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| ESPACE DES ÉCRIVAINS... | ||
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Quatre sonnets de Nicolas PAVEE |
Dernier écritDernier écrit de ton absence
L'espoir est fauché pour ce soir
Parfum maussade de l'offense
Emane tant du désespoirDernier écrit de ta présence
Au loin j'entends braver ton âme
Tout près j'entends blâmer ma larme
Sur des brasiers de connivenceDernier écrit d'intolérance
Incompatible et immoral
Le lien pénible de l'allianceTrimant pour jouir d'un vent oral
Dernier écrit de l'appétence
Poussant mon cœur dans ta brillanceJuillet 1999 - Le fond du tunnel - A Magali -
Le fond du tunnel
Dans
les fonds des sapins nous partons Illusion
Que tu gardes l'assaut et préviennes ma faute
Car le bout du tunnel insurge la vision
Et respire en flânant des goémons de côte
Bien
plus tard nous pêchons une image innocente
Ressemblant à l'éponge où la dernière mer
A grandi dans les bruits de jeune adolescente
Que nous retrouverons sur les chansons dans l'air
Nous
voyons cette femme du haut de ses vingt ans, et dans son rire enfantin, nous
rions dans
l'ivresse ou l'incompréhension. Celle-ci
ne vous comprend pas.
Elle vous trouve pratiquement
Absurde.
Elle cherche la virilité ou la douceur qu'un homme ne peut offrir. Nous sommes dans
le fond du tunnel. Nous attendons calmement la sortie pour
l'oubli harmonieux de l'été.
Le 08 juillet 1999 - Le fond du tunnel -
L'aube
L'aube illumine à grands rayons
L'extrémité des fleurs arides
Désopilants les chênes ronds
Sont jouvenceaux sans quatre ridesMoi qui me cache en dérisions
Je ne crois plus me rajeunir
Viendra parfois sans décisions
Sans que je sache y revenirL'amour lugubre à ma vision
L'affection pâle ensemble nie
Le solennel esprit de vieEn compassion je te dédie
La tendresse de l'évasion
Et la passion qui nous renieLe 26 Juillet 1999 - Reliefs illuminés - A Magali -
Cabaret et femme
En
buvant de l'absinthe à dose illimitée
La femme divaguait à s'en dresser les seins !
Et comme chez Nina, elle allait voir, malsains
Et fourbes gentlemen aux joies
qu'elle imitait.
Dans
son appartement qui côtoyait le feu
Par ces cafés mondains, on
venait siroter
Par goût de son alcool ses jambes, quelque peu,
Détruites par la honte... et après on partait.
Pour
imiter Verlaine, après tant de
folies,
Son énergie battait son mari comme un drame
Qu'elle en eut supplié de quitter le pays,
Qu'elle
en eut supplié d'aimer seule une femme!
Mais comme ses deux yeux usaient d'une passion,
Elle se perla de feinte au
gris de sa raison.
Le 25 octobre 1999 - Inédit -