L'aide publique au développement et la dette du Tiers Monde
Quelle est la bonne définition de l'aide publique au développement ?
L'aide publique au développement, c'est l'aide humanitaire
L'aide publique au développement, ce sont des dons
Tous les flux d'argent, de vivres et de médicaments en direction des PMA constituent une aide au développement
Ce sont les pays donateurs qui mesurent la part de leur dépense publique consacrée à favoriser le développement d'un pays en développement
N'est comptabilisé dans l'aide publique au développement que ce qui contribue réellement au développement des PMA
Quelle est la définition du développement ?
Une augmentation soutenue d'un indicateur de production globale, par exemple du PIB en volume
Une économie régulée par le marché dont les activités sont privatisées et insérées dans le commerce mondial, révélant d'importantes inégalités
La combinaison de changements mentaux et sociaux d'une population qui la rend apte à faire croître cumulativement son produit réel global
Une économie dans laquelle une production, par exemple le pétrole s'accroît de façon très rapide
C'est la caractéristique d'une économie qui se diversifie (agricole, industrielle, tertiaire) pour satisfaire de façon autonome l'ensemble des besoins de la population
Il satisfait les besoins de la génération actuelle sans sacrifier l'environnement ni les besoins des générations futures
C'est l'élévation du PIB par habitant
Quels sont les pays qui aident le plus ?
Ce sont les Etats-Unis qui contribuent proportionnellement le plus à l'aide au développement
Seuls les pays les plus développés comme les Etats-Unis, l'Europe et le Japon contribuent à l'aide au développement.
Ce sont les pays d'Europe du Nord qui réalisent proportionnellement les plus gros efforts pour l'aide au développement
La France fait partie des pays les plus généreux envers les pays du Tiers-Monde
L'aide au développement a considérablement progressé, elle a été multipliée par 25 en 45 ans
Quels sont les pays qui ont reçu le plus d'aide publique au développement depuis les années 60 ?
L'Inde, l'Egypte, le Pakistan, l'Indonésie, le Bangladesh et le Vietnam
Ce sont des territoires d'Outre mer de la France et des Pays-Bas qui ont le plus bénéficié de l'aide publique au développement
Ce sont les pays les moins avancés (PMA) d'Afrique sub-saharienne qui ont été les principaux bénéficiaires
Des pays comme Israël et l'Irak ne figurent pas parmi les principaux bénéficiaires
L'aide a surtout été dirigée vers les pays qui en avaient le plus besoin : les grands pays les plus pauvres
L'aide va principalement aux PMA
L'aide va principalement aux pays émergents
L'aide au développement a beaucoup évolué
L'aide progresse beaucoup
A chaque période, la moitié de l'aide va aux pays pauvres
L'aide aux PMA diminue régulièrement de 39 % à 15 %
Quelle était la justification économique de l'aide publique au développement dans les années 60 ?
Il s'agissait de compenser la faiblesse de l'épargne interne pour financer l'investissement
Il s'agissait de suivre les enseignements chrétiens de charité envers d'autres hommes risquant de mourrir de faim, ou pour les communistes, de soutenir d'autres travailleurs
Selon une doctrine libérale, chacun doit penser à ses propres intérêts, il n'y a donc pas de justification ni morale ni économique à l'aide
Les firmes multinationales investissaient dans le Tiers-Monde pour s'emparer des matières premières
L'aide publique finançait surtout l'armement et était plus un moyen de faire la guerre qu'un moyen de financer le développement
Elle est très différente de celle du Plan Marshall en faveur de la reconstruction de l'Europe
Que faut-il retenir à propos de l'aide bilatérale et multilatérale ?
Aujourd'hui, 30 % de l'aide au développemement est multilatérale, c'est à dire qu'elle transite par des organisations internationales
L'aide bilatérale est beaucoup plus efficace pour le développement parce que les donateurs savent à quoi elle sert
La quasi totalité de l'aide est multilatérale puisqu'elle est organisée par l'ONU ou des ONG internationales
L'aide multilatérale est une aide qui couvre une large partie des besoins des pays : santé, alimentation, infrastructure, éducation etc...
Quand la France aide plusieurs pays d'Afrique, on peut parler d'aide multilatérale
Comment interpréter ce tableau statistique ?
La situation des pays concernés s'améliore grâce à la progression de l'aide d'urgence et de reconstruction
Au lieu d'être consacrée à des programmes de développement, l'aide sert de plus en plus à alléger les dettes et à l'urgence (de 21 % dans les années 90 à 43 % dans les dernières années)
L'aide est consacrée au financement des infrastructures et à la construction d'écoles
Ce tableau révèle l'effort des pays riches pour alléger la dette du Tiers-Monde
Quel est l'impact de l'aide alimentaire ? Le nombre d'urgences alimentaires a fortement augmenté, passant d'une quinzaine par an durant la décennie 80 à plus d'une trentaine par an depuis 2000 en raison notamment de la multiplication des crises en Afrique. En 2005, 73 millions de personnes ont bénéficié d'aide alimentaire : 10 millions de tonnes par an en moyenne, soit moins de 2 % des exportations mondiales de céréales et moins de 0,5 % de la production. Mais son volume varie de manière inversement proportionnelle aux prix mondiaux. Autrement dit, l'aide augmente lorsque les prix sont bas et baisse lorsque les prix sont élevés, c'est-à-dire au moment où les pays pauvres frappés par une crise ont le plus de difficultés à se fournir sur le marché international. Les prix des denrées alimentaires chutent presque toujours sur les marchés locaux dès qu'une distribution de d'aide alimentaire a lieu. Elle fragilise donc les agricultures locales et mine ainsi la sécurité alimentaire. D’après la FAO, La Tribune 25.1.07
L'aide alimentaire est indispensable pour sortir les PMA du sous-développement
L'aide alimentaire est très insuffisante : 10 millions de tonnes, tous les surplus agricoles de l'Europe devraient être envoyés dans le Tiers-Monde
Tant que les PMA compteront sur les pays riches pour se nourrir, ils resteront sous-développés
L'aide alimentaire ne sert que les intérêts des firmes agroalimentaires américaines ou européennes
L'aide alimentaire apparait nécessaire face aux crises qui se multiplient en Afrique notamment mais ses effets pervers sont dénoncés par la FAO
Quelle est la conséquence de l'aide pour ceux qui la reçoivent ? Tapez votre réponse sans article : juste un mot
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dette
développement
richesse
dépendance
Qu'appelle-t-on service de la dette ?
C'est un bureau à Washington qui est chargé de recevoir les représentants des pays endettés
C'est la somme des dettes accumulées
C'est ce que chaque pays endetté doit payer chaque année : intérêts et remboursements
Si le service de la dette est inférieur au PIB, il n'y a pas de souci
Le service de la dette, c'est un service rendu par les pays les plus riches : ils annulent les dettes
Quelle est la meilleure interprétation de ce document ? service de la dette rapporté aux exportations et dette totale rapportée au PIB en %
Ce graphique parle des exportations et du PIB en % de l'ensemble des pays en développement de 1970 à 2004
Le % des exportations qui était de 19, 4 % en 1981 baisse régulièrement jusqu'en 2004 : 12, 5 %
Les sommes consacrées chaque année par les pays en développement au remboursement des dettes et au paiement des intérêts représentaient plus d'un quart des recettes de leurs exportations en 1986 et deux fois moins en 2004. Mais la dette totale représente encore un tiers du PIB
Le premier choc pétrolier a eu lieu en 73, la première crise mexicaine en 82, le plan Brady en 89, la seconde crise mexicaine en 94 et la crise asiatique et russe en 97-98
Les pays en développement ont vu leur situation se déteriorer de 80 à 86 et de 94 à 99 et s'améliorer les autres années. Mais, il ne s'agit que d'une moyenne.
Que peut-on dire de la dette des pays en développement ?
Ce graphique ne parle pas de dettes mais de créances du Club de Paris de 1980 à 2005 en dollars constants
La dette des PED qui atteignait déjà 10 milliards de $ en 1980 a été multipliée par 5 en 91 et reste encore supérieure à 30 milliards
Ces chiffres prouvent que les pays riches sont de plus en plus généreux envers les pays en développement
En général, depuis 25 ans, les créances ne dépassent pas les 20 milliards de $ sauf 6 années
Quelle est la meilleure interprétation de ce document ?
Ce tableau parle de la répartition de la dette entre l'Amérique latine et l'Afrique sub-saharienne
L'origine des dettes des pays africains est publique à 80 %, celle d'Amérique latine est privée à 75 %
Plus de la moitié de l'aide multilatérale va en Amérique latine ou en Afrique, 47 % de l'aide bilatérale, 35 % de l'aide des banques et 63 % des autres titres
17 % de l'aide multilatérale en Amérique latine sert à rembourser la dette, 39 % en Afrique, 50 % des autres titres pour l'Amérique latine et 41 % de l'aide bilatérale pour l'Afrique
Que faut-il retenir principalement de ce document ? Comme les pays industrialisés, les pays en développement importent des capitaux pour financer leur croissance. Ces flux de financement peuvent être publics (multilatéraux ou bilatéraux) ou privés, des IDE, des investissements de portefeuille, des flux d'endettement ou des dons. Un endettement suppose le versement d'intérêts et le remboursement (service de la dette). L'emprunteur doit donc mettre en œuvre une stratégie de développement efficace pour générer des revenus suffisants. La charge de la dette peut devenir un fardeau qui fait obstacle au développement voire conduire à une cessation de paiement. L'Argentine dès 1956, puis le Mexique en 1982 et en 1994 ont du renégocier leur dette auprès des Etats créanciers (le Club de Paris). Le plan Brady en 1989 a allégé une partie de la dette et reconverti des prêts bancaires en titres négociables. A partir de 1996, le FMI et la Banque mondiale ont consenti des allègements de dette aux 42 Pays Pauvres Très Endettés en échange de mesures d'ajustement structurel. Cette initiative a contribué à réduire un peu l'endettement par exemple celui du Mozambique est passé de 149 % à 72 % du PIB, de 90 à 69 % pour le Mali et de 65 à 61 % pour l'Ouganda. Mais la dette reste encore insoutenable pour lutter contre la pauvreté. Or nombre de gouvernements bénéficiaires sont accusés de corruption. Les pays du G8 réunis en juillet 2005 ont décidé un nouvel allègement de 57 milliards de $ et se sont une nouvelle fois, engagés à accroître leur aide au développement. Mais ces promesses entrent en contradiction avec les engagements à réduire les dépenses publiques . Le risque d'une nouvelle crise d'endettement n'est donc pas exclue. D'après Conjoncture de mars 2006, Bulletin de la BNP
Des pays en développement qui ont financé leur croissance par des capitaux extérieurs se sont tellement endettés qu'ils sont devenus parfois incapables de rembourser. Des allègements de dette leur ont été consentis en contre partie d'un plan d'ajustement
Le FMI, la Banque mondiale et le G8 ont décidé d'annuler la dette du Tiers-Monde qui était devenue insoutenable
Pour financer leur croissance les pays en développement ont besoin de capitaux extérieurs (publics et privés)
La Banque mondiale a consenti des allègements de dette aux 42 Pays Pauvres Très Endettés en échange de mesures d'ajustement structurel. Cette initiative a contribué à réduire l'endettement du Mozambique est passé de 149 % à 72 % du PIB, de 90 à 69 % pour le Mali et de 65 à 61 % pour l'Ouganda
Quelle institution a pris des mesures pour faire face à la crise de la dette depuis les années 80 ? Taper un sigle sans article
FMI
FMN
BCE
OCDE
En quoi consiste un "plan d'ajustement structurel" ?
Il s'agit d'une planification inspirée de l'économie soviétique
Il s'agit d'une stratégie de développement autocentré
Il s'agit de faire face à une difficulté passagère
Il s'agit d'une réduction des dépenses publiques, d'une privatisation, d'une ouverture, d'une dévaluation ....
Il s'agit d'une politique économique de relance d'inspiration keynésienne, favorisant les services publics (santé et éducation) et par des hausses de salaires
Comment caractériser l'évolution récente de l'aide française au développement ? La France au secours de la fracture mondiale... Un récent sondage révèle que 83 % des Français croient que l'Hexagone joue un rôle important dans le monde en matière d'aide. Selon le projet de loi de finances discuté à l'Assemblée nationale, la France devrait consacrer 0,5 % de son PIB à l'APD en 2007, contre un peu plus de 0,3 % début 2001. En fait, la hausse de l'APD ces dernières années est essentiellement le fait des annulations de dette. L'Irak et le Nigeria, par exemple, ont bénéficié d'allégements massifs comptabilisés comme une hausse de l'APD. Malgré les certitudes des Français, l'objectif des 0,5 % a peu de chance d'être atteint La Tribune 19.10.06
La France a décidé d'être le champion de l'aide au développement en particulier en proposant de taxer les transports aériens et d'annuler la dette
Il y a un certain contraste entre les discours et les faits : l'aide française représente encore moins de 0,5 % du PIB, un tiers est multilatérale et un quart correspond à un allègement de la dette
83 % des Français veulent accroître l'aide au développement et annuler les dettes du Tiers-Monde
L'Irak et le Nigéria ont été les principaux bénéficiaires de l'aide française au développement qui représente 5 % du PIB
Quel bilan peut-on tirer des politiques décidées par le FMI et la Banque mondiale depuis une vingtaine d'années ?
Ces deux institutions ont bien géré les crises de la dette et désormais l'aide est conditionnée à une bonne gouvernance
Après avoir imposé des plans d'austérité aux pays du Tiers-Monde, les responsables de ces institutions reconnaissent les limites de ces politiques libérales
Ces institutions ont imposé un régime d'austérité et des solutions libérales aux pays du Tiers-Monde qui ont pu rejoindre les pays émergents
Grâce à l'intervention de ces institutions, les pays du Tiers-Monde sont sortis de l'endettement mais doivent encore lutter contre la corruption
Le rôle des ces institutions sous l'influence des Etats-Unis a été catastrophique pour les peuples du Tiers-Monde qui ont du subir des politiques d'austérité.
En conclusion qui aide qui ?
L'histoire montre que le moyen efficace de développement, c'est l'importation de capitaux. Donc, les IDE et l'aide doivent continuer en direction des pays du Sud
On parle d'aide du Sud par le Nord, mais finalement, c'est plutôt le Sud qui finance le Nord, particulièrement les Etats-Unis
Jusqu'en 1985, le marché ne fonctionnait pas bien, il fallait aider les pays sous-développés, depuis cette date, ce n'est plus utile car le marché favorise le développement
A force d'aider les pays sous développés et de réaliser des IDE dans ces pays, les pays comme l'Amérique et l'Europe s'appauvrissent