Jean Luc Ly

jeanlucly@orange.fr

 

 

Travaux dirigés du 13 mai 2009

 

Thème : Une comparaison des plans de relance 2008-2009

 

Travaux réalisés par l’un des groupes locaux de travail consacré à la réflexion sur l’intégration de l’actualité récente dans les cours de SES.

 

Ont participé à l’élaboration de ce travail :

 

Aîssatou N’diaye ; Valère Steiner, Sabine Brucker,  Nelly Giorgutti Yolande Berrahal ; Sabine Bathier, Toufik Layadi, Véronique Ligier ; Philippe Achard, Abdeljabbar Soltani et Jean Luc Ly

 

 

TD n°1- les principales limites des plans de relance européens

 

TD n°2- Les instruments utilisés lors des relances européennes.

 

TD n°3- Un TD est en cours d’élaboration sur le thème de l’absence de coordination des politiques conjoncturelles.

 

Document annexe :

 

 Un schéma de synthèse réalisé par S. Bathier TD n°1.

Groupes locaux – Besançon                                                                   TD n°1 du 13/05/2009

 

Travaux pratiques/ Niveau première ES/ Thème : l’action des pouvoirs publics

Notions : Dépense publique, contrainte extérieure, contrainte budgétaire

Objectif : interrogation sur les contraintes qui pèsent sur les politiques de relance

 

Travaux

1)      Comment peut-on relancer l’activité économique (documents 1 et 3)

2)      Quelle est l’unité retenue pour construire le document 1 ? Justifiez ce choix

3)      Les plans de relance donnent-ils la priorité à l’investissement ou à la consommation Justifiez au moyen des informations contenues dans les documents 1 et 3

4)      Expliquez la phrase soulignée du document 3

5)      Expliquez pourquoi les déficits publics vont s’aggraver en 2009 et  pourraient se réduire légèrement après 2010. (documents 2 et 3)

 

Synthèse : vous présenterez les principales limites des plans de relance européens

 

 

Document 1

 

 

Document 2

http://www3.ac-clermont.fr/pedago/ses

 

 

 

Document 3

 

Paris avait présenté le plan français qui, pour 26 milliards d'euros de dépenses affichées, se voulait une réponse forte à la menace de récession et cohérente avec le cadre européen. L'Union est-elle vraiment en ordre de bataille face à la crise?

C'est l'occasion ou jamais de coordonner les politiques budgétaires au sein de l'Union européenne. En effet, dans des économies très intégrées, une stimulation de la dépense dans un pays a des effets chez ses partenaires. Pour atteindre son efficacité maximale, la relance doit donc être menée dans tous les pays à la fois. En outre, il est tentant pour un pays de jouer les "passagers clandestins", c'est-à-dire de profiter du regain de demande chez ses voisins sans avoir à supporter le coût budgétaire d'une relance. Ce qui conduit tout droit à l'immobilisme collectif. .Au final, la relance européenne annoncée en décembre dernier n'est en fait qu'un habillage communautaire de plans nationaux disparates, que chaque Etat avait déjà plus ou moins décidé dans son coin.

Le plan britannique privilégie la relance de la consommation  (Les) approches française et allemande (…) privilégient l'investissement (privé, mais surtout public). Ce dernier possède en effet de nombreuses vertus: toutes les dépenses servent à stimuler la production. L'effet multiplicateur est donc maximal: on estime que la croissance supplémentaire créée par un euro d'aide à la consommation est de 0,50 euro, contre plus d'un euro pour une même dépense consacrée à l'investissement. Défaut majeur de ce type de mesures: les délais de mise en oeuvre. « Le plan français n'aura pas d'impact avant fin 2009 », explique Gilles Moec.

Les plans de relance et la dégradation accélérée de la conjoncture creusent les déficits publics partout en Europe. Le dérapage est particulièrement spectaculaire au Royaume-Uni, où le besoin de financement public dépassera 8% du PIB cette année. En France, les mesures annoncées vont (…) le faire dériver vers 4,5% (du Pib selon l’OFCE La dette publique, à 67% du PIB en 2009, va s'alourdir dans les années qui viennent

 

Sandra Moatti, plan de relance, pourquoi ça ne suffira pas, Alternatives économiques, janvier 2009 n°276

 

 

Groupes locaux – Besançon                                                               TD n°2     13/05/2009

 

Travaux pratiques/ Niveau première ES/ Thème : l’action des pouvoirs publics

Notions : Dépense publique, contrainte extérieure, contrainte budgétaire

Objectifs : mettre en évidence les instruments utilisés par les relances européennes

 

 

Travaux

 

1)    Comment les banques centrales ont-elles réagi face à la crise financière de 2007 ? Comparez l’action de la BCE à celle des autres banques centrales. (doc.1)

 

2)    Expliquez les effets attendus de cette action sur la demande. Vous répondrez au moyen d’un schéma d’implication en utilisant les termes suivants :

 

Coût du crédit/ taux directeurs/ crédit aux entreprises/ Pib/ Volume de crédit/ consommation/ Taux d’intérêt des banques commerciales/ investissement/ crédit aux ménages.

 

3)    Après avoir rappelé quelles sont les deux composantes de la demande, vous indiquerez la priorité retenue par les plans français et britanniques. (Doc.2)

 

4)    Présentez au moyen d’un schéma d’implication les mécanismes par lesquelles les mesures soulignées dans le doc.2 peuvent participer à la relance de l’économie.

 

5)    Remplissez le tableau suivant

 

 

Avantages

 

inconvénients

Financement de l’investissement public

 

 

Aide au financement de l’investissement privé

 

 

 

6)    Pourquoi ne peut-on pas véritablement parler de « relance européenne » (doc.3) ?

 

 

Document 1

 

Les taux directeurs des banques centrales

(Agence France Presse 2 avril 2009)

 

Line graph showing interest rates applied by the European Central ...

  

Document 2

 

 

Grande Bretagne

Plan du 24 novembre 2008

23 milliards d’euros, 1% du Pib

France

Plan du 4 décembre 2008

26 milliards d’euro, 1,3% du Pib

 

Stimulus fiscal

Baisse de la TVA de 17,5 à 15%

Augmentation de l’abattement fiscal 

Coût total du stimulus fiscal= 14,7 milliards de livres

 

Aide aux ménages

Avancement au 1 janvier 2009 des aides aux familles et retraités prévues pour avril

Coût total 1,8 milliards de livres

Prime à la casse de 1000 €

Prêt à taux 0 pour la construction et aide au logement social

Prime de solidarité active de 200 €

Coût total 2,7 milliards d’€

Investissements publics

Avancement en 2009 des projets d’investissement prévus en 2010 et 2011 dans le logement social et l’énergie

 

Coût : 2,9 milliards de livres

Avancement des projets d’investissement de l’Etat dans les infrastructures, l’enseignement, la recherche, la défense et sécurité, le patrimoine

Investissement des entreprises publiques

Coût : 8 milliards d’€

Aide aux collectivités locales : 1,25 milliards d’€

Aide aux entreprises

Diverses mesures de soutien à la trésorerie coût : 525 millions de livres

Versement par l’Etat de sa dette au titre de crédit d’impôt recherche

Mensualisation du remboursement de la TVA

Coût total 12,8 milliards d’€

 

D’après Médiapart, plans de relance français et britannique : une comparaison, 7 décembre 2008

 

 

 

Document 3

 

Nicolas Sarkozy (…) pouvait ajouter à l'actif de sa présidence de l'Union l'adoption d'une réponse européenne concertée à la crise économique: un plan de relance de 200 milliards d'euros équivalent à environ 1,5% du produit intérieur brut (PIB) européen (…) Quelques jours auparavant, dans la foulée d'autres capitales, Paris avait présenté le plan français (…) pour 26 milliards d'euros de dépenses

C'est l'occasion ou jamais de coordonner les politiques budgétaires au sein de l'Union européenne. En effet, dans des économies très intégrées, une stimulation de la dépense dans un pays a des effets chez ses partenaires. Pour atteindre son efficacité maximale, la relance doit donc être menée dans tous les pays à la fois. En outre, il est tentant pour un pays de jouer les "passagers clandestins", c'est-à-dire de profiter du regain de demande chez ses voisins sans avoir à supporter le coût budgétaire d'une relance. Ce qui conduit tout droit à l'immobilisme collectif.         

Comment éviter cet écueil? La première solution, en théorie la plus satisfaisante, serait la mise en commun des ressources mobilisées. Mais cela suppose un revirement radical des Etats membres, qui se sont toujours opposés à augmenter leur contribution au budget européen (il plafonne toujours à 1% du PIB communautaire) ou à autoriser l'Union à s'endetter. (…)

Au final, la relance européenne annoncée en décembre dernier n'est en fait qu'un habillage communautaire de plans nationaux disparates, que chaque Etat avait déjà plus ou moins décidé dans son coin. Sur les 200 milliards d'euros de dépenses affichées, 30 milliards seulement sont issus de financements communautaires (principalement des prêts de la Banque européenne d'investissement (BEI), les 170 milliards restants relèvent des budgets nationaux. "La coordination consiste essentiellement à s'affranchir du pacte de stabilité", juge Gilles Moec.

 

Sandra Moatti , Relance : pourquoi ça ne suffira pas, Alternatives Economiques -  n°276 - Janvier 2009