Comment ont évolué production et commerce mondial ?
Les exportations sont supérieures au PIB
Le graphique parle des exportations de marchandises et du PIB réel
Le commerce mondial s'accroit toujours plus vite que la production
Au cours des 15 dernières années, les exportations se sont accrues plus vite que la production mondiale sauf en 2001
Etant donné l'inflation, on ne peut pas dire à quels rythmes se sont accrus commerce et production mondiales
En 2000, le PIB est de 4 et les exportations de plus de 10
Quelle information peut-on tirer de ce graphique ?
Il parle de la répartition des échanges dans le monde en 2004
Il parle de l'évolution du commerce international en 2004 : les produits manufacturés se sont accrus de 61 %
Le commerce international concerne surtout le pétrole et les produits agricoles
Le commerce international concerne à 80 % des marchandises et à 20 % des services commerciaux
En 2004, le commerce international a représenté 11032 milliards de $
Quelle information peut-on tirer de ce tableau ?
L'Europe réalise près de la moitié du commerce mondial
Les Etats Unis et la Chine réalisent la plus grande part du commerce mondial
Le tableau ne parle ni des Etats-Unis ni de la Chine
Les 2/3 du commerce mondial est réalisé au sein de chaque pôle de la Triade
Quelle information peut-on tirer de ce graphique ?
La France est le 5 ° exportateur mondial
Les exportations allemandes ont progressé de 9,3 % en 2005
10 pays seulement participent au commerce international
La part de marché de chaque pays dépend de son poids dans le PIB mondial
Quelle information peut-on tirer de ce graphique ?
Les exportations ont baissé sauf celles de la Chine
Les grands gagnants sont l'Allemagne et la Chine
La part de marché de la Chine a été multipliée par 3,5 en 15 ans au détriment des 4 autres pays
L'Allemagne a dépassé les Etats-Unis
Comment interpréter ces données statistiques ?
La place dans le commerce mondial ne résulte pas seulement du degré d'ouverture mais aussi du marché intérieur
Plus le pays est ouvert, plus sa part dans le commerce international est grand
Le commerce international représente 22 % de la production mondiale mais une part plus élevée pour la France, la Chine et surtout l'Allemagne
La France qui est moins ouverte que l'Allemagne obtient donc une part de marché plus faible
Comment interpréter ces données statistiques ?
La France réexporte presqu'autant qu'elle n'importe
Ce tableau statistique révèle la fragmentation du processus de production 28 % des CI sont réexportées et davantage par l'UE, l'Allemagne en particulier
L'UE et l'Allemagne ont les résultats les plus élevés, les Etats-Unis les plus faibles
28 % du commerce mondial est composé de biens intermédiaires
Avec qui la France commerce-t-elle en 2006 ? Choisissez la meilleure interprétation
La France exporte beaucoup vers l'Union Européenne et l'Amérique
La France doit acheter du pétrole au Moyen Orient, vendre des produits industriels à la Chine et des produits alimentaires à l'Afrique
La France exporte davantage qu'elle n'importe (65 / 61) avec l'Union Européenne
L'Allemagne, le RU et l'Italie figurent parmi nos principaux clients
La majorité du commerce extérieur de la France est effectué avec des pays européens voisins et pour une faible part avec les pays émergents
Comment caractériser l'évolution récente du commerce extérieur de la France ?
Le commerce extérieur de la France est toujours déficitaire
En 2006, la France a exporté 386,9 et importé 416,1
Le commerce de la France a beaucoup évolué de 2002 à 2006
De 2003 à 2006, les exportations françaises ont augmenté de 20 %, les importations de 29 % entraînant un déficit
Les exportations, comme les importations et le déficit commercial ont augmenté
Comment interpréter le déficit commercial de la France ? "Si l'on rapporte les exportations au nombre d'habitants, nous occupons le 2e rang derrière l'Allemagne. Un Français exporte 60 % de plus qu'un Américain, 40 % de plus qu'un Japonais. Certes, il n'y a que 100.000 PME exportatrices en France contre 200.000 en Allemagne mais l'industrie allemande pèse deux fois plus lourd que l'industrie française" François David directeur de la COFACE La Tribune 18.12.06
La France perd des parts de marché
Alors que l'Allemagne est championne des exportations, la France décline
Faute d'expansion, l'économie française ne peut pas exporter
Comme d'autres pays développés, la France perd des parts de marché face à la Chine, mais son déficit est à relativiser
La France exporte toujours des produits agroalimentaires, des produits de luxe et de gros contrats
Que faut-il retenir de l'exemple de l'habillement ? Après quarante ans de protection des marchés américains et européens du textile par divers dispositifs de contingentements quantitatifs (accord coton de 1963, accord multifibres de 1974), le secteur de l'habillement a connu le 1° janvier 2005 une étape décisive avec la libéralisation des quotas. Cette première année de marché libéralisé ne s'est toutefois pas écoulée sans heurts et, aux États-Unis comme en Europe, des accords ont finalement été renégociés, alors que le déferlement des importations chinoises bouleversait les marchés. Un an après la libéralisation des quotas, la Chine a exporté plus de 116 milliards d'articles textiles, soit 19% de plus qu'en 2004. Les Echos 5.1.2006 La Chine produit 24 % des textiles vendus dans le monde aujourd'hui. Pourquoi ces textiles sont-ils produits ? Pour les besoins des consommateurs, chinois bien sûr, mais surtout étrangers. C'est ce que j'appelle la dictature du consommateur. Le sort de la mondialisation est d'abord entre les mains des consommateurs. Si la Chine pose un problème économique et social à la France aujourd'hui, c'est parce que les Français ont un immense appétit de consommation de biens produits en Chine. François Heisbourg l'Épaisseur du monde La Tribune 26.2.07
Le libre échange est une catastrophe pour les Français, les produits chinois déferlant sur l'Europe ruinent l'industrie française
L'industrie textile française a vécu très longtemps à l'abri de mesures protectionnistes, désormais les consommateurs peuvent s'habiller pour moins cher
Les pays développés prônent le libre échange depuis plus de 50 ans pour favoriser les consommateurs, mais acceptent difficilement son application qui ruine l'industrie textile et supprime les emplois
Le consommateur français ou américain est responsable des suppressions d'emplois dans le textile
Les grands groupes avec l'appui de l'Union Européenne ont permis à la Chine d'imposer sa production dans le monde entier
Quelle relation peut-on établir entre ces deux informations ? Les services de transport internationaux représentaient 150 milliards $ en 1980, 250 en 1995, et 450 en 2003 (CEPII 2006) L’entreprise Bonduelle exporte depuis la France des poêlées de légumes surgelés. Il ne s’agit toutefois pas d’exportations entièrement françaises puisque les choux-fleurs peuvent venir de Pologne, les choux de Bruxelles, du Guatemala, etc. À la limite, Bonduelle n’exporte depuis la France que des services de conception, de marketing et d’emballage. De même, l’entreprise Conserves de Provence transforme et conditionne du concentré de tomates chinoises pour le revendre en Europe. (OFCE 2006)
La fragmentation du processus de production implique une croissance des transports (valeur multipliée par 3 en 23 ans)
Les tomates provençales ne sont plus françaises et le choux de Bruxelles plus belge
Le transport de tomates et de choux de Bruxelles a été multiplié par 3 en 23 ans
Il n'y a aucun rapport entre ces deux informations, l'une parle du transport, l'autre de l'agro-alimentaire
Comment résumer l'évolution du commerce mondial depuis 30 ans ? La hausse du commerce international depuis le début des années 1950 s’est nettement accélérée au cours des deux dernières décennies Mesurée à partir de données en prix constants, la part des exportations de biens et services dans le PIB mondial a doublé en vingt ans alors qu’elle n’avait progressé que de 2 points entre 1970 et 1985. 30 % des biens et services produits dans le monde sont exportées : l’intégration commerciale de l’économie mondiale atteint aujourd’hui des sommets OFCE 2006 Dans les années 70, les délocalisations concernaient des produits bas de gamme de grande consommation (textile, chaussure, gadgets, etc.). A la fin des années 80, elles touchent l’électronique grand public (téléviseurs, magnétoscopes), les appareils électroménagers (fours à micro-ondes…), l’automobile. Une troisième vague prend de l’ampleur dans les années 90 qui touche des produits de plus en plus sophistiqués (matériels informatiques, de télécommunications…) et commence à s’étendre dans les services, encore une fois en commençant par le bas de gamme (centre d’appels, facturation, saisies des écritures comptables…). Mais les produits plus sophistiqués sont d’ores et déjà concernés, comme l’élaboration de produits financiers et le conseil juridique. Philippe Villemus La norme sans la force, Sciences Po, 2005
Le commerce mondial croît régulièrement
La croissance du commerce mondial s'est accélérée depuis 20 ans, l'économie est de plus en plus globalisée entraînant des délocalisations qui ne se limitent plus à la production industrielle de bas de gamme
Les délocalisations ont remplacé les exportations
Les délocalisations de produits bas de gamme ont favorisé la croissance du commerce mondial (30 %)
Quelle information peut-on tirer du tableau ?
Ce tableau parle du commerce mondial
En 2006, les pays développés recueillent les 2/3 des IDE, la France arrive au 3° rang devant la Chine
Ces données statistiques n'ont aucun rapport avec le commerce international
En 2006, les IDE ont progressé de + 34 % soit 1230 milliards de $
Comment caractériser l'attractivité de la France ? "Depuis les années 70, la France a réussi à attirer 6 % du total mondial des IDE. Depuis les années 90, la France se situe au 3° ou 4° rang mondial derrière les E-U et la Chine. En 2006, les IDE étrangers en France ont permis de créer 35000 emplois" Eric Heyer de l'OFCE cité par l'Expansion du 29.1.07
Avec l'importance des charges et des impôts sur le capital et les hauts revenus, les entreprises étrangères n'investissent plus en France
Les FMN préfèrent investir dans les pays à bas salaires ou à croissance dynamique
Au 4° rang mondial, la France attire les IDE qui sans compenser les délocalisations, ont permis la création de 35000 emplois
Les entreprises françaises sont rachetées par l'étranger
Le libre échange : faits et théories. Quelle est la meilleure réponse ?
Tous les économistes sont d'accord pour préconiser le libre échange
Les économistes sont pour le libre échange et les hommes politiques plutôt pour le protectionnisme
Dans les théories économiques, le libre échange est la norme, dans les faits ce fut historiquement l'exception
Marx est l'un des rares à combattre le libre échange
Colbert, Adam Smith et David Ricardo ont adopté la même argumentation en faveur du libre échange
GATT et OMC, que faut-il retenir ?
Le GATT préconise un altermondialisme contre l'OMC
Le GATT et l'OMC : c'est la même chose, une organisation des Nations Unies pour le commerce et le développement
L'OMC qui regroupe désormais plus de 150 pays dont la Chine, a été mise en place suite aux cycles de négociations du GATT
Ce sont des organismes qui préconisent des accords bilatéraux de libre échange
L'OMC a échoué à organiser le commerce mondial en faveur du développement
Comment expliquer la croissance du commerce international ? "les 2 premières raisons : — la baisse des coûts de transports et de communication, permise notamment par les mutations technologiques ; — la baisse des barrières tarifaires et non tarifaires en phase avec la montée du libéralisme économique et la multiplication d’accords commerciaux multilatéraux, conduits dans le cadre du GATT puis de l’OMC ou de façon bilatérale "[...] OFCE Juin 2006
Le commerce international a rendu les produits étrangers moins chers : moins de frais de transport, moins de taxes
Le commerce international a progressé depuis 50 ans grâce à Internet qui permet de tout savoir des marchés mondiaux
Grâce à l'OMC, le prix de l'essence et du téléphone ont baissé, ce qui a facilité les échanges
C'est l'adopion du libéralisme économique qui a permis la croissance économique et le développement des échanges de capitaux
Il a suffit de baisser les tarifs douaniers pour faciliter les échanges
Comment expliquer la croissance du commerce international ? " parmi les autres raisons : — la baisse des prix des biens échangeables relativement aux biens non échangeables due au différentiel de productivité entre les deux secteurs (effet Balassa) ; — la hausse du revenu par tête qui tend à modifier la structure de la demande au profit des biens industriels plus internationalisés ; — le ratio capital/travail, puisque selon la théorie HOS, plus la dotation en facteurs diverge entre pays, plus leur commerce augmente ;
Le commerce international s'est développé entre pays disposant de beaucoup de main d'oeuvre bon marché et pays disposant de capitaux et de matière grise
Les prix ont baissé, donc les gens ont acheté davantage
C'est compliqué et tout est lié
Le commerce international concerne les biens échangeables dont les prix ont baissé grâce à des gains de productivité et une spécialisation selon les dotations de facteurs
Comment expliquer la croissance du commerce international ? " parmi les autres raisons : – la convergence des niveaux de revenus par tête qui tendrait à accroître le commerce des pays ( demande représentative selon Linder) ; concurrence monopolistique avec rendements d’échelle croissants (selon Krugman,). - On peut ajouter la baisse des coûts de transactions sur le marché des changes, la moindre volatilité des taux de change et une meilleure protection contre le risque de change OFCE 2006
Il y a aussi des explications keynésiennes
Il faut aussi tenir compte des variations de la demande et d'une meilleure régulation des marchés
Les inégalités de revenus et la baisse des coûts expliquent la croissance des échanges
Plus le marché intérieur est développé, plus les exportations s'accroissent