. Elle a aussi mis en évidence les faiblesses de la Chine dans ce domaine. Elle révèle surtout l'impact des voyages d'affaires ou de tourisme dans la transmission rapide d'un virus. En effet, si les autorités chinoises ont tardé à faire connaître cette maladie apparue pourtant dès novembre 2002 dans la province du Guangdong, c'est à partir de l'Hôtel Métropole de HongKong, où séjourna fin février 2003 un médecin chinois ayant soigné des malades du SRAS à Canton, qu'elle se diffuse dans le monde. Des clients de l'hôtel croise la route du médecin malade et rejoignent Singapour, Hanoï ou le Canada, l'Irlande, les États-Unis et l'Afrique du sud et l'Australie. Selon l'OMS, en juillet 2003, "le virus du SRAS, à partir de la province chinoise de Guangdong, a voyagé avec l’homme dans 30 pays et zones, élisant plus spécialement domicile dans six d’entre eux. Le mode de transmission était le même dans toutes ces zones : un cas de SRAS importé, une fois hospitalisé, a contaminé les personnels de santé et d’autres malades ; ceux-ci ont contaminé leurs contacts proches puis la maladie s’est étendue à la communauté. Dans les zones touchées, environ 20 % des cas étaient des personnels de santé. A ce jour (5 juillet 2003), 8439 personnes ont été affectées et 812 sont mortes du SRAS. Cinq mois après le début de la transmission humaine du SRAS dans le monde, on est aujourd’hui sur le point d’y mettre fin. « Le SRAS est un avertissement, » a déclaré le Dr Brundtland. « Même les systèmes de santé publique les plus avancés ont été très ébranlés. Les protections n’ont pas cédé, mais il s’en est fallu de peu. La prochaine fois, nous n’aurons peut-être pas autant de chance. L’occasion nous est offerte maintenant, et nous savons pertinemment que cela est nécessaire, de reconstruire notre système de protection de la santé publique. Nous en aurons besoin pour la prochaine flambée mondiale, que ce soit le SRAS ou une autre infection nouvelle. » Pour nous préparer, nous devrons rétablir et renforcer les infrastructures de santé publique. Nous avons besoin d’un nombre accru d’épidémiologistes et d’autres spécialistes de la santé publique. Les systèmes de surveillance et de riposte devront être améliorés et inclure un solide réseau de notification aux niveaux national, régional et mondial. Les gouvernements". |
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Mise en ligne : sept. 2003 |