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I - LES FINALITES
Les épreuves anticipées de français
vérifient les compétences acquises en français
tout au long de la scolarité et portent sur les contenus
du programme de la classe de première. Elles évaluent
les compétences et connaissances suivantes :
- maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite
;
- aptitude à lire, à analyser et à interpréter
des textes ;
- aptitude à tisser des liens entre différents textes
pour dégager une problématique ;
- aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée
sur les travaux conduits en cours de français, sur des lectures
et une expérience personnelles ;
- aptitude à construire un jugement argumenté et à
prendre en compte d'autres points de vue que le sien ;
- exercice raisonné de la faculté d'invention.
II - L'EPREUVE ECRITE
durée : 4 heures ;
coefficients : 3 en série L, 2 en séries ES et S.
Les sujets prennent
appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au candidat,
éventuellement accompagnés par un document iconographique
si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit
la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également
consister en une uvre intégrale brève ou un
extrait long (n'excédant pas trois pages). Il doit être
représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude
du programme de première imposés dans la série
du candidat, et ne doit pas réclamer, à celui-ci,
un temps de lecture trop long.
1°) Question (notée sur 4points)
Une ou deux questions portant sur
le corpus et appelant des réponses rédigées
peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel
à leurs compétences de lecture et les invitent à
établir des relations entre les différents documents
et à en proposer des interprétations. Ces questions
peuvent être conçues de façon à aider
les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve
écrite, la partie principale consacrée à un
travail d'écriture.
2° ) Travail d'écriture (noté sur 16 points)
Le sujet offre aux candidats le choix
entre trois types de travaux d'écriture, liés à
la totalité ou à une partie des textes étudiés
: un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention.
a ) Le commentaire porte sur un texte littéraire.
Il peut être également proposé au candidat de
comparer deux textes. En séries générales,
le candidat compose un devoir qui présente de manière
organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son
interprétation et ses jugements personnels.
b ) La dissertation consiste à conduire une réflexion
personnelle et argumentée à partir d'une problématique
littéraire issue du programme de français. Pour développer
son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose,
sur les objets d'étude de la classe de première, ainsi
que sur ses lectures et sa culture personnelle.
c ) L'écriture d'invention contribue, elle aussi,
à tester l'aptitude du candidat à lire et comprendre
un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les
caractères singuliers de son écriture. Elle permet
au candidat de mettre en uvre d'autres formes d'écriture
que celle de la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire
un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction
d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le libellé
du sujet.
L'exercice se fonde, comme les deux
autres, sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige
du candidat qu'il se soit approprié la spécificité
des textes dont il dispose (langue, style, pensée), afin
d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en
démarquer ou de les critiquer.
En aucun cas on ne demande, le jour
de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination, libre
et sans contrainte. Le document iconographique, s'il est joint au
corpus, ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé
d'en faire une étude pour lui-même.
L'écriture d'invention peut
prendre des formes variées. Toutefois, comme elle se fonde
sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme
de la classe de première, et qu'elle doit se prêter
à une évaluation objective des correcteurs, elle s'inscrit
dans les orientations suivantes :
- article (éditorial, article polémique, article critique
- éloge ou blâme -, droit de réponse...) ;
- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans
le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des
lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents
dans un des textes du corpus...) ;
- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue
théâtral) ;
- discours devant une assemblée ;
- essai ;
- récit à visée argumentative sous forme de
fable, d'apologue...
Pour la série littéraire,
on ajoutera :
- amplification (écriture dans les marges ou les ellipses
du texte), parodie et pastiche.
III - L'EPREUVE ORALE (Toutes séries)
préparation : 30 minutes
durée : 20 minutes
coefficient : 2.
L'examen oral a
pour but d'évaluer la capacité du candidat à
mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester
ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité
et une culture personnelles, et de manifester sa maîtrise
de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer
avec l'examinateur.
L'élève présente
un "descriptif des lectures et activités" réalisées
pendant l'année, (rédigé par son professeur).
Ce document rend compte de l'ensemble du travail mis en uvre
dans la classe. Il mentionne explicitement les textes et les uvres
intégrales analysées, les groupements de textes étudiés,
les lectures cursives effectuées, ainsi que leurs relations
avec les objets d'études. Il présente toutes les précisions
nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement
et sans équivoque du travail du candidat. Les travaux personnels
peuvent y figurer. Il est signé par le professeur et visé
par le chef d'établissement.
L'examen oral se déroule en
deux parties qui s'enchaînent, précédées
d'un temps de préparation unique de 30 minutes.
Chacune des deux parties, d'une durée
de 10 minutes, est évaluée sur 10 points.
Première partie de l'épreuve
: le candidat rend compte de la lecture qu'il fait d'un texte choisi
par l'examinateur dans le descriptif des lectures et activités.
Cette lecture est orientée par une question initiale à
laquelle il doit répondre en partant de l'observation précise
du texte, en menant une analyse simple et en opérant des
choix afin de construire une démonstration. On n'attend donc
de lui ni une étude exhaustive du texte ni la simple récitation
d'une étude faite en classe.
Le choix de l'extrait
L'extrait est tiré d'un des
groupements de textes ou d'une des uvres intégrales
étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif
des lectures et activités.En aucun cas le candidat n'est
interrogé, pendant cette partie de l'épreuve, sur
les lectures cursives.
Trois possibilités sont offertes à l'examinateur qui
adapte ses attentes et son évaluation à la possibilité
qu'il a retenue :
- interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un
des groupements de textes ;
- interroger sur un extrait - ayant fait l'objet d'une explication
en classe - tiré d'une des uvres intégrales
étudiées en lecture analytique ;
- interroger sur un extrait - n'ayant pas fait l'objet d'une explication
en classe - tiré d'une des uvres intégrales
étudiées en lecture analytique.
La longueur de l'extrait
La longueur du texte ou de l'extrait
à étudier ne peut être fixée dans l'absolu.
Elle dépend en fait de la question posée et des éléments
de réponse à rechercher dans te texte. On s'en tiendra
donc à une limite inférieure (une demi-page, ou moins
dans le cas d'une forme poétique brève...) et à
une limite supérieure (une page et demie, éventuellement
deux pages pour un texte théâtral).
La question
Une question écrite amène
le candidat à étudier, en lien avec l'objet d'étude
ou les objets d'étude retenu(s), un aspect essentiel du texte.
Elle est formulée avec clarté et évite toute
utilisation abusive de termes techniques susceptibles de mettre
le candidat en difficulté. Elle appelle une interprétation,
fondée sur l'observation précise du texte.
L'exposé du candidat
Le candidat fait une lecture à
haute voix de la totalité ou d'une partie du texte à
étudier, avant son exposé ou au cours de son exposé
au choix de l'examinateur.
L'exposé est ordonné.
Il prend constamment appui sur le texte proposé mais ne peut
consister en un simple relevé. Il présente, de façon
libre mais adaptée, les éléments d'une réponse
organisée à la question posée.
La deuxième partie de l'épreuve
est un entretien, pendant lequel l'examinateur s'attache à
conduire un dialogue permanent avec le candidat.
Les objectifs de l'entretien
L'examinateur ne se livre pas à
un "corrigé" de la première partie de l'épreuve.
Il veille à ne pas exiger du candidat la récitation
pure et simple d'une question de cours. Il cherche au contraire
:
a) à ouvrir des perspectives ;
b) à approfondir et à élargir la réflexion,
en partant du texte qui vient d'être étudié
pour aller vers :
- l'uvre intégrale ou le groupement d'où ce
texte a été extrait ;
- une des lectures cursives proposées en relation avec le
texte qui vient d'être étudié ;
- l'objet d'étude ou les objets d'étude en relation
avec le texte qui vient d'être étudié ;
c) à évaluer les connaissances du candidat sur l'uvre
ou l'objet d'étude ;
d) à apprécier l'intérêt du candidat
pour les textes qu'il a étudiés ou abordés
en lecture cursive ;
e) à tirer parti des lectures et activités personnelles
du candidat.
La conduite de l'entretien
En liaison avec l'objet ou les objets
d'étude, l'examinateur cherche à évaluer un
ensemble de connaissances et de compétences issu des lectures
de l'année. Il ouvre le plus possible cet entretien aux lectures
et aux activités personnelles du candidat, telles qu'elles
sont mentionnées sur le descriptif. Pour cette raison, l'examinateur
s'appuie sur les propos du candidat et conduit un dialogue ouvert.
Les documents à fournir
L'exemplaire personnel du descriptif.
Deux exemplaires du manuel en usage dans la classe, ainsi que des
oeuvres intégrales étudiées.
Deux jeux de photocopies des textes ne figurant pas dans le manuel.
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