La crise et
PSA
TD Niveau seconde ayant comme support l’utilisation de la presse
nationale et locale et comportant l’étude d’un dossier documentaire sur quatre
séances.
Objectifs :
·
illustrer,
comprendre et relier les thèmes de la production et de l’emploi.
·
Savoir
réutiliser les notions clés pour mettre en évidence des mécanismes simples.
·
Appréhender un
thème du programme sous différents angles : économique, social, politique.
Séance n°1 : Travail sur un texte
introductif tiré de l’usine nouvelle du 07/01/2009
PSA baisse sa
production à Sochaux
L'usine PSA de Sochaux (Doubs), plus grand site industriel d'Europe avec plus
de 12 000 salariés, va se séparer de son équipe de nuit chargée de la Peugeot
308 à partir du 2 février. Le groupe automobile a aussi pris la décision de
revoir ses cadences en baissant la production de 52 à 42 véhicules à
l'heure.
L'usine PSA, en arrêt depuis le 8 décembre, a redémarré son activité hier. Le
chômage technique continue puisque les salariés travailleront cinq jours de
moins par mois entre janvier et mars.
Les 1 200 salariés concernés par la suppression de l'équipe de nuit vont
rejoindre les équipes de jour, tandis que les 900 postes intérimaires ou en CDD
seront supprimés. L'annonce a été faite lors d'un comité d'entreprise
extraordinaire (CCE) mardi 6 janvier, selon la CGT. Un autre CCE doit avoir
lieu vendredi 9 janvier.
Adèle Bouet
1)
Recensez à
l’aide du programme proposé dans le manuel les thèmes et les notions
mobilisables pour comprendre cet article
2)
Définir les
notions choisies si besoin à l’aide du manuel ou d’un dictionnaire de SES
Grâce à l’article et vos
connaissances mettez en évidence les relations entre les décisions prises par
le groupe automobile PSA et leurs conséquences ( la forme du schéma peut être
privilégiée)
Une fois les mécanismes
schématisés, mise en commun et échanges (2 voire 3 élèves proposent leur schéma
au rétroprojecteur ou au tableau),
Les approches (thèmes et
notions) attendues par l’enseignant sont :
Ø production
Ø emploi et
chômage
Ø relations sociales et organisation du travail
Ø En fin de séance n°1 distribuer le dossier documentaire permettant
d’étayer tous les mécanismes simples proposés : 3 dossiers concernant les trois
approches.
Ø 2 groupes de 3 pour chaque dossier.
Le professeur constitue les dossiers cependant
il conserve un document qu'il propose aux élèves de classer dans une des
approches en justifiant (par exemple : document intitulé « la production de l'usine PSA de
Sochaux a repris.... »
L'enseignant
attend que les élèves situent le document à la fois dans l'approche production
mais également dans celle concernant organisation du travail et relations
sociales
Séance n°2 : Distribution des questions
liées à chaque dossier documentaire .
Ø Les groupes se mettent au travail et doivent terminer
le travail proposé pour la séance n°3
Séance
n°3 : mise en commun.
Un groupe par approche
présente les réponses aux questions aux autres membres de la classe, le
deuxième groupe ayant traité le même sujet complète, critique… Les élèves
prennent des notes en tenant compte des remarques et compléments apportés par
l'enseignant.
Il peut être envisagé en fin
de séance la distribution d'une question de synthèse par approche qui ferait
l'objet d'une évaluation soit individuelle soit collective.
Par exemple pour le dossier
1: après avoir montré les menaces qui pèsent sur l'emploi dans le secteur
automobile (et en particulier à PSA),vous présenterez différentes conséquences
qui peuvent affecter les salariés.
Questionnaires
proposés aux élèves :
Dossier n°1: emploi chômage
Document 1: Q1 : distinguer la
situation des salariés de PSA et celle des salariés des sous-traitants du point
de vue des conséquences du chômage technique.
Q2 : donner une signification au passage « le pays de
Montbéliard et les ouvriers découvrent une nouvelle vie ».
Document 2:« 11000
départs en 2009 dont 6000 à 7000 en France » ( Le Pays 12/02/2009)
Q1 : quelle est la part des salariés qui devraient partir en 2009
dans l’ensemble des salariés employés en France ?
Q2 : s’agit-il de licenciements ?
Document 3: « Peugeot Sochaux supprime l’équipe de
nuit « (extraits)(l'humanité
,8/01/2009)
.Q1: quel est le portrait type du salarié le plus vulnérable face à la
réduction de la production ?
Q 2: quelle catégorie socio-professionnelle est prioritairement visée
par ces mesures ?
Q4: illustrez les réactions à l'annonce de la direction de PSA de
supprimer l'équipe de nuit .
Q5 : expliquez la phrase soulignée.
Document 4: « automobile
: la chute des effectifs s'accélère » (INSEE)
Q1 : montrez par un calcul pertinent que la chute de l'emploi dans
l'automobile n'est pas un phénomène récent.
Document 5: « les plus
grands établissements de la zone en 2006 » (source:
INSEE)
Q1: illustrez l'impact du groupe PSA du point de vue de l'emploi dans le pays de Montbéliard.
Dossier n°2:organisation du travail et relations
sociales
Document 1: « opération
patate au traditionnel marché du comité d’entreprise de PSA Sochaux »(
la dépêche 10/12/2008 AFP)
Q1 : illustrer l'une des fonctions du comité d’entreprise à
partir de l’exemple proposé.
Q2 : pourquoi cette opération prend un sens particulier dans le
contexte actuel.
Document 2: « Peugeot
– citroen départ de Christian Streiff :Sochaux attend un changement de
politique » ( le Pays 31/03/2009)
Q1 : d'après les réactions
des différents syndicats quels sont les reproches faits à l'égard de Christian
Streiff , PDG du groupe PSA?
Document 3: « PSA la prime à la
casse dope l’activité à Sochaux» ( Le Pays)
Q1: les commandes reprennent à PSA Sochaux ,pourquoi les syndicats ont-ils
des réactions mitigées?
Document 4: « La
production de l'usine PSA a repris… »(17/03/2009 Reuters )
Q1: pourquoi y a-t-il un conflit chez Key Plastic?
Q2 : grâce à qui et de quelle
façon le conflit social a pu se dénouer ?
Document
5: « Peugeot
Sochaux supprime l’équipe de nuit » (extraits)(l'humanité
,8/01/2009)
Q1: quelles instances représentent les salariés dans le document?
Q2:illustrez les réactions à
l'annonce de la direction de PSA de supprimer l'équipe de nuit .
Dossier n°3: production
Document 1:
« PSA la prime à la casse dope l’activité à Sochaux» ( Le Pays)
Q1 : qu'est-ce que la prime à la casse?
Q2 : montrer que la prime à la casse semble avoir des effets positifs
sur la production.
Document 2: «
Automobile 7, 8 milliards pour redémarrer » ( Le Pays)
Q1 : décrire les principales mesures du plan automobile du gouvernement destinées
à redresser la filière automobile en France.
Q2 : quelles sont les contreparties demandées aux constructeurs
automobiles ?
Document 3: extrait « l’automobile au ralenti
» ( alternatives économiques n° 277 février 2009)
Q1 : mettre en évidence par des chiffres appropriés les
difficultés des constructeurs français.
Q2 : quelles sont les causes de la baisse des ventes ?
Q3 : pourquoi l’automobile est le secteur dont la situation est
la plus préoccupante ?
Document 4:activités
spécifiques de la zone par rapport à la région en 2006
Q1 : que signifie activités
sous représentées et sur représentées par rapport à la région ?
Q2 : pourquoi la crise dans le secteur automobile est encore plus
problématique pour la zone de Montbéliard ?
Document 5: « la
production de l'usine PSA a repris… » 17/03/2009
Q1:montrez
le lien économique qui existe entre PSA, key plastics de Veaujoucourt et la
société mère du Michigan.
Q2:pourquoi
peut-on dire que la crise est mondiale ?
Q3:grâce
à qui et de quelle façon le conflit social a pu se dénouer ?
Dossier
documentaire n°1: emploi et chômage
Document
1 :
« on se lève, on emmène
les enfants au karaté »
( le Monde ,20/12/2008)
Un ouvrier de
PSA : "On se lève, on emmène les enfants au karaté" LE MONDE |
20.12.08 |
SOCHAUX, MONTBÉLIARD (Doubs)
ENVOYÉE SPÉCIALE : Élise Vincent
|
I |
l n'y a plus d'heures à "Peugeot-ville".
Fini 5h21-13hl2,
13h 12-21 h 19 à l'immense terminal
de PSA, à Sochaux (Doubs). Les équipes de nuit dorment. C'est chômage technique
pour les 6 000 techniciens et ouvriers à la chaîne, depuis le 5 décembre.
Chômage technique, jusqu'au 5 janvier 2009, pour les 265 hectares de hangars et
de parkings, source de 80 % des emplois de la trentaine de communes
environnantes.
Jusqu'au 19 décembre, les
parkings n'étaient pas tout à fait vides, malgré la neige. Il restait quelques
cadres et les salariés des unités de développement et d'expérimentation. Six
mille cinq cents personnes qui "faisaient
encore pas mal d'activité" pour les
commerçants. Vendredi, eux aussi ont pris leurs congés.
À la boulangerie de la "portière
nord", la clientèle des matins froids ne
passe plus. Au Quick de la "portière
sud", d'ordinaire "le
coup de bourre c'est jusqu'à 14 heures. Mais là, à 12 h 30, c'est plié". Quant
au "Romarin", brasserie
routière à 100 mètres de l'entrée principale, Patrick Limousin, le patron, a
renoncé à ouvrir aux aurores. Désormais, c'est 6 h 30 au lieu de 4 h 30 et "sur
tout pour rendre service" aux habitués.
Seule valeur sûre, refuge même en ce temps de crise : le PMU.
Avec le chômage technique, le
pays de Montbéliard découvre une nouvelle vie. Les ouvriers aussi. Une vie à la
maison, comme Farouk Khaldi, 58 ans, magasinier et délégué syndical CGT. Une
vie où " on se lève, on faix à manger,
on emmène les enfants au karaté". Une vie où il
s'est fixé des objectifs malgré tout : réparer les vélos des gamins, regonfler
le ballon de football, "faire
l'armoire" de la chambre de sa fille qui
attend depuis longtemps.
Il y a aussi le manque à gagner
pour tout ce monde ouvrier. Pour les employés de PSA, il est limité. M. Khaldi
le relativise d'ailleurs. Seules lui manquent ses primes, "casse-croûte",
"pénibilité" et "insalubrité"
: environ 30 à 50 euros sur un mois. Une petite
somme, pour ses 1 400 euros net de salaire après trente-sept années
d'ancienneté, mais bien moins que ses collègues de nuit, qui perdent jusqu'à
180 euros. Et puis lui, à sa façon, a de la chance : sa femme ne travaille pas
à "Peugeot-ville" ;
elle est aide-soignante.
La situation est plus délicate
pour les nombreux salariés des sous-traitants. Car eux aussi sont au chômage
technique. Et dans des conditions beaucoup moins avantageuses que "les
PSA ". Leurs RTT, leurs congés payés, leurs
compteurs temps ont été mis à contribution. Mais une fois épuisé, leur régime
est devenu celui du chômage partiel, seulement 50 % de leur salaire par jour
travaillé.
Ainsi de
Sophie Luppus, 35 ans, employée de Delphingen, une société qui fabrique des
gaines de câbles électriques pour PSA, Renault, General Motors. Ce n'est pas
depuis le 5 décembre qu'elle chôme, mais depuis le 20 octobre. En temps normal,
elle gagne 1 189 euros net par mois. Mais au mois de novembre, elle a déjà ei
84 euros de moins, et en décembre, elle sait que ça sera 130 euros en moins. Et
encore, c'est "grâce à son comité
d'entreprise" qui prend en charge
la moitié des pertes.
PAS DE PANIQUE
"Heureusement", en
temps normal, son salaire ne lui suffit pas. Il ne lui reste que 40 euros,
quand elle a payé ses factures et ses crédits à la consommation. Alors elle
doit travailler comme serveuse, trois week-ends sur quatre, dans un dancing à
la périphérie de Sochaux, "Le Moulin Rouge". Ce mois-ci donc, elle "fera"
tous les week-ends.
D'ordinaire, l'année se compte
en semaines, à "Peugeot-ville", la
"32", la
"41 ", etc. Et le problème de ces
semaines chômées, les "49 à
52", en ce mois décembre, outre la perte de
revenus, c'est la "flexibilité". Pour
les équipes de nuit, en particulier. PSA a annoncé réfléchir à la suppression
de sa chaîne de nuit, à la rentrée. Mais comme les modalités sont encore floues
et pour ne pas perdre leur rythme, beaucoup s'obligent à télécharger des films
sur Internet pour pouvoir ensuite s'en abrutir, la nuit.
"Au
chômage partiel devrait correspondre des actions partielles pour les
actionnaires !", s'agace Nabil
Matoug, 37 ans, délégué CGT du sous-traitant Wagon.
Il y a de
l'inquiétude, du stress, à "Peugeot-ville",
mais pas de panique, toutefois. PSA est une valeur
dont on n'imagine pas la chute. On ne cherche pas forcément à se reconvertir.
On ne regarde pas forcément les petites annonces. De toute façon, il n'y en a
pas dans les agences d'intérim désespérément vides. Et puis comme le rappelle,
sombre, Hamid Sellami, 33 ans, en formation : "Bouger
pour aller où ? Ici, on mange, on dort, on se reproduit Peugeot. "
Document
2 :
« 110000
départs en 2009 dont 6000à 7000 en France »
PSA Peugeot Citroën (208 000 salariés) table
sur le départ en 2009 de 11000 salariés dont 6 à 7000 en France où le groupe
emploie 113 700 personnes. Il
devrait s'agir de départs volontaires et de départs naturels en retraite, le
groupe s'étant engagé à ne pas licencier en contrepartie du chèque de 3
milliards d'euros versés par l'Etat.
Dans l'immédiat, le plan lancé fin 2008 en
France et portant sur 3550 départs volontaires va probablement être prorogé au
moment du bilan qui sera établi à la fin juin. Selon Jean-Luc Vergne, directeur
des ressources humaines de PSA, ce plan « marche bien » et « devrait
atteindre les objectifs fixés » avec déjà 550 adhésions et entre 1000 et 1100 dossiers susceptibles d'être concrétisés
dans les prochaines semaines.
Document
3 :
« Peugeot supprime
l'équipe de nuit » l'humanité 8/01/2009
Peugeot Sochaux se sépare de 900 emplois précaires,
intérimaires ou CDD. Après le chômage technique pour gérer les stocks, le
constructeur réduit la production.
Franche-Comté,
le 8 janvier 2008
Correspondance
particulière.
Les
salariés de Peugeot Sochaux n’auront guère eu le temps d’apprécier la reprise
du travail. Les mauvaises nouvelles sont tombées mardi lors d’un comité
d’entreprise. Peugeot Sochaux va réduire sa production d’automobiles en passant
de 52 véhicules par heure à 42 et, pour 900 CDD et intérimaires, l’aventure de
la marque au lion va s’achever avant la fin du mois. Claude, un intérimaire en
équipe de nuit, condamne ce plan « On s’est accroché comme des malades à
notre travail. Il y avait la promesse de Peugeot en début 2008 d’embaucher 500
personnes en CDI pour la production des nouveaux modèles. Aujourd’hui, on est
remercié, envoyé au Pôle emploi ou dans les agences d’intérim du coin alors que
tout le monde sait qu’il n’y a plus de travail dans la région. Peugeot a pris
nos nuits, nos forces pour engranger des bénéfices et l’on va partir de cette
boîte sans rien. » Ce mauvais coup, beaucoup l’attendaient. Mais son
ampleur a surpris les salariés. Outre le fait que le chômage partiel refera son
apparition, avec une semaine non travaillée fin janvier pour une partie des
salariés de production, la fin de l’équipe de nuit d’ici au 2 février a plongé
dans la consternation les organisations syndicales. La CFDT s’étonne :
« Comment les familles pourront s’organiser en trois semaines… »
Quant à Bruno Lemerle, secrétaire CGT de Peugeot Sochaux, il crie au scandale
et annonce une pétition contre cette mesure : « La direction n’a
aucun respect pour les salariés de nuit en annonçant moins d’un mois à l’avance
une modification d’organisation qui va peser lourdement sur leur vie de famille
et leur rémunération. Cette casse de l’emploi et des rémunérations est
d’autant plus scandaleuse que le groupe PSA se porte bien : 733
millions d’euros de bénéfice net au premier semestre 2008 (résultat du second
non connu à ce jour) et 10 milliards au cours des dix dernières années »,
et de rajouter : « Ces réserves financières doivent être mises au
service de l’emploi et des rémunérations. » Pour les salariés qui avaient
fait le choix de travailler la nuit, les bouleversements vont être rudes :
« J’avais organisé ma vie en fonction de mon travail. Je ne sais pas si je
vais trouver une nourrice pour mon petit garçon avant de reprendre un poste de
jour. Et j’espère que Peugeot tiendra son engagement de lisser ma perte de
salaire sur trente-trois mois. Sinon, ça va être difficile
financièrement », s’inquiète Michèle, deux années de travail de nuit. Pour
le moment, en retenant le critère de dix-huit mois d’ancienneté sur ces postes,
la direction a simplement annoncé que 90 % des salariés de nuit pourraient
bénéficier de cette mesure. Peugeot Sochaux continue donc à tousser et la
première région française de l’industrie automobile, qui vient de battre tous
les records de chômage en décembre, démarre l’année dans l’angoisse de jours
difficiles pour plus de 50 000 salariés.
Alain
Cwiklinski

Document
4 : automobile la chute des effectifs s’accélère
Document
5 :
|
Les plus grands établissements de
la zone en 2006 |
|
|||
|
Raison
sociale |
Activité |
Localisation |
Tranche
d'effectif salarié |
|
|
Source : INSEE (fichier CLAP au
31-12-2006, hors agriculture, défense et intérim) |
|
|||
|
Peugeot Citroën Automobile SA |
Construction de véhicules automobiles |
Sochaux |
10 000
à 14 999 |
|
|
Centre hospitalier
Belfort-Montbéliard |
Activités hospitalières |
Montbéliard |
2 000
à 2 999 |
|
|
Peugeot Motocycles |
Fabrication de motocycles |
Mandeure |
750
à 999 |
|
|
Faurecia bloc avant |
Fabrication d'équipements
automobiles |
Audincourt |
750
à 999 |
|
|
Commune de Montbéliard |
Administration publique générale |
Montbéliard |
500
à 749 |
|
|
Communauté d'agglomérations du Pays
de Montbéliard |
Administration publique générale |
Montbéliard |
500
à 749 |
|
|
Faurecia Systèmes d'échappement |
Fabrication d'équipements
automobiles |
Valentigney |
500
à 749 |
|
|
ADAPEI |
Aide par le travail, ateliers
protégés |
Etupes |
500
à 749 |
|
|
Société d'environnement et de
services de l'Est |
Services annexes à la production |
Sochaux |
250
à 499 |
|
|
Siedoubs |
Fabrication de sièges |
Montbéliard |
250
à 499 |
|
Dossier n°2: organisation du travail et relations
sociales
Document 1 :
« Opération patate au traditionnel marché du
comité d’entreprise de PSA Sochaux » (le point 10/12/2008)
Pour son traditionnel marché d'hiver, le comité
d'entreprise de Peugeot-Citroën Sochaux a proposé toute la journée, mercredi, 7
tonnes de pommes de terres, vendues 1,50 euro les 2,5 kilos aux salariés du
site, a-t-on appris auprès du CE.
La vente de pommes de terre et d'autres légumes de
saison, qui viennent s'ajouter aux sapins, barquettes d'huître et marchandises
diverses, "est une grande première depuis l'époque de
l'après-guerre", note Eric Peultier, représentant syndical FO au CE de PSA
Sochaux.
"Mais l'idée d'une +opération patate+ n'est pas
née avec la crise", elle a germé en "octobre et septembre derniers
chez les membres du CE, pour faire gagner du pouvoir d'achat aux salariés en
travaillant avec un grossiste", souligne-t-il.
"Au vu du succès de la vente, c'est une opération
qui devrait se renouveler", ajoute Eric Peultier, en constatant que près
de la moitié des pommes de terre et des légumes était déjà écoulée en milieu de
journée.
La vente s'adresse aux 12.000 salariés du site PSA de
Sochaux, mais "la porte est entrouverte aux copains de la sous-traitance
qui n'ont pas la chance d'avoir les mêmes accords que nous", précise Eric
Peultier.
Les salariés de Peugeot Sochaux connaîtront quatre
semaines d'arrêt d'ici la fin de l'année. Des jours non travaillés qu'ils
devront récupérer, mais qui leurs assurent le maintien de leur salaire, primes
de transport et de restauration exclus.
Document 2 :
«
Sochaux tourne sans regret la page Streiff à la
tête du groupe PSA et attend avec espoir la stratégie du nouveau p.-dg. »
« Les salariés
ne regretteront pas Christian Streiff », assène la
CGT. Un point de vue qui semble largement partagé à Sochaux. Pour la CFE-CGC,
l’ancien p.-dg a été un frein au dialogue social dans l’entreprise. « Il
aura contribué à creuser le fossé entre le sommet et la base. C’est le patron
que les organisations syndicales auront le moins vu ».
La CGT est
encore plus sévère : « Christian Streiff restera celui avait choqué le
personnel de l’entreprise en s’adjugeant, lors de sa prise de fonction en 2007,
une rémunération de 5800 euros par jour, samedis et dimanches compris. Et dans
le même temps, au nom des économies à faire, il mettait en œuvre une politique
de casse des emplois, de renvoi des salariés intérimaires, d’austérité
salariale ».
Pour le
syndicat, « Christian Streiff, c’était Monsieur Plus pour lui-même, Monsieur
Moins pour les autres ».
Le renvoi de
Christian Streiff n’est pas une surprise, estiment l’ensemble des organisations
syndicales. L’annonce d’un plan de suppression de 6000 à 7000 postes en France
après le coup de pouce gouvernemental n’aurait pas été appréciée par la famille
Peugeot, habituée aux manœuvres plus feutrées.
Document 3 :
« La prime à
la casse dope l’activité à Sochaux »
Pour faire
face à une demande commerciale soutenue, le site de Sochaux travaillera quatre
séances supplémentaires d’avril à juin.
Lors d’une
réunion extraordinaire du comité d’entreprise, la direction de Sochaux a
annoncé hier quatre samedis travaillés. Ce surcroît d’activité est lié au
maintien voire à la reprise des ventes de voitures dans les pays où a été mise
en place une prime à la casse (1000 € en France et 2500 € en Allemagne).
La mise en
place d’une quatrième équipe qui fabriquera 42 voitures/heure à Sochaux à
partir du 20 avril, ne suffit pas pour faire face à une production supérieure
aux prévisions.
Se réjouir du
retour de l’activité ou pleurer sur les samedis travaillés : certaines
organisations syndicales sont partagées. FO souhaite que cette embellie soit
durable tandis que la CFTC craint le retour du chômage partiel à la rentrée.
Sia regrette que les salariés soient contraints une nouvelle fois d’échanger
des jours de pluie contre des jours de soleil.
Même si la
direction n’a pas touché au pont, ni aux jours fériés, après les trois samedis
en avril, et l’annonce de ces quatre jours supplémentaires, le Sia déplore
cette concentration de semaines de six jours de travail pour ceux qui
fabriquent les voitures.
Tout en se
réjouissant de ces commandes qui reprennent, la CFE-CGC y met un bémol : « Pour
honorer des commandes supplémentaires, la solution des samedis travaillés atteindra
vite ses limites ! Quelles seront les autres possibilités de produire plus. Un
allongement de l’horaire journalier ».
La CFDT a donné
un avis défavorable en insistant sur les horaires des maintenanciers qui
commencent la semaine le dimanche à 23 h pour la terminer le vendredi à 5 h 21.
« Leur ajouter une séance supplémentaire le vendredi de 21 h 14 à 5 h 21
revient à les faire travailler sept jours sur sept. Ce qui est inadmissible ».
Flexibilité
Pour la CGT, la
direction fait le choix de faire travailler plus les salariés en place sans
remettre en cause les organisations existantes. Elle rappelle que la
suppression des équipes de nuit à Sochaux et Mulhouse et le renvoi des
intérimaires a fait baisser les capacités de production. Elle demande que le volume
de production à réaliser ne se traduise pas par des journées supplémentaires
mais par une augmentation du nombre d’emplois sur le site. Une nouvelle fois,
elle dénonce la « flexibilité à outrance ». « Par l’accord de flexibilité et
de rattrapage du chômage partiel, la direction a obtenu le droit de faire
récupérer le chômage partiel par des samedis de récupération ou de H +
collectives, dont les heures de travail ne sont pas rémunérées. Elle en profite
et les salariés sont donc en train de payer eux-mêmes et au prix fort le
chômage partiel de ces derniers mois ».
Patricia Louis
Document 4 : « la
production de l'usine a repris ....»mardi 17 mars 2009
13h36 Reuters
STRASBOURG, 17 mars (Reuters) - La production de l'usine PSA Peugeot
Citroën de Sochaux (Doubs) a repris mardi après une interruption de près d'une
semaine en raison d'une grève chez un sous-traitant menacé de fermeture, Key
Plastics.
Près de 7.000 salariés étaient au chômage technique depuis mercredi
dernier. L'usine PSA de Sochaux, qui emploie 12.500 personnes, aura perdu 3.400
véhicules du fait de ce conflit social, à un moment où le site connaît un
regain d'activité dû au lancement de deux nouveaux modèles.
Les 111 salariés de l'usine Key Plastics de Voujeaucourt, qui fournit
des éléments de planche de bord à celle de PSA, située à quelques kilomètres,
ont repris le travail au terme de deux semaines de grève après avoir obtenu une
garantie de reprise partielle du site, a-t-on appris auprès de la CFDT.
L'accord de fin de conflit prévoit le maintien de 37 emplois auxquels
s'ajouteront 13 contrats de transition professionnelle avec promesse d'embauche
au sein de la future entreprise ou dans le bassin d'emploi. Les 61 salariés
voués à un licenciement bénéficieront d'une prime supra-légale de 15.000 euros
plus 800 euros par année d'ancienneté.
Key Plastics, qui possède trois usines en France, a été placé en
redressement judiciaire en novembre dernier tandis que sa maison mère
américaine, qui est basée dans le Michigan, se plaçait sous la protection de la
loi sur les faillites entre décembre et février afin de restructurer ses
activités.
L'Etat, les collectivités locales et PSA se sont engagés, le 12 octobre,
à chercher un repreneur pour le site de Voujeaucourt et à trouver une solution
pour tous les salariés. Une liste de candidats à la reprise du site sera
dévoilée lors d'un comité d'entreprise le 31 mars. (Gilbert Reilhac, édité par
Gilles Trequesser)
Document 5 :
« Peugeot supprime
l'équipe de nuit » l'humanité 8/01/2009
Peugeot Sochaux se sépare de 900 emplois précaires,
intérimaires ou CDD. Après le chômage technique pour gérer les stocks, le
constructeur réduit la production.
Franche-Comté,
le 8 janvier 2008
Correspondance
particulière.
Les
salariés de Peugeot Sochaux n’auront guère eu le temps d’apprécier la reprise
du travail. Les mauvaises nouvelles sont tombées mardi lors d’un comité
d’entreprise. Peugeot Sochaux va réduire sa production d’automobiles en passant
de 52 véhicules par heure à 42 et, pour 900 CDD et intérimaires, l’aventure de
la marque au lion va s’achever avant la fin du mois. Claude, un intérimaire en
équipe de nuit, condamne ce plan « On s’est accroché comme des malades à
notre travail. Il y avait la promesse de Peugeot en début 2008 d’embaucher 500
personnes en CDI pour la production des nouveaux modèles. Aujourd’hui, on est
remercié, envoyé au Pôle emploi ou dans les agences d’intérim du coin alors que
tout le monde sait qu’il n’y a plus de travail dans la région. Peugeot a pris
nos nuits, nos forces pour engranger des bénéfices et l’on va partir de cette
boîte sans rien. » Ce mauvais coup, beaucoup l’attendaient. Mais son
ampleur a surpris les salariés. Outre le fait que le chômage partiel refera son
apparition, avec une semaine non travaillée fin janvier pour une partie des
salariés de production, la fin de l’équipe de nuit d’ici au 2 février a plongé
dans la consternation les organisations syndicales. La CFDT s’étonne :
« Comment les familles pourront s’organiser en trois semaines… »
Quant à Bruno Lemerle, secrétaire CGT de Peugeot Sochaux, il crie au scandale
et annonce une pétition contre cette mesure : « La direction n’a
aucun respect pour les salariés de nuit en annonçant moins d’un mois à l’avance
une modification d’organisation qui va peser lourdement sur leur vie de famille
et leur rémunération. Cette casse de l’emploi et des rémunérations est
d’autant plus scandaleuse que le groupe PSA se porte bien : 733
millions d’euros de bénéfice net au premier semestre 2008 (résultat du second
non connu à ce jour) et 10 milliards au cours des dix dernières années »,
et de rajouter : « Ces réserves financières doivent être mises au
service de l’emploi et des rémunérations. » Pour les salariés qui avaient
fait le choix de travailler la nuit, les bouleversements vont être rudes :
« J’avais organisé ma vie en fonction de mon travail. Je ne sais pas si je
vais trouver une nourrice pour mon petit garçon avant de reprendre un poste de
jour. Et j’espère que Peugeot tiendra son engagement de lisser ma perte de
salaire sur trente-trois mois. Sinon, ça va être difficile
financièrement », s’inquiète Michèle, deux années de travail de nuit. Pour
le moment, en retenant le critère de dix-huit mois d’ancienneté sur ces postes,
la direction a simplement annoncé que 90 % des salariés de nuit pourraient
bénéficier de cette mesure. Peugeot Sochaux continue donc à tousser et la
première région française de l’industrie automobile, qui vient de battre tous
les records de chômage en décembre, démarre l’année dans l’angoisse de jours
difficiles pour plus de 50 000 salariés.
Alain
Cwiklinski
Dossier
n°3: production
Document
1 :
« La prime à
la casse dope l’activité à Sochaux »
Pour faire
face à une demande commerciale soutenue, le site de Sochaux travaillera quatre
séances supplémentaires d’avril à juin.
Lors d’une
réunion extraordinaire du comité d’entreprise, la direction de Sochaux a
annoncé hier quatre samedis travaillés. Ce surcroît d’activité est lié au
maintien voire à la reprise des ventes de voitures dans les pays où a été mise
en place une prime à la casse (1000 € en France et 2500 € en Allemagne).
La mise en place d’une quatrième équipe qui fabriquera 42 voitures/heure à
Sochaux à partir du 20 avril, ne suffit pas pour faire face à une production
supérieure aux prévisions.
Se réjouir du
retour de l’activité ou pleurer sur les samedis travaillés : certaines
organisations syndicales sont partagées. FO souhaite que cette embellie soit
durable tandis que la CFTC craint le retour du chômage partiel à la rentrée.
Sia regrette que les salariés soient contraints une nouvelle fois d’échanger
des jours de pluie contre des jours de soleil.
Même si la
direction n’a pas touché au pont, ni aux jours fériés, après les trois samedis
en avril, et l’annonce de ces quatre jours supplémentaires, le Sia déplore
cette concentration de semaines de six jours de travail pour ceux qui
fabriquent les voitures.
Tout en se
réjouissant de ces commandes qui reprennent, la CFE-CGC y met un bémol : « Pour
honorer des commandes supplémentaires, la solution des samedis travaillés atteindra
vite ses limites ! Quelles seront les autres possibilités de produire plus. Un
allongement de l’horaire journalier ».
La CFDT a donné
un avis défavorable en insistant sur les horaires des maintenanciers qui
commencent la semaine le dimanche à 23 h pour la terminer le vendredi à 5 h 21.
« Leur ajouter une séance supplémentaire le vendredi de 21 h 14 à 5 h 21
revient à les faire travailler sept jours sur sept. Ce qui est inadmissible ».
Flexibilité
Pour la CGT, la direction fait le choix de
faire travailler plus les salariés en place sans remettre en cause les
organisations existantes. Elle rappelle que la suppression des équipes de nuit
à Sochaux et Mulhouse et le renvoi des intérimaires a fait baisser les
capacités de production. Elle demande que le volume de production à réaliser ne
se traduise pas par des journées supplémentaires mais par une augmentation du
nombre d’emplois sur le site. Une nouvelle fois, elle dénonce la « flexibilité
à outrance ». « Par l’accord de flexibilité et de rattrapage du chômage
partiel, la direction a obtenu le droit de faire récupérer le chômage partiel
par des samedis de récupération ou de H + collectives, dont les heures de
travail ne sont pas rémunérées. Elle en profite et les salariés sont donc en
train de payer eux-mêmes et au prix fort le chômage partiel de ces derniers
mois ».
Patricia Louis
Document 2 :
« Automobile 7.8 milliards pour
redémarrer »
On attendait
une enveloppe supplémentaire de 6,5 milliards
d'euros pour faire redémarrer l'automobile ; elle est finalement de 7,8
milliards : 3 milliards
pour PSA Peugeot Citroën, autant pour Renault, 500
millions pour Renault Trucks (camions) et le
doublement de l'aide déjà acquise aux établissements financiers des deux
groupes (portée à 2 milliards
d'euros) et aux sous-traitants (600 millions
d'euros).
.Pour mériter
ce pactole, PSA Peugeot Citroën et Renault ont dû se plier aux exigences du
bailleur de fonds : pas de délocalisations « gratuite », de fermeture d'usines
françaises pendant la durée du prêt (5 ans) et pas de
licenciements... le plus longtemps possible. En contrepartie, le « pacte
automobile » prévoit une augmentation de l'indemnisation du chômage partiel :
l'heure chômée sera Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie, a
précisé hier soir que l'accord prévoyait, aussi «la
renonciation aux bonus » des dirigeants.
Document 3 :
«
L'automobile est le secteur dont la situation est la plus préoccupante. »
Par
l'ampleur de la récession qu'il connaît, mais aussi parce qu'il pèse lourd dans
l'économie française. Début janvier, les usines des constructeurs automobiles,
des équipementiers et de leurs sous-traitants se sont remises à tourner après
plusieurs semaines de chômage technique destinées à dégonfler les stocks qui
s'accumulaient depuis l'été 2008. Comme à peu près tous leurs concurrents, les
ventes des constructeurs français ont en effet plongé en 2008 dans l'ensemble
de l'Europe : - 9 % pour PSA et - 7 % pour Renault, avec une fin d'année
catastrophique (- 27 % pour Renault en décembre).
En
plus de la déprime de son marché domestique, l'automobile française pâtit de
l'effondrement de ses marchés européens les plus importants : Citroën prend
ainsi de plein fouet le recul des immatriculations en Espagne (- 30 %) et au
Royaume-Uni (- 17 % ), deux pays durement touchés par la crise financière.
Renault ne peut même pas compter sur son partenaire japonais Nissan, qui a vu
ses ventes reculer de
30 % aux
Etats-Unis, où il est bien implanté, et devrait connaître sa première perte
d'exploitation depuis dix ans. 2009 s'annonce encore pire, avec un recul de la
production qui pourrait atteindre 21 % dans l'Hexagone, selon les analystes
d'Euler Hermès Sfac.
Pour le
moment, les constructeurs n'ont pas décidé d'autres fermetures temporaires
d'usines ou de réductions massives d'emplois, sans doute dans l'attente d'un
plan d'aide français et européen . Néanmoins, un guichet est ouvert chez
Renault depuis juillet 2008, afin d'obtenir le « départ volontaire » de 4 000
salariés d'ici à avril. Et Peugeot a annoncé le renvoi de 800 intérimaires avec
l'arrêt de l'équipe de nuit dans son usine de Sochaux.
alternatives
économiques février 2009
Document
4 :
Activités spécifiques de la zone par
rapport à la région en 2006

Clé de lecture: l'industrie automobile a
un poids 4,5 fois plus important dans la zone de Montbéliard par rapport à la
région de Franche-Comté,
Document 5 :
« la
production de l’usine PSA a repris »
mardi 17 mars 2009 13h36 Reuters
STRASBOURG,
17 mars (Reuters) - La production de l'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux
(Doubs) a repris mardi après une interruption de près d'une semaine en raison
d'une grève chez un sous-traitant menacé de fermeture, Key Plastics.
Près
de 7.000 salariés étaient au chômage technique depuis mercredi dernier. L'usine
PSA de Sochaux, qui emploie 12.500 personnes, aura perdu 3.400 véhicules du
fait de ce conflit social, à un moment où le site connaît un regain d'activité
dû au lancement de deux nouveaux modèles.
Les
111 salariés de l'usine Key Plastics de Voujeaucourt, qui fournit des éléments
de planche de bord à celle de PSA, située à quelques kilomètres, ont repris le
travail au terme de deux semaines de grève après avoir obtenu une garantie de
reprise partielle du site, a-t-on appris auprès de la CFDT.
L'accord
de fin de conflit prévoit le maintien de 37 emplois auxquels s'ajouteront 13
contrats de transition professionnelle avec promesse d'embauche au sein de la
future entreprise ou dans le bassin d'emploi. Les 61 salariés voués à un
licenciement bénéficieront d'une prime supra-légale de 15.000 euros plus 800
euros par année d'ancienneté.
Key
Plastics, qui possède trois usines en France, a été placé en redressement
judiciaire en novembre dernier tandis que sa maison mère américaine, qui est
basée dans le Michigan, se plaçait sous la protection de la loi sur les
faillites entre décembre et février afin de restructurer ses activités.
L'Etat,
les collectivités locales et PSA se sont engagés, le 12 octobre, à chercher un
repreneur pour le site de Voujeaucourt et à trouver une solution pour tous les
salariés. Une liste de candidats à la reprise du site sera dévoilée lors d'un
comité d'entreprise le 31 mars. (Gilbert Reilhac, édité par Gilles Trequesser)