La protection sociale

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   10      2/3      30      40      44      79      Américains      assistance      besoins      Beveridge      Bismarck      capitalisation      ciseaux      CMU      corporatiste      cotisations      crise      CSG      durée de vie      efficacité      fonds de pension      forfait      hôpital      légitimité      médicaments      modèle résiduel      mondialisation      mutualisation      mutuelles      répartition      risques      Sécurité Sociale      spécialistes      un tiers      vieillissement   
On peut distinguer trois modèles de protection sociale : le modèle dont l'origine remonte à la fin du 19 ° siècle en Allemagne à l'époque de ; le modèle universaliste préconisé au milieu du 20 ° siècle par l'anglais et enfin le modèle résiduel reposant sur un libéralisme économique. Dans le premier modèle, les salariés cotisent à des assurances sociales organisées au niveau de l'entreprise ou de la branche d'activité, les prestations sociales sont fonction des cotisations avec une des risques. Dans le second système, chacun est couvert vis à vis des et reçoit en fonction de ses . Dans le troisième, chacun est libre de verser à une compagnie d'assurance privée, l'Etat limitant son intervention à une pour les plus démunis. Dans la réalité, on observe dans les pays une combinaison variée de ces modèles avec une tendance à l'évolution vers un modèle résiduel, sous la double contrainte du vieillissement de la population et de la . de l'économie.
Ainsi la France a adopté en principe des objectifs universalistes à la Libération en créant la . Mais le financement repose principalement sur les des travailleurs et de leurs employeurs. Le régime n'est pas unifié, il y a aussi des complémentaires : 90 % des français ont une assurance complémentaire. Les prestations sociales représentent plus de % du PIB. Ces prestations concernent la santé à 35 %, la vieillesse à %, la famille à 9 % (en baisse), le reste concerne l'emploi, le logement et la pauvreté. Selon Pierre Rosanvallon, on observe une triple de l'Etat-Providence dans les années 90 : financière avec un effet de (les dépenses tendent à augmenter alors que les recettes diminuent), d' (il reste des gens qui passent entre les mailles du filet: SDF...) et donc de (à quoi bon payer tant pour un si piètre résultat). Des réformes ont été proposées visant à responsabiliser les assurés (ticket modérateur, hospitalier et 1 euros à chaque acte médical...), à augmenter les ressources par hausse des taux de cotisations et d'élargissement de l'assiette (création de la ) et à couvrir d'autres personnes (, RMI...). En général, les mesures prises traduisent donc une évolution vers un .
Les Français, dont l'espérance de vie à la naissance dépasse ans, dépensent de plus en plus pour la santé ( % du PIB), les dépensant davantage (16 % du PIB). Il faut noter que les revenus des médecins (6800 par mois en moyenne) augmentent rapidement, certains pratiquent des dépassements de tarifs à la charge des malades. La répartition des dépenses de santé est très inégale : les plus pauvres fréquentent l', tandis que les plus riches consultent les médecins et consomment des de plus en plus chers.
Le de la population pose le problème de l'équilibre entre le nombre de retraités et le nombre d'actifs : la proportion est actuellement en France, de 37 %, elle dépassera probablement 50 % avant 2020.
Deux solutions sont envisageables, soit la répartition : les actifs paient pour les inactifs ; soit la : les actifs prévoyants épargnent pour leur retraite et espèrent recevoir une pension dépendant de leurs cotisations. La France a privilégié, jusqu'à présent la première solution, les Etats-Unis qui avaient créé un système public de retraite par dès 1935, ont privilégié la capitalisation privée dans les années 80. Mais, la faillite d'entreprises comme Enron ont révélé la fragilité du système : les salariés ont non seulement perdu leur emploi mais aussi leur retraite, le étant placé en actions dont les cours se sont effondrés. En moyenne, actuellement, la pension de retraite d'un Français représente les de son salaire précédent (51 % seulement aux Etats-Unis où des plus de 75 ans vit en dessous du seuil de pauvreté). Les réformes engagées en 1993 par Balladur et en 2003 par Fillon (pour la fonction publique) ont allongé la durée de cotisation ( ans) pour bénéficier d'une "pension à taux plein", en réalité diminuée par un calcul non plus sur les 10 meilleures années mais les 25. L'argument : pour être payé plus longtemps, étant donné l'allongement de la , il est normal de travailler et cotiser plus longtemps.