
Groupe de travail Histoire-Géographie
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LE TEMOIGNAGE EN HISTOIRE
Le témoignage, un document comme les autres ?
Précautions et recommandations pour une utilisation pédagogique et raisonnée du témoignage en classe
III. (1) LA FRANCE ET SA DÉCOLONISATION - L'ALGÉRIE
L’exemple suivant permet d’apprendre à utiliser
le témoignage dans une séquence d’enseignement et d’apprentissage en
histoire. Nous avons volontairement choisi un document-témoignage qui entre
dans un point d’histoire contemporaine qui peut faire encore polémique afin
de montrer qu’il peut aussi être utilisé, avec des précautions, en classe.
Il ne s’agit pas d’une séquence complète mais de propositions pour aborder le point de programme d’histoire suivant :
« La France et sa décolonisation » en seconde BEP.
Nous avons retenu les cinq points suivants :
La présentation du document potentiel t le problème
posé.
Les
objectifs de la séquence.
Le
choix du document.
L’appareillage
du texte.
Les
pistes d’une stratégie et les activités.
1. Le
document potentiel et le problème posé.
Il s’agit du témoignage suivant.: « Un an dans les Aurès » (à cliquer) de Jacques Pucheu, article tiré de la revue « Temps Modernes » de septembre 1957 pp 433/437 et reproduit dans « Les crimes de l’armée française » de Pierre Vidal-Naquet, Paris, La Découverte, 1975, édition 2001 pp 63/70.
Ce témoignage s’inscrit dans la thématique de la dénonciation de la torture en Algérie mais il n’est pas utilisé dans cette problématique. Seul quelques extraits seront utilisés en classe pour répondre aux deux objectifs de la séquence. Les premiers problèmes qui se posent se résument de la manière suivante :
- Quels extraits ?
- Pour quoi faire ?
- Quels sont les critères de choix ?
-
Quelle présentation pour les élèves ?
2. Les
objectifs de la séquence.
Voici
les objectifs retenus:
Dégager
les caractéristiques d’une guerre de décolonisation.
Travailler
le témoignage en histoire.
3.
Le choix du document.
Les choix retenus :
Le récit doit tenir sur une page.
Le récit doit conserver une unité et être cohérent.
La
présence d’indices de lieux et de temps pour marquer le caractère
personnel et spatial.
La richesse des éléments d’informations qui permettent de répondre à la problématique.
4.
L’appareillage du texte.
Le
document-témoignage est accompagné de trois autres supports :
Un texte (à cliquer) qui nous donne des indications sur l’auteur et ses motivations.
Une
carte (à cliquer) qui permet de situer les actions et de voir que le pays est en guerre.
Nous avons
Une
chronologie (à cliquer) pour montrer le moment de la guerre dans lequel intervient le témoignage
et, par exemple, pour préciser la position des acteurs, et pour relever le
vocabulaire spécifique du récit de guerre.
5.
Les pistes d’une stratégie et les activités.
5.1.
L’accroche.
La mise en place de la problématique s’effectue avec
une accroche (à
cliquer) qui est l’extrait de la loi de 1999 sur la reconnaissance du
conflit comme étant une guerre. Il s’agit de montrer que la France a du mal
à reconnaître sa décolonisation.
5.2
Le travail sur document.
Relevez des informations qui permettent de définir les raisons qui font de ce document un témoignage en interrogeant sur les points suivants : l’auteur, la date, les intentions de l’auteur, le vocabulaire utilisé.
Montrer à partir de l’ensemble documentaire que c’est une guerre. Dans le document témoignage il est nécessaire de repérer les acteurs, leur position, leurs moyens d’action et leur intentions. Il faut relever le champ lexical de la guerre.
Identifier les intentions de l’auteur en s’appuyant sur le paratexte.
Trouver
la portée de ce témoignage ; sa destinée