La crise et PSA

TD Niveau seconde ayant  comme support l’utilisation de la presse nationale et locale et comportant l’étude d’un dossier documentaire sur quatre séances.

Objectifs :

·        illustrer, comprendre et relier les thèmes de la production et de l’emploi.

·        Savoir réutiliser les notions clés pour mettre en évidence des mécanismes simples.

·        Appréhender un thème du programme sous différents angles : économique, social, politique.

Séance n°1 : Travail sur un texte introductif tiré de l’usine nouvelle du 07/01/2009

PSA baisse sa production à Sochaux


L'usine PSA de Sochaux (Doubs), plus grand site industriel d'Europe avec plus de 12 000 salariés, va se séparer de son équipe de nuit chargée de la Peugeot 308 à partir du 2 février. Le groupe automobile a aussi pris la décision de revoir ses cadences en baissant la production de 52 à 42 véhicules à l'heure. 
 
L'usine PSA, en arrêt depuis le 8 décembre, a redémarré son activité hier. Le chômage technique continue puisque les salariés travailleront cinq jours de moins par mois entre janvier et mars.
 
Les 1 200 salariés concernés par la suppression de l'équipe de nuit vont rejoindre les équipes de jour, tandis que les 900 postes intérimaires ou en CDD seront supprimés. L'annonce a été faite lors d'un comité d'entreprise extraordinaire (CCE) mardi 6 janvier, selon la CGT. Un autre CCE doit avoir lieu vendredi 9 janvier. 

Adèle Bouet

1)    Recensez à l’aide du programme proposé dans le manuel les thèmes et les notions mobilisables pour comprendre cet article

2)    Définir les notions choisies si besoin à l’aide du manuel ou d’un dictionnaire de SES

Grâce à l’article et vos connaissances mettez en évidence les relations entre les décisions prises par le groupe automobile PSA et leurs conséquences ( la forme du schéma peut être privilégiée)

Une fois les mécanismes schématisés, mise en commun et échanges (2 voire 3 élèves proposent leur schéma au rétroprojecteur ou au tableau),

Les approches (thèmes et notions) attendues par l’enseignant sont :

Ø  production

Ø   emploi et chômage

Ø  relations sociales et organisation du travail

Ø  En fin de séance n°1 distribuer le dossier documentaire permettant d’étayer tous les mécanismes simples proposés : 3 dossiers concernant les trois approches.

Ø  2 groupes de 3 pour chaque dossier.

 Le professeur constitue les dossiers cependant il conserve un document qu'il propose aux élèves de classer dans une des approches en justifiant (par exemple : document intitulé  « la production de l'usine PSA de Sochaux a repris.... »

L'enseignant attend que les élèves situent le document à la fois dans l'approche production mais également dans celle concernant organisation du travail et relations sociales 

Séance n°2 : Distribution des questions liées à chaque dossier documentaire .

Ø  Les groupes se mettent au travail et doivent terminer le travail proposé pour la séance n°3

           Séance n°3 : mise en commun.

Un groupe par approche présente les réponses aux questions aux autres membres de la classe, le deuxième groupe ayant traité le même sujet complète, critique… Les élèves prennent des notes en tenant compte des remarques et compléments apportés par l'enseignant.

Il peut être envisagé en fin de séance la distribution d'une question de synthèse par approche qui ferait l'objet d'une évaluation soit individuelle soit collective.

      

Par exemple pour le dossier 1: après avoir montré les menaces qui pèsent sur l'emploi dans le secteur automobile (et en particulier à PSA),vous présenterez différentes conséquences qui peuvent affecter les salariés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Questionnaires proposés aux élèves :

Dossier n°1: emploi chômage

Document 1: Q1 : distinguer la situation des salariés de PSA et celle des salariés des sous-traitants du point de vue des conséquences du chômage technique.

Q2 : donner une signification au passage «  le pays de Montbéliard et les ouvriers découvrent une nouvelle vie ».

Document 2:« 11000 départs en 2009 dont 6000 à 7000 en France » ( Le Pays 12/02/2009)

Q1 : quelle est la part des salariés qui devraient partir en 2009 dans l’ensemble des salariés employés en France ?

Q2 : s’agit-il de licenciements ?

Document 3: « Peugeot Sochaux supprime l’équipe de nuit « (extraits)(l'humanité ,8/01/2009)

.Q1: quel est le portrait type du salarié le plus vulnérable face à la réduction de la production ?

Q 2: quelle catégorie socio-professionnelle est prioritairement visée par ces mesures ?

Q4: illustrez les réactions à l'annonce de la direction de PSA de supprimer l'équipe de nuit .

Q5 : expliquez la phrase soulignée.

Document 4: « automobile : la chute des effectifs s'accélère » (INSEE)

Q1 : montrez par un calcul pertinent que la chute de l'emploi dans l'automobile n'est pas un phénomène récent.

Document 5: « les plus grands établissements de la zone en 2006 » (source: INSEE)

Q1: illustrez l'impact du groupe PSA du point de vue de  l'emploi dans le pays de Montbéliard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dossier n°2:organisation du travail et relations sociales

Document 1: «  opération patate au traditionnel marché du comité d’entreprise de PSA Sochaux »( la dépêche 10/12/2008 AFP)

Q1 : illustrer l'une des fonctions du comité d’entreprise à partir de l’exemple proposé.

Q2 : pourquoi cette opération prend un sens particulier dans le contexte actuel.

Document 2: « Peugeot – citroen départ de Christian Streiff :Sochaux attend un changement de politique » ( le Pays 31/03/2009)

Q1 :  d'après les réactions des différents syndicats quels sont les reproches faits à l'égard de Christian Streiff , PDG du groupe PSA?  

Document 3: « PSA la prime à la casse dope l’activité à Sochaux» ( Le Pays)

Q1: les commandes reprennent à PSA Sochaux ,pourquoi les syndicats ont-ils des réactions mitigées? 

Document 4: « La production de l'usine PSA a repris… »(17/03/2009 Reuters )

Q1: pourquoi y a-t-il un conflit chez Key Plastic?

Q2 : grâce à qui et de quelle façon le conflit social a pu se dénouer ?

Document 5: « Peugeot Sochaux supprime l’équipe de nuit  » (extraits)(l'humanité ,8/01/2009)

Q1: quelles instances représentent les salariés dans le document?

 Q2:illustrez les réactions à l'annonce de la direction de PSA de supprimer l'équipe de nuit .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dossier n°3: production

Document 1: « PSA la prime à la casse dope l’activité à Sochaux» ( Le Pays)

Q1 : qu'est-ce que la prime à la casse?

Q2 : montrer que la prime à la casse semble avoir des effets positifs sur la production.

Document 2: «  Automobile 7, 8 milliards pour redémarrer » ( Le Pays) 

Q1 : décrire les principales mesures  du plan automobile du gouvernement destinées à redresser la filière automobile en France.

Q2 : quelles sont les contreparties demandées aux constructeurs automobiles ?

Document 3:    extrait « l’automobile au ralenti »  ( alternatives économiques n° 277 février 2009)

Q1 : mettre en évidence par des chiffres appropriés les difficultés des constructeurs français.

Q2 : quelles sont les causes de la baisse des ventes ?

Q3 : pourquoi l’automobile est le secteur dont la situation est la plus préoccupante ?   

Document 4:activités spécifiques de la zone par rapport à la région en 2006

 Q1 : que signifie activités sous représentées et sur représentées par rapport à la région ?

Q2 : pourquoi la crise dans le secteur automobile est encore plus problématique pour la zone de Montbéliard ?

Document 5: « la production de l'usine PSA a repris… » 17/03/2009

Q1:montrez le lien économique qui existe entre PSA, key plastics de Veaujoucourt et la société mère du Michigan.

Q2:pourquoi peut-on dire que la crise est mondiale ?

Q3:grâce à qui et de quelle façon le conflit social a pu se dénouer ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dossier documentaire n°1: emploi et chômage 

Document 1 :

« on se lève, on emmène les enfants au karaté » ( le Monde ,20/12/2008)

Un ouvrier de PSA : "On se lève, on emmène les enfants au karaté" LE MONDE | 20.12.08 |

SOCHAUX, MONTBÉLIARD (Doubs) ENVOYÉE SPÉCIALE : Élise Vincent

I

l n'y a plus d'heures à "Peugeot-ville". Fini 5h21-13hl2, 13h 12-21 h 19 à l'immense terminal de PSA, à Sochaux (Doubs). Les équipes de nuit dorment. C'est chômage technique pour les 6 000 techniciens et ouvriers à la chaîne, depuis le 5 décembre. Chômage technique, jusqu'au 5 janvier 2009, pour les 265 hectares de hangars et de parkings, source de 80 % des emplois de la trentaine de communes environnantes.

 

Jusqu'au 19 décembre, les parkings n'étaient pas tout à fait vides, malgré la neige. Il restait quelques cadres et les salariés des unités de développement et d'expérimentation. Six mille cinq cents personnes qui "faisaient encore pas mal d'activité" pour les commerçants. Vendredi, eux aussi ont pris leurs congés.

À la boulangerie de la "portière nord", la clientèle des matins froids ne passe plus. Au Quick de la "portière sud", d'ordinaire "le coup de bourre c'est jusqu'à 14 heures. Mais là, à 12 h 30, c'est plié". Quant au "Romarin", brasserie routière à 100 mètres de l'entrée principale, Patrick Limousin, le patron, a renoncé à ouvrir aux aurores. Désormais, c'est 6 h 30 au lieu de 4 h 30 et "sur tout pour rendre service" aux habitués. Seule valeur sûre, refuge même en ce temps de crise : le PMU.

Avec le chômage technique, le pays de Montbéliard découvre une nouvelle vie. Les ouvriers aussi. Une vie à la maison, comme Farouk Khaldi, 58 ans, magasinier et délégué syndical CGT. Une vie où " on se lève, on faix à manger, on emmène les enfants au karaté". Une vie où il s'est fixé des objectifs malgré tout : réparer les vélos des gamins, regonfler le ballon de football, "faire l'armoire" de la chambre de sa fille qui attend depuis longtemps.

Il y a aussi le manque à gagner pour tout ce monde ouvrier. Pour les employés de PSA, il est limité. M. Khaldi le relativise d'ailleurs. Seules lui manquent ses primes, "casse-croûte", "pénibilité" et "insalubrité" : environ 30 à 50 euros sur un mois. Une petite somme, pour ses 1 400 euros net de salaire après trente-sept années d'ancienneté, mais bien moins que ses collègues de nuit, qui perdent jusqu'à 180 euros. Et puis lui, à sa façon, a de la chance : sa femme ne travaille pas à "Peugeot-ville" ; elle est aide-soignante.

La situation est plus délicate pour les nombreux salariés des sous-traitants. Car eux aussi sont au chômage technique. Et dans des conditions beaucoup moins avantageuses que "les PSA ". Leurs RTT, leurs congés payés, leurs compteurs temps ont été mis à contribution. Mais une fois épuisé, leur régime est devenu celui du chômage partiel, seulement 50 % de leur salaire par jour travaillé.

Ainsi de Sophie Luppus, 35 ans, employée de Delphingen, une société qui fabrique des gaines de câbles électriques pour PSA, Renault, General Motors. Ce n'est pas depuis le 5 décembre qu'elle chôme, mais depuis le 20 octobre. En temps normal, elle gagne 1 189 euros net par mois. Mais au mois de novembre, elle a déjà ei 84 euros de moins, et en décembre, elle sait que ça sera 130 euros en moins. Et encore, c'est "grâce à son comité d'entreprise" qui prend en charge la moitié des pertes.

PAS DE PANIQUE

"Heureusement", en temps normal, son salaire ne lui suffit pas. Il ne lui reste que 40 euros, quand elle a payé ses factures et ses crédits à la consommation. Alors elle doit travailler comme serveuse, trois week-ends sur quatre, dans un dancing à la périphérie de Sochaux, "Le Moulin Rouge". Ce mois-ci donc, elle "fera" tous les week-ends.

D'ordinaire, l'année se compte en semaines, à "Peugeot-ville", la "32", la "41 ", etc. Et le problème de ces semaines chômées, les "49 à 52", en ce mois décembre, outre la perte de revenus, c'est la "flexibilité". Pour les équipes de nuit, en particulier. PSA a annoncé réfléchir à la suppression de sa chaîne de nuit, à la rentrée. Mais comme les modalités sont encore floues et pour ne pas perdre leur rythme, beaucoup s'obligent à télécharger des films sur Internet pour pouvoir ensuite s'en abrutir, la nuit.

"Au chômage partiel devrait correspondre des actions partielles pour les actionnaires !", s'agace Nabil Matoug, 37 ans, délégué CGT du sous-traitant Wagon.

Il y a de l'inquiétude, du stress, à "Peugeot-ville", mais pas de panique, toutefois. PSA est une valeur dont on n'imagine pas la chute. On ne cherche pas forcément à se reconvertir. On ne regarde pas forcément les petites annonces. De toute façon, il n'y en a pas dans les agences d'intérim désespérément vides. Et puis comme le rappelle, sombre, Hamid Sellami, 33 ans, en formation : "Bouger pour aller où ? Ici, on mange, on dort, on se reproduit Peugeot. "

 

Document 2 :

« 110000 départs en 2009 dont 6000à 7000 en France  » 

PSA Peugeot Citroën (208 000 salariés) table sur le départ en 2009 de 11000 salariés dont 6 à 7000 en France où le groupe emploie 113 700 personnes. Il devrait s'agir de départs volontaires et de départs naturels en retraite, le groupe s'étant engagé à ne pas licencier en contrepartie du chèque de 3 milliards d'euros versés par l'Etat.

Dans l'immédiat, le plan lancé fin 2008 en France et portant sur 3550 départs volontaires va probablement être prorogé au moment du bilan qui sera établi à la fin juin. Selon Jean-Luc Vergne, directeur des ressources humaines de PSA, ce plan « marche bien » et « devrait atteindre les objectifs fixés » avec déjà 550 adhésions et entre 1000 et 1100 dossiers susceptibles d'être concrétisés dans les prochaines semaines.

 

Document 3 : 

« Peugeot supprime l'équipe de nuit » l'humanité 8/01/2009

Peugeot Sochaux se sépare de 900 emplois précaires, intérimaires ou CDD. Après le chômage technique pour gérer les stocks, le constructeur réduit la production.

Franche-Comté, le 8 janvier 2008

Correspondance particulière.

Les salariés de Peugeot Sochaux n’auront guère eu le temps d’apprécier la reprise du travail. Les mauvaises nouvelles sont tombées mardi lors d’un comité d’entreprise. Peugeot Sochaux va réduire sa production d’automobiles en passant de 52 véhicules par heure à 42 et, pour 900 CDD et intérimaires, l’aventure de la marque au lion va s’achever avant la fin du mois. Claude, un intérimaire en équipe de nuit, condamne ce plan « On s’est accroché comme des malades à notre travail. Il y avait la promesse de Peugeot en début 2008 d’embaucher 500 personnes en CDI pour la production des nouveaux modèles. Aujourd’hui, on est remercié, envoyé au Pôle emploi ou dans les agences d’intérim du coin alors que tout le monde sait qu’il n’y a plus de travail dans la région. Peugeot a pris nos nuits, nos forces pour engranger des bénéfices et l’on va partir de cette boîte sans rien. » Ce mauvais coup, beaucoup l’attendaient. Mais son ampleur a surpris les salariés. Outre le fait que le chômage partiel refera son apparition, avec une semaine non travaillée fin janvier pour une partie des salariés de production, la fin de l’équipe de nuit d’ici au 2 février a plongé dans la consternation les organisations syndicales. La CFDT s’étonne : « Comment les familles pourront s’organiser en trois semaines… » Quant à Bruno Lemerle, secrétaire CGT de Peugeot Sochaux, il crie au scandale et annonce une pétition contre cette mesure : « La direction n’a aucun respect pour les salariés de nuit en annonçant moins d’un mois à l’avance une modification d’organisation qui va peser lourdement sur leur vie de famille et leur rémunération. Cette casse de l’emploi et des rémunérations est d’autant plus scandaleuse que le groupe PSA se porte bien : 733 millions d’euros de bénéfice net au premier semestre 2008 (résultat du second non connu à ce jour) et 10 milliards au cours des dix dernières années », et de rajouter : « Ces réserves financières doivent être mises au service de l’emploi et des rémunérations. » Pour les salariés qui avaient fait le choix de travailler la nuit, les bouleversements vont être rudes : « J’avais organisé ma vie en fonction de mon travail. Je ne sais pas si je vais trouver une nourrice pour mon petit garçon avant de reprendre un poste de jour. Et j’espère que Peugeot tiendra son engagement de lisser ma perte de salaire sur trente-trois mois. Sinon, ça va être difficile financièrement », s’inquiète Michèle, deux années de travail de nuit. Pour le moment, en retenant le critère de dix-huit mois d’ancienneté sur ces postes, la direction a simplement annoncé que 90 % des salariés de nuit pourraient bénéficier de cette mesure. Peugeot Sochaux continue donc à tousser et la première région française de l’industrie automobile, qui vient de battre tous les records de chômage en décembre, démarre l’année dans l’angoisse de jours difficiles pour plus de 50 000 salariés.

Alain Cwiklinski


Document 4 : automobile la chute des effectifs s’accélère

 

 

 

 

 

 

Document 5 :

Les plus grands établissements de la zone en 2006

 

Raison sociale

Activité

Localisation

Tranche d'effectif salarié

Source : INSEE (fichier CLAP au 31-12-2006, hors agriculture, défense et intérim)

 

Peugeot Citroën Automobile SA

Construction de véhicules automobiles

Sochaux

10 000 à 14 999

Centre hospitalier Belfort-Montbéliard

Activités hospitalières

Montbéliard

2 000 à 2 999

Peugeot Motocycles

Fabrication de motocycles

Mandeure

750 à 999

Faurecia bloc avant

Fabrication d'équipements automobiles

Audincourt

750 à 999

Commune de Montbéliard

Administration publique générale

Montbéliard

500 à 749

Communauté d'agglomérations du Pays de Montbéliard

Administration publique générale

Montbéliard

500 à 749

Faurecia Systèmes d'échappement

Fabrication d'équipements automobiles

Valentigney

500 à 749

ADAPEI

Aide par le travail, ateliers protégés

Etupes

500 à 749

Société d'environnement et de services de l'Est

Services annexes à la production

Sochaux

250 à 499

Siedoubs

Fabrication de sièges

Montbéliard

250 à 499

 

 

Dossier n°2: organisation du travail et relations sociales

Document 1 :

« Opération patate au traditionnel marché du comité d’entreprise de PSA Sochaux »  (le point 10/12/2008)

Pour son traditionnel marché d'hiver, le comité d'entreprise de Peugeot-Citroën Sochaux a proposé toute la journée, mercredi, 7 tonnes de pommes de terres, vendues 1,50 euro les 2,5 kilos aux salariés du site, a-t-on appris auprès du CE.

La vente de pommes de terre et d'autres légumes de saison, qui viennent s'ajouter aux sapins, barquettes d'huître et marchandises diverses, "est une grande première depuis l'époque de l'après-guerre", note Eric Peultier, représentant syndical FO au CE de PSA Sochaux.

"Mais l'idée d'une +opération patate+ n'est pas née avec la crise", elle a germé en "octobre et septembre derniers chez les membres du CE, pour faire gagner du pouvoir d'achat aux salariés en travaillant avec un grossiste", souligne-t-il.

"Au vu du succès de la vente, c'est une opération qui devrait se renouveler", ajoute Eric Peultier, en constatant que près de la moitié des pommes de terre et des légumes était déjà écoulée en milieu de journée.

La vente s'adresse aux 12.000 salariés du site PSA de Sochaux, mais "la porte est entrouverte aux copains de la sous-traitance qui n'ont pas la chance d'avoir les mêmes accords que nous", précise Eric Peultier.

Les salariés de Peugeot Sochaux connaîtront quatre semaines d'arrêt d'ici la fin de l'année. Des jours non travaillés qu'ils devront récupérer, mais qui leurs assurent le maintien de leur salaire, primes de transport et de restauration exclus.

Document 2 :

«  Sochaux tourne sans regret la page Streiff à la tête du groupe PSA et attend avec espoir la stratégie du nouveau p.-dg. »

le pays 31/03/2009

« Les salariés ne regretteront pas Christian Streiff », assène la CGT. Un point de vue qui semble largement partagé à Sochaux. Pour la CFE-CGC, l’ancien p.-dg a été un frein au dialogue social dans l’entreprise. « Il aura contribué à creuser le fossé entre le sommet et la base. C’est le patron que les organisations syndicales auront le moins vu ».

La CGT est encore plus sévère : « Christian Streiff restera celui avait choqué le personnel de l’entreprise en s’adjugeant, lors de sa prise de fonction en 2007, une rémunération de 5800 euros par jour, samedis et dimanches compris. Et dans le même temps, au nom des économies à faire, il mettait en œuvre une politique de casse des emplois, de renvoi des salariés intérimaires, d’austérité salariale ».

Pour le syndicat, « Christian Streiff, c’était Monsieur Plus pour lui-même, Monsieur Moins pour les autres ».

Le renvoi de Christian Streiff n’est pas une surprise, estiment l’ensemble des organisations syndicales. L’annonce d’un plan de suppression de 6000 à 7000 postes en France après le coup de pouce gouvernemental n’aurait pas été appréciée par la famille Peugeot, habituée aux manœuvres plus feutrées.

 

Document 3 :

« La prime à la casse dope l’activité à Sochaux »

Pour faire face à une demande commerciale soutenue, le site de Sochaux travaillera quatre séances supplémentaires d’avril à juin.

Lors d’une réunion extraordinaire du comité d’entreprise, la direction de Sochaux a annoncé hier quatre samedis travaillés. Ce surcroît d’activité est lié au maintien voire à la reprise des ventes de voitures dans les pays où a été mise en place une prime à la casse (1000 € en France et 2500 € en Allemagne).

La mise en place d’une quatrième équipe qui fabriquera 42 voitures/heure à Sochaux à partir du 20 avril, ne suffit pas pour faire face à une production supérieure aux prévisions.

Se réjouir du retour de l’activité ou pleurer sur les samedis travaillés : certaines organisations syndicales sont partagées. FO souhaite que cette embellie soit durable tandis que la CFTC craint le retour du chômage partiel à la rentrée. Sia regrette que les salariés soient contraints une nouvelle fois d’échanger des jours de pluie contre des jours de soleil.

Même si la direction n’a pas touché au pont, ni aux jours fériés, après les trois samedis en avril, et l’annonce de ces quatre jours supplémentaires, le Sia déplore cette concentration de semaines de six jours de travail pour ceux qui fabriquent les voitures.

Tout en se réjouissant de ces commandes qui reprennent, la CFE-CGC y met un bémol : « Pour honorer des commandes supplémentaires, la solution des samedis travaillés atteindra vite ses limites ! Quelles seront les autres possibilités de produire plus. Un allongement de l’horaire journalier ».

La CFDT a donné un avis défavorable en insistant sur les horaires des maintenanciers qui commencent la semaine le dimanche à 23 h pour la terminer le vendredi à 5 h 21. « Leur ajouter une séance supplémentaire le vendredi de 21 h 14 à 5 h 21 revient à les faire travailler sept jours sur sept. Ce qui est inadmissible ».

Flexibilité

Pour la CGT, la direction fait le choix de faire travailler plus les salariés en place sans remettre en cause les organisations existantes. Elle rappelle que la suppression des équipes de nuit à Sochaux et Mulhouse et le renvoi des intérimaires a fait baisser les capacités de production. Elle demande que le volume de production à réaliser ne se traduise pas par des journées supplémentaires mais par une augmentation du nombre d’emplois sur le site. Une nouvelle fois, elle dénonce la « flexibilité à outrance ». « Par l’accord de flexibilité et de rattrapage du chômage partiel, la direction a obtenu le droit de faire récupérer le chômage partiel par des samedis de récupération ou de H + collectives, dont les heures de travail ne sont pas rémunérées. Elle en profite et les salariés sont donc en train de payer eux-mêmes et au prix fort le chômage partiel de ces derniers mois ».

Patricia Louis

 

Document 4 : « la production de l'usine a repris ....»mardi 17 mars 2009 13h36 Reuters

STRASBOURG, 17 mars (Reuters) - La production de l'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux (Doubs) a repris mardi après une interruption de près d'une semaine en raison d'une grève chez un sous-traitant menacé de fermeture, Key Plastics.

Près de 7.000 salariés étaient au chômage technique depuis mercredi dernier. L'usine PSA de Sochaux, qui emploie 12.500 personnes, aura perdu 3.400 véhicules du fait de ce conflit social, à un moment où le site connaît un regain d'activité dû au lancement de deux nouveaux modèles.

Les 111 salariés de l'usine Key Plastics de Voujeaucourt, qui fournit des éléments de planche de bord à celle de PSA, située à quelques kilomètres, ont repris le travail au terme de deux semaines de grève après avoir obtenu une garantie de reprise partielle du site, a-t-on appris auprès de la CFDT.

L'accord de fin de conflit prévoit le maintien de 37 emplois auxquels s'ajouteront 13 contrats de transition professionnelle avec promesse d'embauche au sein de la future entreprise ou dans le bassin d'emploi. Les 61 salariés voués à un licenciement bénéficieront d'une prime supra-légale de 15.000 euros plus 800 euros par année d'ancienneté.

Key Plastics, qui possède trois usines en France, a été placé en redressement judiciaire en novembre dernier tandis que sa maison mère américaine, qui est basée dans le Michigan, se plaçait sous la protection de la loi sur les faillites entre décembre et février afin de restructurer ses activités.

L'Etat, les collectivités locales et PSA se sont engagés, le 12 octobre, à chercher un repreneur pour le site de Voujeaucourt et à trouver une solution pour tous les salariés. Une liste de candidats à la reprise du site sera dévoilée lors d'un comité d'entreprise le 31 mars. (Gilbert Reilhac, édité par Gilles Trequesser)

Document 5 :

« Peugeot supprime l'équipe de nuit » l'humanité 8/01/2009

Peugeot Sochaux se sépare de 900 emplois précaires, intérimaires ou CDD. Après le chômage technique pour gérer les stocks, le constructeur réduit la production.

Franche-Comté, le 8 janvier 2008

Correspondance particulière.

Les salariés de Peugeot Sochaux n’auront guère eu le temps d’apprécier la reprise du travail. Les mauvaises nouvelles sont tombées mardi lors d’un comité d’entreprise. Peugeot Sochaux va réduire sa production d’automobiles en passant de 52 véhicules par heure à 42 et, pour 900 CDD et intérimaires, l’aventure de la marque au lion va s’achever avant la fin du mois. Claude, un intérimaire en équipe de nuit, condamne ce plan « On s’est accroché comme des malades à notre travail. Il y avait la promesse de Peugeot en début 2008 d’embaucher 500 personnes en CDI pour la production des nouveaux modèles. Aujourd’hui, on est remercié, envoyé au Pôle emploi ou dans les agences d’intérim du coin alors que tout le monde sait qu’il n’y a plus de travail dans la région. Peugeot a pris nos nuits, nos forces pour engranger des bénéfices et l’on va partir de cette boîte sans rien. » Ce mauvais coup, beaucoup l’attendaient. Mais son ampleur a surpris les salariés. Outre le fait que le chômage partiel refera son apparition, avec une semaine non travaillée fin janvier pour une partie des salariés de production, la fin de l’équipe de nuit d’ici au 2 février a plongé dans la consternation les organisations syndicales. La CFDT s’étonne : « Comment les familles pourront s’organiser en trois semaines… » Quant à Bruno Lemerle, secrétaire CGT de Peugeot Sochaux, il crie au scandale et annonce une pétition contre cette mesure : « La direction n’a aucun respect pour les salariés de nuit en annonçant moins d’un mois à l’avance une modification d’organisation qui va peser lourdement sur leur vie de famille et leur rémunération. Cette casse de l’emploi et des rémunérations est d’autant plus scandaleuse que le groupe PSA se porte bien : 733 millions d’euros de bénéfice net au premier semestre 2008 (résultat du second non connu à ce jour) et 10 milliards au cours des dix dernières années », et de rajouter : « Ces réserves financières doivent être mises au service de l’emploi et des rémunérations. » Pour les salariés qui avaient fait le choix de travailler la nuit, les bouleversements vont être rudes : « J’avais organisé ma vie en fonction de mon travail. Je ne sais pas si je vais trouver une nourrice pour mon petit garçon avant de reprendre un poste de jour. Et j’espère que Peugeot tiendra son engagement de lisser ma perte de salaire sur trente-trois mois. Sinon, ça va être difficile financièrement », s’inquiète Michèle, deux années de travail de nuit. Pour le moment, en retenant le critère de dix-huit mois d’ancienneté sur ces postes, la direction a simplement annoncé que 90 % des salariés de nuit pourraient bénéficier de cette mesure. Peugeot Sochaux continue donc à tousser et la première région française de l’industrie automobile, qui vient de battre tous les records de chômage en décembre, démarre l’année dans l’angoisse de jours difficiles pour plus de 50 000 salariés.

Alain Cwiklinski

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dossier n°3: production

Document 1 :

« La prime à la casse dope l’activité à Sochaux »

Pour faire face à une demande commerciale soutenue, le site de Sochaux travaillera quatre séances supplémentaires d’avril à juin.

Lors d’une réunion extraordinaire du comité d’entreprise, la direction de Sochaux a annoncé hier quatre samedis travaillés. Ce surcroît d’activité est lié au maintien voire à la reprise des ventes de voitures dans les pays où a été mise en place une prime à la casse (1000 € en France et 2500 € en Allemagne).
La mise en place d’une quatrième équipe qui fabriquera 42 voitures/heure à Sochaux à partir du 20 avril, ne suffit pas pour faire face à une production supérieure aux prévisions.

Se réjouir du retour de l’activité ou pleurer sur les samedis travaillés : certaines organisations syndicales sont partagées. FO souhaite que cette embellie soit durable tandis que la CFTC craint le retour du chômage partiel à la rentrée. Sia regrette que les salariés soient contraints une nouvelle fois d’échanger des jours de pluie contre des jours de soleil.

Même si la direction n’a pas touché au pont, ni aux jours fériés, après les trois samedis en avril, et l’annonce de ces quatre jours supplémentaires, le Sia déplore cette concentration de semaines de six jours de travail pour ceux qui fabriquent les voitures.

Tout en se réjouissant de ces commandes qui reprennent, la CFE-CGC y met un bémol : « Pour honorer des commandes supplémentaires, la solution des samedis travaillés atteindra vite ses limites ! Quelles seront les autres possibilités de produire plus. Un allongement de l’horaire journalier ».

La CFDT a donné un avis défavorable en insistant sur les horaires des maintenanciers qui commencent la semaine le dimanche à 23 h pour la terminer le vendredi à 5 h 21. « Leur ajouter une séance supplémentaire le vendredi de 21 h 14 à 5 h 21 revient à les faire travailler sept jours sur sept. Ce qui est inadmissible ».

Flexibilité

Pour la CGT, la direction fait le choix de faire travailler plus les salariés en place sans remettre en cause les organisations existantes. Elle rappelle que la suppression des équipes de nuit à Sochaux et Mulhouse et le renvoi des intérimaires a fait baisser les capacités de production. Elle demande que le volume de production à réaliser ne se traduise pas par des journées supplémentaires mais par une augmentation du nombre d’emplois sur le site. Une nouvelle fois, elle dénonce la « flexibilité à outrance ». « Par l’accord de flexibilité et de rattrapage du chômage partiel, la direction a obtenu le droit de faire récupérer le chômage partiel par des samedis de récupération ou de H + collectives, dont les heures de travail ne sont pas rémunérées. Elle en profite et les salariés sont donc en train de payer eux-mêmes et au prix fort le chômage partiel de ces derniers mois ».

Patricia Louis

 

 

 

 

Document 2 :

« Automobile 7.8 milliards pour redémarrer »

On attendait une enveloppe supplémentaire de 6,5 mil­liards d'euros pour faire redé­marrer l'automobile ; elle est fi­nalement de 7,8 milliards : 3 milliards pour PSA Peugeot Citroën, autant pour Renault, 500 millions pour Renault Trucks (camions) et le double­ment de l'aide déjà acquise aux établissements financiers des deux groupes (portée à 2 mil­liards d'euros) et aux sous-trai­tants (600 millions d'euros).

.Pour mériter ce pactole, PSA Peugeot Citroën et Renault ont dû se plier aux exigences du bailleur de fonds : pas de délocalisations « gratuite », de fermeture d'usines françaises pendant la durée du prêt (5 ans) et pas de licenciements... le plus longtemps possible. En contrepartie, le « pacte automobile » prévoit une augmentation de l'indemnisation du chômage partiel : l'heure chômée sera Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie, a précisé hier soir que l'accord prévoyait, aussi «la renonciation aux bonus » des dirigeants.

 

 

Document 3 :

«  L'automobile est le secteur dont la situation est la plus préoccupante. »

Par l'ampleur de la récession qu'il connaît, mais aussi parce qu'il pèse lourd dans l'économie française. Début janvier, les usines des constructeurs automobiles, des équipementiers et de leurs sous-traitants se sont remises à tourner après plusieurs semaines de chômage technique destinées à dégonfler les stocks qui s'accumulaient depuis l'été 2008. Comme à peu près tous leurs concurrents, les ventes des constructeurs français ont en effet plongé en 2008 dans l'ensemble de l'Europe : - 9 % pour PSA et - 7 % pour Renault, avec une fin d'année catastrophique (- 27 % pour Renault en décembre).

En plus de la déprime de son marché domestique, l'automobile française pâtit de l'effondrement de ses marchés européens les plus importants : Citroën prend ainsi de plein fouet le recul des immatriculations en Espagne (- 30 %) et au Royaume-Uni (- 17 % ), deux pays durement touchés par la crise financière. Renault ne peut même pas compter sur son partenaire japonais Nissan, qui a vu ses ventes reculer de

30 % aux Etats-Unis, où il est bien implanté, et devrait connaître sa première perte d'exploitation depuis dix ans. 2009 s'annonce encore pire, avec un recul de la production qui pourrait atteindre 21 % dans l'Hexagone, selon les analystes d'Euler Hermès Sfac.

Pour le moment, les constructeurs n'ont pas décidé d'autres fermetures temporaires d'usines ou de réductions massives d'emplois, sans doute dans l'attente d'un plan d'aide français et européen . Néanmoins, un guichet est ouvert chez Renault depuis juillet 2008, afin d'obtenir le « départ volontaire » de 4 000 salariés d'ici à avril. Et Peugeot a annoncé le renvoi de 800 intérimaires avec l'arrêt de l'équipe de nuit dans son usine de Sochaux.

alternatives économiques février 2009

 

 

 

 

Document 4 :

Activités spécifiques de la zone par rapport à la région en 2006

 

Clé de lecture: l'industrie automobile  a un poids 4,5 fois plus important dans la zone de Montbéliard par rapport à la région de Franche-Comté, 

 

Document 5 :

« la production de l’usine PSA a repris » 

mardi 17 mars 2009 13h36 Reuters

STRASBOURG, 17 mars (Reuters) - La production de l'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux (Doubs) a repris mardi après une interruption de près d'une semaine en raison d'une grève chez un sous-traitant menacé de fermeture, Key Plastics.

Près de 7.000 salariés étaient au chômage technique depuis mercredi dernier. L'usine PSA de Sochaux, qui emploie 12.500 personnes, aura perdu 3.400 véhicules du fait de ce conflit social, à un moment où le site connaît un regain d'activité dû au lancement de deux nouveaux modèles.

Les 111 salariés de l'usine Key Plastics de Voujeaucourt, qui fournit des éléments de planche de bord à celle de PSA, située à quelques kilomètres, ont repris le travail au terme de deux semaines de grève après avoir obtenu une garantie de reprise partielle du site, a-t-on appris auprès de la CFDT.

L'accord de fin de conflit prévoit le maintien de 37 emplois auxquels s'ajouteront 13 contrats de transition professionnelle avec promesse d'embauche au sein de la future entreprise ou dans le bassin d'emploi. Les 61 salariés voués à un licenciement bénéficieront d'une prime supra-légale de 15.000 euros plus 800 euros par année d'ancienneté.

Key Plastics, qui possède trois usines en France, a été placé en redressement judiciaire en novembre dernier tandis que sa maison mère américaine, qui est basée dans le Michigan, se plaçait sous la protection de la loi sur les faillites entre décembre et février afin de restructurer ses activités.

L'Etat, les collectivités locales et PSA se sont engagés, le 12 octobre, à chercher un repreneur pour le site de Voujeaucourt et à trouver une solution pour tous les salariés. Une liste de candidats à la reprise du site sera dévoilée lors d'un comité d'entreprise le 31 mars. (Gilbert Reilhac, édité par Gilles Trequesser)